{"id":2040,"date":"2021-09-21T14:22:09","date_gmt":"2021-09-21T13:22:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/?p=2040"},"modified":"2021-11-02T09:28:46","modified_gmt":"2021-11-02T08:28:46","slug":"trouve-deconstruire-image-wisigoths-toulouse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles6-2\/trouve-deconstruire-image-wisigoths-toulouse\/%20","title":{"rendered":"(D\u00e9)construire l\u2019image du Wisigoth. L\u2019exposition <em>Wisigoths. Rois de Toulouse<\/em> (mus\u00e9e Saint-Raymond, mus\u00e9e d&rsquo;Arch\u00e9ologie de Toulouse, 2020)"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: justify;\">par William Trouv\u00e9<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8212; <em><strong>William Trouv\u00e9<\/strong> est ing\u00e9nieur d\u2019\u00e9tudes, charg\u00e9 de mission patrimoine \u00e9crit r\u00e9gional au Centre d\u2019\u00e9tudes sup\u00e9rieures de la Renaissance \u00e0 Tours (UMR 7323 CNRS) et docteur en histoire du Moyen \u00c2ge. Sa th\u00e8se de doctorat porte sur les processus d\u2019\u00e9criture, de transmission et de r\u00e9ception des listes de noms de rois du haut Moyen \u00c2ge occidental (royaumes francs, wisigothiques, lombards et anglo-saxons).<\/em> &#8212;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La p\u00e9riode europ\u00e9enne correspondant au haut Moyen \u00c2ge (fin du V<sup>e<\/sup>-IX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle) demeure encore, malgr\u00e9 les avanc\u00e9es scientifiques et arch\u00e9ologiques, souvent mal-aim\u00e9e et empreinte de clich\u00e9s. Ceci explique probablement pourquoi les expositions consacr\u00e9es aux soci\u00e9t\u00e9s issues de cette \u00e9poque restent rares dans les mus\u00e9es fran\u00e7ais<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>. L\u2019inauguration de l\u2019une d\u2019entre elles est toujours un petit \u00e9v\u00e9nement pour les amoureux de cette p\u00e9riode. En 2020, le mus\u00e9e Saint-Raymond, mus\u00e9e d\u2019Arch\u00e9ologie de Toulouse, a pr\u00e9sent\u00e9 <em>Wisigoths. Rois de Toulouse<\/em>, du 27 f\u00e9vrier au 27 d\u00e9cembre<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>. La r\u00e9alisation de cette exposition en cette ann\u00e9e 2020 n\u2019\u00e9tait pas fortuite. En remontant pr\u00e8s de 1600 ans en arri\u00e8re, vers 418-419, on se rappelle que, en vertu d\u2019un trait\u00e9, les Wisigoths furent install\u00e9s par l\u2019empereur romain d\u2019Occident Honorius dans un espace correspondant <em>grosso modo<\/em> au sud-ouest de la France actuelle \u2013 la province d\u2019Aquitaine seconde, ainsi que probablement la Novempopulanie et certains territoires de la Narbonnaise premi\u00e8re<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>. Ils exerc\u00e8rent d\u00e8s lors leur autorit\u00e9 sur ce territoire. Des mentions br\u00e8ves contenues dans les sources historiographiques des V<sup>e<\/sup> et VI<sup>e<\/sup> si\u00e8cles laissent \u00e9galement entendre que les Wisigoths avaient tr\u00e8s vraisemblablement choisi la cit\u00e9 de <em>Tolosa <\/em>pour y fixer leur principale r\u00e9sidence royale<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>. C\u2019est donc pour marquer cet \u00ab anniversaire \u00bb, c\u00e9l\u00e9brant la naissance du \u00ab royaume wisigothique de Toulouse \u00bb, que les commissaires d\u2019exposition \u2013 Laure Barthet, conservatrice du mus\u00e9e toulousain, et Jean-Luc Boudatchoux, arch\u00e9ologue de l\u2019Inrap \u2013 ont con\u00e7u cette manifestation ; heureux pr\u00e9texte pour parler d\u2019un peuple m\u00e9connu du grand public<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Contrairement \u00e0 ce que laisse penser le titre de l&rsquo;exposition, le d\u00e9roul\u00e9 chronologique du parcours ne d\u00e9butait pas en 418\/419. Il d\u00e9marrait aux temps primitifs et s&rsquo;achevait en 507, date \u00e0 laquelle ce peuple fut refoul\u00e9 en Hispanie par les Francs. D\u00e8s lors, c\u2019est \u00e0 une (re)d\u00e9couverte de l\u2019histoire gothique sur plusieurs si\u00e8cles que le public a \u00e9t\u00e9 convi\u00e9. Pour retracer l\u2019itin\u00e9raire de ce peuple et en dessiner les traits culturels, le propos s\u2019est appuy\u00e9 sur les donn\u00e9es de l\u2019arch\u00e9ologie. Outre les propres collections du mus\u00e9e Saint-Raymond, pr\u00e8s de 250 objets provenant de mus\u00e9es fran\u00e7ais et europ\u00e9ens \u2013 dont le Kunsthistorisches Museum de Vienne, le mus\u00e9e arch\u00e9ologique national de Madrid ou encore le mus\u00e9e national d\u2019histoire de la Moldavie \u2013 y ont \u00e9t\u00e9 expos\u00e9s. Du mobilier in\u00e9dit issu de fouilles arch\u00e9ologiques r\u00e9centes et men\u00e9es dans la r\u00e9gion toulousaine y a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9, mettant ainsi en valeur les r\u00e9sultats de l\u2019arch\u00e9ologie pr\u00e9ventive.