{"id":2026,"date":"2021-09-21T12:56:40","date_gmt":"2021-09-21T11:56:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.revue-exposition.com\/?p=2026"},"modified":"2021-10-26T20:30:27","modified_gmt":"2021-10-26T19:30:27","slug":"labied-architectures-terre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles6-2\/labied-architectures-terre\/%20","title":{"rendered":"<em>Des architectures de terre<\/em>\u00a0: itin\u00e9rance et valeur d\u00e9monstrative d\u2019une exposition"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: justify;\">par Nadya Rouizem Labied<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8212; <em><strong>Nadya Rouizem Labied<\/strong> est une architecte franco-marocaine. Elle est titulaire d\u2019un doctorat de l\u2019Universit\u00e9 Paris 1 &#8211; Panth\u00e9on-Sorbonne, et sa th\u00e8se a \u00e9t\u00e9 laur\u00e9ate de la bourse de la Caisse des D\u00e9p\u00f4ts pour la recherche en architecture en 2019. Depuis 2020, elle est chercheure associ\u00e9e au laboratoire AHTTEP (Architecture Histoire Techniques Territoire, Patrimoine) \u00e0 l\u2019UMR AUSSER. Elle est actuellement enseignante \u00e0 l\u2019Ecole Nationale Sup\u00e9rieure d\u2019Architecture de Paris la Villette. Parmi ses publications figure \u00ab La modernisation de la terre crue au Maroc dans les ann\u00e9es 1960: architecture n\u00e9o-traditionnelle ou n\u00e9ocoloniale ? \u00bb dans la revue <\/em>Aedificare,<em> n\u00b0 6, en 2019<\/em>. &#8212;-<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis quelques ann\u00e9es,\u00a0les travaux de recherche sur l\u2019exposition de l\u2019architecture sont de plus en plus nombreux<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>. Mais tandis que ces ouvrages s\u2019int\u00e9ressent aux diff\u00e9rentes approches possibles pour exposer l\u2019architecture, cet article \u00e9tudiera la mani\u00e8re dont une exposition peut valoriser un mat\u00e9riau de construction dans deux contextes diff\u00e9rents.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1981, l\u2019exposition <em>Des architectures de terre<\/em> au Centre Pompidou marque un tournant dans l\u2019histoire de l\u2019architecture en terre en France. Dans le contexte de crise \u00e9nerg\u00e9tique due aux deux chocs p\u00e9troliers, Jean Dethier, architecte et m\u00e9diateur culturel belge, propose un mat\u00e9riau \u00e9cologique comme une solution alternative en architecture, ce qui suscite un grand int\u00e9r\u00eat en France, puisque cette exposition a initi\u00e9 un projet exp\u00e9rimental de 65 logements sociaux en terre \u00e0 L\u2019Isle-d\u2019Abeau en Is\u00e8re, inaugur\u00e9 en 1985.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, il faut pr\u00e9ciser que l\u2019architecture de terre au Maroc a constitu\u00e9 pour Jean Dethier une source d\u2019inspiration importante\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 40px;\">\u00ab C\u2019est l\u00e0 que j\u2019ai durablement pris conscience des atouts et enjeux de la construction en terre qui allait devenir, durant un demi-si\u00e8cle, l\u2019une de mes passions<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En effet, Dethier a travaill\u00e9 au minist\u00e8re de l\u2019Habitat \u00e0 Rabat entre 1965 et 1970, et cette exp\u00e9rience a influenc\u00e9 le reste de sa carri\u00e8re. En 1966 il pilote durant neuf mois la r\u00e9habilitation d\u2019un village construit en terre crue dans la vall\u00e9e du Draa<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>, le Ksar Tissergate ; il collabore \u00e9galement avec Jean Hensens<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>, architecte belge, et Alain Masson<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>, ing\u00e9nieur fran\u00e7ais, qui ont r\u00e9alis\u00e9 plus de 3000 logements sociaux en terre crue au Maroc entre 1962 et 1969.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019exp\u00e9rience marocaine de Jean Dethier appara\u00eet aussi dans certains choix li\u00e9s \u00e0 l\u2019exposition au Centre Pompidou en 1981 : en effet, sont expos\u00e9s des plans de projets r\u00e9actualisant l\u2019architecture en terre au Maroc, et plusieurs conf\u00e9renciers invit\u00e9s sont des ma\u00eetres d\u2019\u0153uvre ayant employ\u00e9 ce mat\u00e9riau sur le continent africain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toutefois, alors qu\u2019en France les vertus de la construction en terre crue sont vant\u00e9es au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, contribuant \u00e0 relancer une dynamique autour de ce mat\u00e9riau, au Maroc les projets en terre construits par l\u2019\u00c9tat ralentissent consid\u00e9rablement \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a>. En effet, la p\u00e9riode riche en exp\u00e9rimentations sur les mat\u00e9riaux de construction alternatifs amorc\u00e9e au d\u00e9but des ann\u00e9es 1960 ne parvient pas \u00e0 mettre en place une fili\u00e8re de construction en terre crue dans le pays. Il faut rappeler que l\u2019actualisation de l\u2019architecture de terre crue r\u00e9pond \u00e0 des enjeux \u00e9conomiques, culturels et environnementaux. En effet, ce mat\u00e9riau abondant et gratuit permet l\u2019emploi d\u2019une main d\u2019\u0153uvre non qualifi\u00e9e, enjeu consid\u00e9rable pour les pays en d\u00e9veloppement, tout en faisant r\u00e9f\u00e9rence aux patrimoines vernaculaires construits en terre crue dans ces pays.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 Paris, l\u2019exposition <em>Des architectures de terre<\/em> recueille un tr\u00e8s grand succ\u00e8s durant quatre mois, du 28 octobre 1981 au 1<sup>er<\/sup> f\u00e9vrier 1982, puis dans de nombreuses villes du monde gr\u00e2ce \u00e0 son itin\u00e9rance pendant plusieurs ann\u00e9es. Elle est ensuite pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Marrakech en mai 1983, o\u00f9 un projet de 60 logements sociaux en terre est lanc\u00e9 dans le cadre d\u2019un programme de coop\u00e9ration avec la France, \u00e0 partir de 1984. Cependant, ce projet n\u2019a pas abouti, seuls quatre prototypes ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Se pose d\u00e8s lors la question de la repr\u00e9sentation : comment les expositions ont-elles contribu\u00e9 \u00e0 v\u00e9hiculer une certaine image de ce mat\u00e9riau \u00ab pauvre \u00bb qu\u2019est la terre crue ? Quels impacts ont-elles eu sur la r\u00e9ussite ou l\u2019\u00e9chec des projets en terre qui ont \u00e9t\u00e9 initi\u00e9s \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>En France\u00a0: la valorisation du mat\u00e9riau<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le projet d\u2019exposition d\u00e9marre en 1979 lorsque Jean Dethier le propose au directeur du centre de Cr\u00e9ation Industrielle (CCI), Jacques Mullender, ancien administrateur colonial en Afrique de l\u2019Ouest<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><sup>[7]<\/sup><\/a>, qui l\u2019accueille favorablement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019exposition <em>Des architectures de terre ou l\u2019avenir d\u2019une tradition mill\u00e9naire<\/em>\u00a0s\u2019\u00e9tend sur 800 m<sup>2<\/sup>, et se divise en trois s\u00e9quences : la premi\u00e8re partie pr\u00e9sente les exemples d\u2019architecture vernaculaire dans le monde, avec seize maquettes repr\u00e9sentant en 3D un fragment d\u2019architecture de terre, de 2,40 \u00e0 4,60 m\u00e8tres de hauteur, \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de l\u2019exposition. La seconde partie pr\u00e9sente les exp\u00e9riences de modernisation du mat\u00e9riau depuis le XVIII<sup>e <\/sup>si\u00e8cle, et enfin la derni\u00e8re partie met en avant l\u2019avenir de l\u2019architecture de terre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parmi les projets modernisant l\u2019emploi de la terre crue figure celui de Jean Hensens pour la d\u00e9l\u00e9gation de l\u2019am\u00e9nagement du territoire \u00e0 Marrakech, projet dessin\u00e9 en 1968, mais qui n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9, ainsi que la maison de l\u2019artiste marocain Farid Belkahia<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><sup>[8]<\/sup><\/a> construite par l\u2019architecte Abderrahim Sijelmassi<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><sup>[9]<\/sup><\/a> \u00e0 Marrakech en 1986. Ces deux projets marocains illustrent l\u2019actualisation de la construction en terre crue, amorc\u00e9e au Maroc d\u00e8s les ann\u00e9es 1960.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, l\u2019exposition est accompagn\u00e9e de plusieurs conf\u00e9rences donn\u00e9es par les acteurs importants de l\u2019architecture en terre dans le monde \u00e0 cette \u00e9poque. En d\u00e9cembre 1981, Jean Dethier invite plusieurs architectes et ing\u00e9nieurs ayant exerc\u00e9 au Maroc, dont Jean Hensens et Alain Masson, \u00e0 pr\u00e9senter leur exp\u00e9rience sous forme de d\u00e9bat sur la mise \u00e0 jour des architectures de terre. Jean Dethier nous a confi\u00e9 que Hensens et Masson n\u2019avaient finalement pas donn\u00e9 ces conf\u00e9rences<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><sup>[10]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019exposition conna\u00eet un grand succ\u00e8s avec une itin\u00e9rance sur quinze ans, depuis 1981\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 40px;\">\u00ab Apr\u00e8s sa pr\u00e9sentation \u00e0 Paris (octobre 1981-f\u00e9vrier 1982), l\u2019exposition sera successivement pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 Francfort (Allemagne), Palerme et Rome (Italie), Alger (Alg\u00e9rie), en 1982, \u00e0 Marrakech (Maroc) et Valence (Espagne), en 1983, \u00e0 Rio de Janeiro, Sao Paulo et Recife (Br\u00e9sil), en 1984, \u00e0 Caracas (Venezuela et Mexico (Mexique), en 1985, \u00e0 Rotterdam (Pays Bas), en 1986, \u00e0 Riyadh et Dahran (Arabie Saoudite), en 1988, \u00e0 Ahmedabad, Bangalore et New Delhi (Inde), en 1989, \u00e0 Villefontaine (France), en 1991, \u00e0 Lisbonne (Portugal) en 1993, \u00e0 Copenhague et Fredericia (Danemark), en 1996 et enfin \u00e0 Arc et Senans (France), de mai 1998 \u00e0 f\u00e9vrier 1999<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><sup>[11]<\/sup><\/a>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, le catalogue de l\u2019exposition est traduit et \u00e9dit\u00e9 en une dizaine de langues<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><sup>[12]<\/sup><\/a>. Dans l\u2019introduction d\u2019un ouvrage sur les maisons de l\u2019Isle-d\u2019Abeau, Jean Dethier explique son souhait d\u2019agir hors du mus\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0Une institution culturelle vivante et dynamique devrait d\u00e9sormais agir aussi hors des murs de ses salles d\u2019exposition<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><sup>[13]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Un projet vitrine\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En effet, selon Jean Dethier, il \u00e9tait indispensable de \u00ab\u00a0compl\u00e9ter l\u2019exposition par une d\u00e9monstration en vraie grandeur pour que la terre n\u2019apparaisse pas comme une \u00e9lucubration d\u2019intellectuels<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\"><sup>[14]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le CCI cherche donc dans la r\u00e9gion Auvergne-Rh\u00f4ne-Alpes un partenaire pour un projet urbain de maisons en terre, \u00e9tant donn\u00e9 que la terre crue, en particulier la technique du pis\u00e9<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\"><sup>[15]<\/sup><\/a>, a \u00e9t\u00e9 fortement employ\u00e9e sur le territoire de la r\u00e9gion jusqu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es 1940<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\"><sup>[16]<\/sup><\/a>. En effet, on rel\u00e8ve dans cette r\u00e9gion jusqu\u2019\u00e0 80 % du b\u00e2ti ancien construit en terre crue, et jusqu\u2019\u00e0 40 % de l\u2019ensemble des logements<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\"><sup>[17]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Paul Paufique, directeur g\u00e9n\u00e9ral de la ville nouvelle de l\u2019Isle-d\u2019Abeau, est tr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9 et des partenaires r\u00e9gionaux et nationaux rejoignent ce partenariat : l\u2019office public d\u2019Am\u00e9nagement et de Construction (OPAC) de l\u2019Is\u00e8re, la direction de l\u2019Architecture et la direction de la Construction au minist\u00e8re de l\u2019Environnement et du Cadre de vie, ainsi que le Plan Construction. L\u2019expertise technique est apport\u00e9e par plusieurs organismes de la r\u00e9gion : le centre de Recherche et d\u2019Application de la Terre (CRAterre<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\"><sup>[18]<\/sup><\/a>), le centre scientifique et technique du B\u00e2timent (CSTB) de Grenoble, l\u2019\u00c9cole Nationale des Travaux Publics d\u2019\u00c9tat (ENTPE) de Lyon et la Soci\u00e9t\u00e9 de contr\u00f4le technique et d\u2019expertise de la construction (Socotec<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\"><sup>[19]<\/sup><\/a>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9alisation d\u2019un village en terre dans la ville nouvelle de l\u2019Isle-d\u2019Abeau est lanc\u00e9e au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1981, sur un site de 1,6 hectare pr\u00e8s de Villefontaine, en Is\u00e8re. Il est int\u00e9ressant de noter que le calendrier de l\u2019op\u00e9ration se d\u00e9roule en parall\u00e8le avec celui de l\u2019exposition : l\u2019appel \u00e0 candidatures est lanc\u00e9 au printemps 1981, les dix \u00e9quipes d\u2019architectes sont choisies le 10 juin, un concours restreint aux seules \u00e9quipes retenues est lanc\u00e9 en ao\u00fbt et le jugement sur avant-projet sommaire s\u2019effectue le 19 novembre de la m\u00eame ann\u00e9e. Ainsi, le projet se met en place pendant la dur\u00e9e de l\u2019exposition du Centre Pompidou qui \u00ab jouait son r\u00f4le compl\u00e9mentaire d\u2019information et d\u2019incitation<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\"><sup>[20]<\/sup><\/a> \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le projet est compos\u00e9 de 65 logements locatifs sociaux, essentiellement individuels, r\u00e9partis en douze petites op\u00e9rations de quatre \u00e0 dix logements (Fig. 1). Parmi les \u00e9quipes d\u2019architectes s\u00e9lectionn\u00e9es, certaines ont \u00e9t\u00e9 sensibilis\u00e9es \u00e0 l\u2019architecture en terre au Maghreb, c\u2019est le cas d\u2019Andr\u00e9 Rav\u00e9reau et Odile Hamburger. Andr\u00e9 Rav\u00e9reau (1919-2017), \u00e9l\u00e8ve d\u2019Auguste Perret, est connu pour son important travail en Alg\u00e9rie pour la valorisation du patrimoine du Sud, pour ses ouvrages sur le M\u2019zab<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\"><sup>[21]<\/sup><\/a>, et pour la r\u00e9alisation en terre crue de l\u2019h\u00f4pital Mopti au Mali en 1975 ; il r\u00e9alise \u00e0 l\u2019Isle-d\u2019Abeau six logements mitoyens en pis\u00e9 avec l\u2019architecte Michel Charmont. L\u2019architecte Odile Hamburger (1940-) a \u00e9galement d\u00e9couvert l\u2019architecture en terre au Maghreb, lorsqu\u2019elle accompagnait son mari Bernard Hamburger \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960 pour travailler sur des projets de r\u00e9habilitation de villages en terre dans le Sud du Maroc. Elle r\u00e9alise \u00e9galement six logements en pis\u00e9 \u00e0 l\u2019Isle-d\u2019Abeau, avec les architectes Jean-Michel Savignat et Mantu Munteanu.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1990\" aria-describedby=\"caption-attachment-1990\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1990 size-large\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-1.jpg?resize=840%2C792&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"792\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-1.jpg?resize=1024%2C966&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-1.jpg?resize=300%2C283&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-1.jpg?resize=768%2C725&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-1.jpg?resize=1536%2C1449&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-1.jpg?resize=2048%2C1933&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-1.jpg?resize=1200%2C1132&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-1.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1990\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 1 : Logements collectifs construits en pis\u00e9, architectes Jourda et Perraudin, Domaine de la Terre. Photo : Francesca Laura, 2020.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis les ann\u00e9es 1980, plusieurs publications sur ce projet ont eu lieu, le qualifiant d\u2019op\u00e9ration pilote, de vitrine destin\u00e9e \u00e0 redonner de la modernit\u00e9 \u00e0 la terre, et de \u00ab village exposition<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\"><sup>[22]<\/sup><\/a> \u00bb. Ces qualificatifs laissent presque entendre que c\u2019est le domaine de la Terre qui sert d\u2019espace d\u2019exposition \u00e0 la terre crue. Mais l\u2019un des objectifs principaux de l\u2019emploi de ce mat\u00e9riau semble \u00eatre la valorisation de l\u2019expertise fran\u00e7aise sur le plan international, car cette op\u00e9ration \u00ab\u00a0doit constituer une \u201cvitrine\u201d pour l\u2019exportation des techniques et des savoir-faire<a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\"><sup>[23]<\/sup><\/a> \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019\u00e9chec du projet au Maroc<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean Dethier, qui a d\u00e9j\u00e0 des liens avec le Maroc, souhaite les mettre \u00e0 profit, en proposant une collaboration entre le Cendre Pompidou et l\u2019\u00e9tablissement r\u00e9gional d\u2019Am\u00e9nagement et de Construction (ERAC) du Tensift<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\"><sup>[24]<\/sup><\/a> dans la r\u00e9gion de Marrakech. Comme son exposition a r\u00e9ussi \u00e0 initier la construction de logements sociaux en terre en France, il souhaite agir de m\u00eame dans le pays o\u00f9 il a puis\u00e9 son inspiration. Il rencontre donc \u00e0 Marrakech, en 1982, le directeur de l\u2019ERAC Tensift, Nafakh Lazrak, qui lui confirme dans un courrier du 12 f\u00e9vrier 1982 sa volont\u00e9 de \u00ab\u00a0promouvoir le secteur de la construction traditionnelle<a href=\"#_ftn25\" name=\"_ftnref25\"><sup>[25]<\/sup><\/a> \u00bb. \u00c0 cet effet, une \u00ab cellule terre \u00bb est cr\u00e9\u00e9e dans l\u2019\u00e9tablissement pour \u00e9tudier les possibilit\u00e9s d\u2019utiliser ce mat\u00e9riau dans la construction de logements \u00e9conomiques au Maroc, et Lazrak demande \u00e0 Dethier de lui adresser tous les \u00e9l\u00e9ments de documentation n\u00e9cessaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, en travaillant au Maroc entre 1968 et 1973, Dethier a rassembl\u00e9 une grande bibliographie sur ce mat\u00e9riau, dont il a d\u00fb s\u2019inspirer pour son exposition au CCI. Par cons\u00e9quent, une tr\u00e8s importante documentation sur la terre crue existe d\u00e9j\u00e0 \u00e0 Rabat, \u00e0 seulement 300 kilom\u00e8tres de Marrakech. En outre, c\u2019est au Maroc qu\u2019ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s des milliers de logements \u00e9conomiques en terre entre 1962 et 1969. Il aurait donc \u00e9t\u00e9 logique pour l\u2019ERAC de s\u2019appuyer sur les r\u00e9sultats de ces exp\u00e9rimentations avant de rechercher une expertise \u00e9trang\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais apr\u00e8s avoir visit\u00e9 le domaine de la Terre, l\u2019ERAC se tourne vers la France, et une op\u00e9ration de construction de 60 logements en terre \u00e0 Marrakech est mise en place dans le cadre du programme de Recherche et d\u2019Exp\u00e9rimentation en Coop\u00e9ration (REXCOOP<a href=\"#_ftn26\" name=\"_ftnref26\"><sup>[26]<\/sup><\/a>), avec la collaboration du CRAterre. En d\u00e9cembre 1982, une convention est sign\u00e9e entre le ma\u00eetre d\u2019ouvrage du projet, l\u2019ERAC Tensift, et le programme REXCOOP.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Appel\u00e9e d\u2019abord <em>Marrakech 83<\/em>, puis <em>84<\/em> et enfin <em>87<\/em>, cette op\u00e9ration qui devait comprendre 60 logements r\u00e9partis sur trois sites de la ville, a pris quatre ans pour se mettre en place aboutissant finalement \u00e0 la construction de quatre prototypes seulement. Deux logements de 110 m<sup>2 <\/sup>sur deux niveaux sont r\u00e9alis\u00e9s en pis\u00e9 \u00e0 Ait Ourir, un village \u00e0 30 kilom\u00e8tres de Marrakech, par les architectes Malak Laraki et Abdelkader Chekkouri\u00a0; et deux logements de 150 m<sup>2 <\/sup>sur deux niveaux, sont construits par l\u2019architecte Abderrahmane Chorfi en blocs de terre comprim\u00e9e, dans le quartier Hay el Massira \u00e0 Marrakech (Fig. 2 et 3).<\/p>\n<figure id=\"attachment_1991\" aria-describedby=\"caption-attachment-1991\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-1991\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-2.jpg?resize=840%2C630&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"630\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-2-scaled.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-2-scaled.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-2-scaled.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-2-scaled.jpg?resize=1536%2C1152&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-2-scaled.jpg?resize=2048%2C1536&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-2-scaled.jpg?resize=1200%2C900&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-2-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-2-scaled.jpg?w=2520&amp;ssl=1 2520w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1991\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 2 : Prototype de Marrakech 87, Hay el Massira (vu depuis la rue). Photo Nadya Rouizem, 2020.<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_1992\" aria-describedby=\"caption-attachment-1992\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-1992\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-3.jpg?resize=840%2C710&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"710\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-3-scaled.jpg?resize=1024%2C865&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-3-scaled.jpg?resize=300%2C253&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-3-scaled.jpg?resize=768%2C649&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-3-scaled.jpg?resize=1536%2C1298&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-3-scaled.jpg?resize=2048%2C1730&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-3-scaled.jpg?resize=1200%2C1014&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-3-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/Figure-3-scaled.jpg?w=2520&amp;ssl=1 2520w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1992\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 3 : Prototype de Marrakech 87, Hay el Massira (vu depuis la cour). Photo Nadya Rouizem, 2020.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1987, le CRAterre publie <em>Marrakech 87, habitat en terre<\/em><a href=\"#_ftn27\" name=\"_ftnref27\"><sup><strong>[27]<\/strong><\/sup><\/a><em>, <\/em>un ouvrage de bilan de cette op\u00e9ration. Ce livre, plut\u00f4t technique, donne des prescriptions, des recommandations et des d\u00e9tails de mise en \u0153uvre de la terre, mais il explique \u00e9galement le d\u00e9roulement des op\u00e9rations, avec des conclusions et des enseignements \u00e0 tirer de ce projet. Selon le CRAterre, les apports de l\u2019op\u00e9ration sont, d\u2019une part, la mise en place d\u2019un suivi technico-administratif et d\u2019une proc\u00e9dure de contr\u00f4le adapt\u00e9e, et d\u2019autre part la \u00ab r\u00e9elle innovation<a href=\"#_ftn28\" name=\"_ftnref28\"><sup>[28]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb technique et architecturale gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019investissement dans le mat\u00e9riel, et l\u2019exp\u00e9rimentation de dispositions de construction et d\u2019ex\u00e9cution.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l\u2019op\u00e9ration a eu des effets positifs, notamment en cr\u00e9ant une dynamique autour de la construction en terre au Maroc par l\u2019initiation de quelques projets dans des r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es, elle est n\u00e9anmoins rest\u00e9e au stade des prototypes. Les raisons de cet \u00e9chec nous semblent \u00eatre li\u00e9es \u00e0 l\u2019importation d\u2019une expertise \u00e9trang\u00e8re, en ignorant totalement les comp\u00e9tences locales. \u00c9lie Mouyal, architecte marocain ayant particip\u00e9 \u00e0 <em>Marrakech 87<\/em> en tant qu\u2019entrepreneur, propose une synth\u00e8se tr\u00e8s pertinente des motifs de cet insucc\u00e8s : \u00ab il faut dire que le programme REXCOOP avait r\u00e9ussi le prodige d\u2019ignorer l\u2019acquis marocain au profit d\u2019une hypoth\u00e9tique nouvelle fili\u00e8re import\u00e9e<a href=\"#_ftn29\" name=\"_ftnref29\"><sup>[29]<\/sup><\/a> \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019exposition \u00e0 Marrakech\u00a0: importance des mod\u00e8les occidentaux<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors que les \u00e9tudes de ce projet viennent de d\u00e9marrer, l\u2019exposition <em>Des architectures de terre\u00a0<\/em>est accueillie \u00e0 Marrakech dans le cadre de son itin\u00e9rance, pour une dur\u00e9e d\u2019un mois, \u00e0 partir du 13 mai 1983. Le 10 mai, trois jours auparavant, Jean Dethier anime une conf\u00e9rence de presse \u00e0 l\u2019ambassade de France \u00e0 Rabat pour expliquer les enjeux et objectifs de l\u2019exposition. La presse marocaine publie \u00e9galement \u00e0 cette occasion des articles \u00e9logieux, valorisant le mat\u00e9riau et sa pertinence dans un pays comme le Maroc, o\u00f9 la tradition constructive en terre est tr\u00e8s pr\u00e9sente.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques nuances entre la presse arabophone et celle francophone restent toutefois \u00e0 signaler. Nous citerons, par exemple, un article publi\u00e9 dans le quotidien <em>El Alam<\/em> le 12 mai 1983, la veille de l\u2019exposition, qui s\u2019intitule\u00a0:\u00a0<em>Hal youssahimattin fi halazmatassakan\u00a0<\/em>? c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00ab La terre participe-t-elle \u00e0 r\u00e9soudre la crise du logement<a href=\"#_ftn30\" name=\"_ftnref30\"><sup>[30]<\/sup><\/a> ? \u00bb. Alors que l\u2019exposition comporte une grande partie consacr\u00e9e aux pays d\u2019Afrique et d\u2019Asie, l\u2019auteur ne cite que les exemples fran\u00e7ais et am\u00e9ricains :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 40px;\">\u00ab Il existe en France une proportion de 25 % de construction en terre, il y a m\u00eame des r\u00e9gions comme celle de Lyon par exemple avec 80 % de construction en terre, en plus de l\u2019existence d\u2019immeubles de plusieurs \u00e9tages en terre. Il y a \u00e9galement un esprit de renouveau et de modernit\u00e9 qui s\u2019ajoute aux produits en terre. Il se passe la m\u00eame chose aux \u00c9tats-Unis, o\u00f9 il existe une ancienne tradition de construction en terre, chez les indiens et les espagnols, surtout l\u2019architecture traditionnelle espagnole, qui a transport\u00e9 en Am\u00e9rique l\u2019h\u00e9ritage de l\u2019architecture arabe. Cette tradition est r\u00e9apparue depuis quelques ann\u00e9es, et plusieurs architectes en ont fait leur sp\u00e9cialit\u00e9, sp\u00e9cialement dans le Sud-ouest des \u00c9tats-Unis<a href=\"#_ftn31\" name=\"_ftnref31\"><sup>[31]<\/sup><\/a>, montrant des r\u00e9sultats dans les b\u00e2timents sociaux<a href=\"#_ftn32\" name=\"_ftnref32\"><sup>[32]<\/sup><\/a>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La presse marocaine d\u00e9couvre donc que les pays occidentaux, repr\u00e9sentant la modernit\u00e9, ont \u00e9galement une tradition constructive en terre, et en informe le public pour illustrer la possibilit\u00e9 d\u2019actualisation de la mise en \u0153uvre du mat\u00e9riau, d\u00e9montrant ainsi qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019une architecture r\u00e9serv\u00e9e aux pays en voie de d\u00e9veloppement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le titre choisi dans ce journal arabophone est \u00e9galement \u00e9vocateur, car il s\u2019agit de r\u00e9soudre la crise du logement, alors que dans le quotidien marocain francophone <em>L\u2019opinion<\/em>, le titre \u00ab\u00a0La renaissance de l\u2019architecture de terre<a href=\"#_ftn33\" name=\"_ftnref33\"><sup>[33]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb, fait r\u00e9f\u00e9rence au pass\u00e9 de ce mat\u00e9riau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans <em>L\u2019opinion<\/em>, l\u2019article consacr\u00e9 \u00e0 l\u2019exposition est tout aussi \u00e9logieux pour le mat\u00e9riau, tout en ajoutant cette fois-ci des exemples africains et latino-am\u00e9ricains. En effet, l\u2019auteure mentionne l\u2019Alg\u00e9rie, la Tunisie, et le P\u00e9rou, qui introduisent la terre crue dans leurs programmes de construction d\u2019habitat social. Le projet r\u00e9alis\u00e9 en terre \u00e0 Marrakech dans le quartier Daoudiate est cit\u00e9, avec quelques erreurs dans les chiffres : par exemple, il est indiqu\u00e9 que 3200 logements ont \u00e9t\u00e9 construits alors qu\u2019il s\u2019agit en r\u00e9alit\u00e9 de 2750. L\u2019auteure Farida Moha, annonce m\u00eame la construction d\u2019une \u00e9cole d\u2019architecture en terre crue \u00e0 Mekn\u00e8s, \u00ab preuve de la volont\u00e9 des autorit\u00e9s marocaines de renouer avec un patrimoine traditionnel<a href=\"#_ftn34\" name=\"_ftnref34\"><sup>[34]<\/sup><\/a> \u00bb. Toutefois, malgr\u00e9 cette volont\u00e9, un tel projet n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9. Nous notons \u00e9galement que l\u2019article ne mentionne pas le projet pr\u00e9vu entre l\u2019ERAC et le CRAterre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, le discours transmis et per\u00e7u au travers de cette exposition sur la terre crue venant de Paris est certainement influenc\u00e9 par la diff\u00e9rence des conditions mat\u00e9rielles\u00a0: le lieu, le format et la sc\u00e9nographie ne sont pas identiques \u00e0 l\u2019exposition d\u2019origine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme l\u2019explique l\u2019architecte et chercheur Pascal Amphoux, \u00ab\u00a0exposer, c&rsquo;est litt\u00e9ralement \u201cposer hors de\u201d. Exposer l&rsquo;architecture, c&rsquo;est poser l&rsquo;architecture hors de son contexte d&rsquo;origine<a href=\"#_ftn35\" name=\"_ftnref35\"><sup>[35]<\/sup><\/a> \u00bb. Non seulement les \u00e9difices b\u00e2tis en terre expos\u00e9s sous forme de maquette au Centre Pompidou ont \u00e9t\u00e9 montr\u00e9s hors de leur environnement, mais c\u2019est \u00e9galement toute l\u2019exposition qui est de nouveau sortie de son contexte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En effet, lors de son itin\u00e9rance, l\u2019exposition a une forme r\u00e9duite consistant en un portfolio de 80 planches<a href=\"#_ftn36\" name=\"_ftnref36\"><sup>[36]<\/sup><\/a>. Il est \u00e9galement int\u00e9ressant de noter qu\u2019en France la construction du Centre Pompidou, o\u00f9 a lieu l\u2019exposition, n\u2019est achev\u00e9e que depuis quatre ans en 1981, et avec son architecture futuriste il contraste avec le mat\u00e9riau expos\u00e9 sous forme de maquettes g\u00e9antes, qui peuvent sembler exotiques dans le contexte parisien. Ce m\u00eame mat\u00e9riau n\u2019est pas du tout per\u00e7u de la m\u00eame mani\u00e8re \u00e0 Marrakech, o\u00f9 il est pr\u00e9sent dans les murailles en pis\u00e9 de la m\u00e9dina, dans les <em>douars<\/em><a href=\"#_ftn37\" name=\"_ftnref37\"><sup>[37]<\/sup><\/a> clandestins \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de la ville, ainsi que dans la majorit\u00e9 de l\u2019habitat rural de la r\u00e9gion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut \u00e9galement rappeler que le discours de Jean Dethier autour de l\u2019exposition est militant et engag\u00e9. En effet, dans le catalogue de l\u2019exposition, il explique comment l\u2019usage de la terre crue peut permettre l\u2019autonomie culturelle et \u00e9conomique des pays en d\u00e9veloppement<a href=\"#_ftn38\" name=\"_ftnref38\"><sup>[38]<\/sup><\/a>. Ce ne sont pas du tout les arguments avanc\u00e9s par le Maroc dans sa volont\u00e9 de r\u00e9actualisation de ce mat\u00e9riau. Ainsi, dans l\u2019ouvrage <em>Marrakech 87<\/em>, l\u2019\u00e9quipe du CRAterre explique que pour \u00ab\u00a0vaincre les obstacles d\u2019ordre psychologique et social \u00bb, le ma\u00eetre d\u2019ouvrage souhaite r\u00e9aliser \u00ab une op\u00e9ration de standing et de d\u00e9monstration exemplaire \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le projet du domaine de la terre a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 pour \u00ab\u00a0renforcer par une d\u00e9monstration pratique<a href=\"#_ftn39\" name=\"_ftnref39\"><sup>[39]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb les th\u00e8ses de l\u2019exposition <em>Des architectures de terre, <\/em>mais \u00e9galement pour servir de \u00ab\u00a0vitrine \u00bb \u00e0 l\u2019exportation de l\u2019expertise fran\u00e7aise dans ce domaine. L\u2019\u00e9v\u00e9nement \u00e0 Paris et l\u2019op\u00e9ration en Is\u00e8re ont eu lieu simultan\u00e9ment, et se sont valoris\u00e9s mutuellement, attirant des visiteurs du monde entier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais lorsque le Maroc tente une exp\u00e9rience \u00e9quivalente, le projet architectural peine \u00e0 se mettre en place et ne d\u00e9passe pas le stade des prototypes, malgr\u00e9 l\u2019itin\u00e9rance de l\u2019exposition du Centre Pompidou \u00e0 Marrakech \u00e0 la m\u00eame p\u00e9riode. Par ailleurs, l\u2019expertise marocaine dans le domaine semble peu mise en valeur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019impact d\u2019une m\u00eame exposition sur les deux contextes est bien entendu diff\u00e9rent. Jean Dethier lui-m\u00eame avait consid\u00e9r\u00e9 que ce m\u00e9dia est plut\u00f4t occidental, lorsque le ministre de l\u2019int\u00e9rieur marocain lui avait demand\u00e9 en 1969 de r\u00e9aliser une exposition itin\u00e9rante des strat\u00e9gies d\u2019action du minist\u00e8re de l\u2019Habitat ; il s\u2019\u00e9tait donc \u00ab inspir\u00e9 des conteurs populaires qui transmettent la parole publique sur la place Jamaa el Fna de Marrakech \u00bb, et avait recrut\u00e9 des conteurs pour \u00ab exposer \u00bb oralement son travail<a href=\"#_ftn40\" name=\"_ftnref40\"><sup>[40]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, nous avons constat\u00e9 l\u2019importance consid\u00e9rable que rev\u00eat le mod\u00e8le occidental aux yeux de la presse et des autorit\u00e9s marocaines. Alors que la tradition constructive en terre crue est s\u00e9culaire dans ce pays, inspirant architectes et artistes du monde entier, pour construire avec ce mat\u00e9riau ce sont des Europ\u00e9ens qui sont sollicit\u00e9s, sans tirer les enseignements des exp\u00e9rimentations marocaines pass\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La terre crue expos\u00e9e au Centre Pompidou est principalement celle des constructions vernaculaires des pays du Sud, sa modernisation \u00e0 travers un projet en France sert de vitrine \u00e0 une certaine expertise fran\u00e7aise dans le domaine mais \u00e9galement de \u00ab preuve \u00bb que l\u2019on peut construire de fa\u00e7on moderne en terre. Ce m\u00eame mat\u00e9riau expos\u00e9 au Maroc par des Europ\u00e9ens n\u2019a pas la m\u00eame signification : largement pr\u00e9sent dans la tradition locale, les \u00ab preuves \u00bb de sa pr\u00e9sence physique dans la r\u00e9gion ne manquent pas dans l\u2019architecture vernaculaire, il est par cons\u00e9quent beaucoup plus difficile, dans ce contexte, de le hisser d\u2019un statut de mat\u00e9riau pauvre \u00e0 celui d\u2019un mat\u00e9riau de construction moderne.<\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<strong>Notes<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> Dor\u00e9 S., Herbin F., <em>L\u2019objet de l\u2019exposition, l\u2019architecture expos\u00e9e,<\/em> Bourges, ENSA, 2015.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> Chabard P., \u00ab\u00a0Conversation avec Jean Dethier\u00a0\u00bb, <em>Criticat<\/em>, n\u00b0\u00a013, 2014, p.\u00a016-31.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> Fleuve du Sud du Maroc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> Jean Hensens (1929-2006) a exerc\u00e9 presque 30 ans au minist\u00e8re de l\u2019Habitat au Maroc, \u00e0 partir de 1962.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\"><sup>[5]<\/sup><\/a> Alain Masson (1927-2013) a travaill\u00e9 au minist\u00e8re des Travaux publics puis au minist\u00e8re de l\u2019Habitat, au Maroc, entre 1961 et 1973.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\"><sup>[6]<\/sup><\/a> Rouizem N., \u00ab\u00a0La modernisation de la terre crue au Maroc dans les ann\u00e9es 1960. Architecture n\u00e9o-traditionnelle ou n\u00e9ocoloniale ?\u00a0\u00bb, <em>Aedificare, <\/em>n\u00b0 6, 2019, p. 249-265.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\"><sup>[7]<\/sup><\/a> Chabard P., \u00ab\u00a0Conversation avec Jean Dethier\u00a0\u00bb, <em>Criticat,<\/em> n\u00b0 13, 2014, p.\u00a016-31.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\"><sup>[8]<\/sup><\/a> Peintre marocain (1934-2014), consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des artistes contemporains les plus importants au Maroc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\"><sup>[9]<\/sup><\/a> Architecte marocain (1946-2013) dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019\u00e9cole des Beaux-Arts \u00e0 Paris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\"><sup>[10]<\/sup><\/a> Rouizem N., entretien avec Jean Dethier, le 21 novembre 2019.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\"><sup>[11]<\/sup><\/a> Guillaud H., \u00ab Architecture de terre : l\u2019h\u00e9ritage en \u201cre-cr\u00e9ation\u201d durable \u00bb, Youn\u00e8s C., Paquot T. (dir.), <em>Philosophie, ville et architecture. La renaissance des quatre \u00e9l\u00e9ments<\/em>, actes <em>Les 4 \u00e9l\u00e9ments, ville et architecture<\/em>, actes du colloque <em>Les 4 \u00e9l\u00e9ments, ville et architecture <\/em>(Clermont-Ferrand, \u00c9cole d\u2019Architecture, 23-24 avril 2001), Paris, La D\u00e9couverte, 2002, p. 121-139.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\"><sup>[12]<\/sup><\/a> <em>Des architectures de terre ou l\u2019avenir d\u2019une tradition mill\u00e9naire<\/em>, cat. exp., Paris, Centre Pompidou, Centre de Cr\u00e9ation industrielle, 1981.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\"><sup>[13]<\/sup><\/a> Lozach\u2019meur A., Tirard J.-C., Grezes D., <em>Maisons de terre, L\u2019Isle d\u2019Abeau \u2013 ville nouvelle, pr\u00e9sentation des projets<\/em>, Grenoble, EPIDA \/ SGVN \u00c9d., 1984, p. 1.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\"><sup>[14]<\/sup><\/a> Lef\u00e8vre P., \u00ab\u00a0Retour d\u2019exp\u00e9rience, le domaine de la Terre \u00bb, <em>Ekologic<\/em>, n\u00b0\u00a012, 2009, p. 70-74.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\"><sup>[15]<\/sup><\/a> Le pis\u00e9 est une technique consistant \u00e0 r\u00e9aliser des murs porteurs par la mise en \u0153uvre de couches de terre crue successivement compact\u00e9es (ou pis\u00e9es) dans des coffrages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\"><sup>[16]<\/sup><\/a><em> Recensement des b\u00e2timents caract\u00e9ristiques de l\u2019architecture de terre en Rh\u00f4ne Alpes<\/em>,\u00a0Bourg-en-Bresse, \u00c9d. CAUE de l\u2019Ain, 1983.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\"><sup>[17]<\/sup><\/a><em> Ibid<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\"><sup>[18]<\/sup><\/a> Le CRAterre est d\u2019abord une association cr\u00e9\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cole d\u2019Architecture de Grenoble en 1979 ; aujourd\u2019hui il s\u2019agit d\u2019un centre de recherche international sur la terre crue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\"><sup>[19]<\/sup><\/a> Issu du premier organisme de contr\u00f4le de la construction en France le bureau S\u00e9curitas, Socotec est fond\u00e9 en 1953.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\"><sup>[20]<\/sup><\/a> Lozach\u2019meur A., Tirard J.-C., Grezes D., <em>Maisons de terre, L\u2019Isle d\u2019Abeau \u2013 ville nouvelle, pr\u00e9sentation des projets<\/em>, Grenoble, EPIDA \/ SGVN \u00c9d., 1984.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\"><sup>[21]<\/sup><\/a> Rav\u00e9reau A., <em>Le M\u2019Zab, une le\u00e7on d\u2019architecture, <\/em>Arles, Actes Sud, 1981.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\"><sup>[22]<\/sup><\/a> CAUE de l&rsquo;Is\u00e8re, \u00ab Au c\u0153ur du village terre \u00bb, fiche de pr\u00e9sentation du Domaine de la terre \u00e0 Villefontaine, <a href=\"https:\/\/www.caue-isere.org\/wp-content\/medias\/2014\/04\/U_Ubanisme_operationnel-Extension-Villefontaine-Le_Domaine_de_la_Terre-Archimedes.pdf\">https:\/\/www.caue-isere.org\/wp-content\/medias\/2014\/04\/U_Ubanisme_operationnel-Extension-Villefontaine-Le_Domaine_de_la_Terre-Archimedes.pdf<\/a> (consult\u00e9 en janvier 2021).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\"><sup>[23]<\/sup><\/a> <em>Ibid<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\"><sup>[24]<\/sup><\/a> Les ERAC sont des organismes cr\u00e9\u00e9s au Maroc en 1971 pour mettre en application la politique de l\u2019\u00c9tat en mati\u00e8re de construction de logements \u00e9conomiques. \u00c0 partir de 2006, ces \u00e9tablissements portent une nouvelle appellation, \u00ab Soci\u00e9t\u00e9s Al-Omrane \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref25\" name=\"_ftn25\"><sup>[25]<\/sup><\/a> Archives du Centre Pompidou, fonds Jean Dethier, 1997W001\/425.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref26\" name=\"_ftn26\"><sup>[26]<\/sup><\/a> Programme cr\u00e9\u00e9 en 1981 pour promouvoir l\u2019habitat \u00e9conomique dans les pays en voie de d\u00e9veloppement avec une d\u00e9marche de recherche-exp\u00e9rimentation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref27\" name=\"_ftn27\"><sup>[27]<\/sup><\/a><em> Marrakech 87, habitat en terre<\/em>, Grenoble, \u00c9d. CRAterre, 1987.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref28\" name=\"_ftn28\"><sup>[28]<\/sup><\/a> <em>Ibid<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref29\" name=\"_ftn29\"><sup>[29]<\/sup><\/a> Zerhouni S., Guillaud H., Mouyal \u00c9., <em>L\u2019architecture de terre au Maroc<\/em>. Paris, ACR, 2001.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref30\" name=\"_ftn30\"><sup>[30]<\/sup><\/a> M.M.B., \u00ab\u00a0\u0647\u0644 \u064a\u0633\u0627\u0647\u0645 \u0627\u0644\u0637\u064a\u0646 \u0641\u064a \u062d\u0644 \u0627\u0632\u0645\u0629 \u0627\u0644\u0633\u0643\u0646\u061f\u00bb, <em>El Alam<\/em>, 12 mai 1983, Rabat. Traduction\u00a0: Nadya Rouizem.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref31\" name=\"_ftn31\"><sup>[31]<\/sup><\/a> L\u2019article fait probablement r\u00e9f\u00e9rence au programme de 100 logements r\u00e9alis\u00e9s en adobe \u00e0 Albuquerque au Nouveau Mexique, par l\u2019architecte Antoine Predock. L\u2019adobe d\u00e9signe une brique en terre crue m\u00e9lang\u00e9e parfois \u00e0 de la paille ou de la chaux, et s\u00e9ch\u00e9e au soleil.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref32\" name=\"_ftn32\"><sup>[32]<\/sup><\/a> M.M.B., \u00ab\u00a0\u0647\u0644 \u064a\u0633\u0627\u0647\u0645 \u0627\u0644\u0637\u064a\u0646 \u0641\u064a \u062d\u0644 \u0627\u0632\u0645\u0629 \u0627\u0644\u0633\u0643\u0646\u061f\u00bb, <em>El Alam<\/em>, 12 mai 1983, Rabat. Traduction\u00a0: Nadya Rouizem.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref33\" name=\"_ftn33\"><sup>[33]<\/sup><\/a> Moha F., \u00ab\u00a0La renaissance de l\u2019architecture de terre\u00a0\u00bb, <em>L\u2019opinion<\/em>, 22 juillet 1983, Casablanca.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref34\" name=\"_ftn34\"><sup>[34]<\/sup><\/a> <em>Ibid<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref35\" name=\"_ftn35\"><sup>[35]<\/sup><\/a> Amphoux P., \u00ab\u00a0Exposer l\u2019architecture : propos autour d\u2019un pl\u00e9onasme fondateur\u00a0\u00bb, <em>Faces. Journal d\u2019architecture,<\/em> n\u00b0 53, 2003-2004, p. 18-22.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref36\" name=\"_ftn36\"><sup>[36]<\/sup><\/a> Guillaud H., \u00ab Architecture de terre : l\u2019h\u00e9ritage en \u201cre-cr\u00e9ation\u201d durable \u00bb, Youn\u00e8s C., Paquot T. (dir.), <em>Philosophie, ville et architecture. La renaissance des quatre \u00e9l\u00e9ments<\/em>, actes <em>Les 4 \u00e9l\u00e9ments, ville et architecture<\/em>, actes du colloque <em>Les 4 \u00e9l\u00e9ments, ville et architecture <\/em>(Clermont-Ferrand, \u00c9cole d\u2019Architecture, 23-24 avril 2001), Paris, La D\u00e9couverte, 2002, p. 125.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref37\" name=\"_ftn37\"><sup>[37]<\/sup><\/a><em> Douar\u00a0<\/em>: nom donn\u00e9 \u00e0 un groupement d\u2019habitations au Maghreb, \u00e0 Marrakech les <em>douars<\/em> sont construits en pis\u00e9 \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie de la ville, et accueillent des populations issues de l\u2019exode rural.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref38\" name=\"_ftn38\"><sup>[38]<\/sup><\/a><em> Des architectures de terre ou l\u2019avenir d\u2019une tradition mill\u00e9naire<\/em>, cat. exp., Paris, Centre Pompidou, Centre de Cr\u00e9ation industrielle, 1981.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref39\" name=\"_ftn39\"><sup>[39]<\/sup><\/a> Wilson A., \u00ab\u00a0Objectif terre\u00a0\u00bb, <em>Criticat<\/em>, n\u00b0\u00a013, 2014, p. 94-117.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref40\" name=\"_ftn40\"><sup>[40]<\/sup><\/a> Chabard P., \u00ab\u00a0Conversation avec Jean Dethier\u00a0\u00bb, <em>Criticat<\/em>, n\u00b0\u00a013, 2014, p.\u00a016-31.<\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<div class=\"wpcp\">Pour citer cet article : Nadya Rouizem Labied, \"<em>Des architectures de terre<\/em>\u00a0: itin\u00e9rance et valeur d\u00e9monstrative d\u2019une exposition\", <em>exPosition<\/em>, 21 septembre 2021, <a href=\"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles6-2\/labied-architectures-terre\/%20\">https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles6-2\/labied-architectures-terre\/%20<\/a>. Consult\u00e9 le 17 avril 2026.<\/div><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Nadya Rouizem Labied &nbsp; &#8212; Nadya Rouizem Labied est une architecte franco-marocaine. Elle est titulaire d\u2019un doctorat de l\u2019Universit\u00e9 Paris 1 &#8211; Panth\u00e9on-Sorbonne, et sa th\u00e8se a \u00e9t\u00e9 laur\u00e9ate de la bourse de la Caisse des D\u00e9p\u00f4ts pour la recherche en architecture en 2019. 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