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les objectifs de l\u2019exposition, tels qu\u2019ils ont \u00e9t\u00e9 affich\u00e9s d\u00e8s l\u2019entr\u00e9e dans le parcours, ont \u00e9t\u00e9 doubles. D&rsquo;une part, il s\u2019agissait de sensibiliser le grand public \u00e0 un pan d&rsquo;histoire locale souvent m\u00e9connu, dans une vis\u00e9e de r\u00e9appropriation du pass\u00e9<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a>. D\u2019autre part, la manifestation cherchait \u00e0 d\u00e9construire l\u2019image du Wisigoth barbare, cet \u00e9tranger aux m\u0153urs primaires qui aurait v\u00e9cu lors des temps obscurs<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><sup>[7]<\/sup><\/a>. Dans cet article, nous nous proposons de d\u00e9crire les moyens mis en \u0153uvre par le mus\u00e9e pour r\u00e9pondre \u00e0 ces deux finalit\u00e9s, tout en essayant de d\u00e9terminer leur pertinence ainsi que leurs limites.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Du lieu de monstration \u00e0 l\u2019espace sous vitrine\u00a0: atouts et faiblesses de la sc\u00e9nographie<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut signaler d\u2019embl\u00e9e que le mus\u00e9e Saint-Raymond est install\u00e9 dans un ancien coll\u00e8ge universitaire du d\u00e9but du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, class\u00e9 au titre des Monuments historiques depuis 1975. Des contraintes techniques in\u00e9vitables ont pes\u00e9 sur la conception intellectuelle et mat\u00e9rielle de l\u2019exposition. La salle d\u00e9volue aux expositions temporaires est situ\u00e9e au rez-de-chauss\u00e9e du b\u00e2timent, jouxtant l\u2019espace accueil-boutique. Elle n\u2019est \u00e9videmment pas modulable \u00e0 l\u2019envi. Les hauts murs doivent rester en l\u2019\u00e9tat et, de fait, conservent constamment leur aspect rocailleux malgr\u00e9 un enduit couleur sable. Cette aust\u00e9rit\u00e9 s\u2019est logiquement r\u00e9percut\u00e9e sur l\u2019atmosph\u00e8re de l\u2019exposition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aucune lumi\u00e8re ext\u00e9rieure ne p\u00e9n\u00e9trait dans l\u2019espace de monstration : les jours et les baies avaient \u00e9t\u00e9 obstru\u00e9s. L\u2019\u00e9clairage provenait d\u2019un dispositif lumineux qui avait \u00e9t\u00e9 pens\u00e9 pour respecter l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de certains objets fragiles, comme un manuscrit carolingien, et pour favoriser la mise en valeur d\u2019autres pi\u00e8ces, comme les sculptures en marbre. Les panneaux explicatifs \u00e9taient \u00e9galement \u00e9clair\u00e9s afin de faciliter leur lecture. Finalement, le reste de l\u2019espace \u00e9tait plong\u00e9 dans la p\u00e9nombre. Ceci n\u2019emp\u00eachait nullement de circuler de fa\u00e7on ais\u00e9e ni de profiter des \u0153uvres, \u00e0 la condition que le nombre de visiteurs rest\u00e2t limit\u00e9. Cette pr\u00e9pond\u00e9rance de l\u2019obscurit\u00e9 \u00e9tait \u00e9videmment subie par les concepteurs de l\u2019exposition. Il est \u00e9vident qu\u2019ils ont tent\u00e9 de composer avec les d\u00e9fauts du lieu et les exigences de la conservation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si un faible \u00e9clairage s\u2019entend parfaitement pour garantir la meilleure conservation possible des objets, nous avons moins compris les choix graphiques qui \u00e9voquaient un monde t\u00e9n\u00e9breux et sombre. La palette de couleurs de l\u2019exposition comprenait du noir, du blanc, du rouge et du rouge-orang\u00e9. La composition visuelle des panneaux rectangulaires \u00e9tait g\u00e9n\u00e9ralement identique : une bande rouge habillait tout le c\u00f4t\u00e9 gauche, puis celle-ci s\u2019\u00e9vanouissait peu \u00e0 peu en tirant vers l\u2019orang\u00e9 avant de laisser place \u00e0 un fond noir ou blanc. Les pilastres rouges, qui ponctuaient le parcours en diff\u00e9rents endroits pour annoncer l\u2019entr\u00e9e dans une nouvelle section, \u00e9taient quant \u00e0 eux uniformes. Enfin, le style des \u00e9critures \u00e9tait sobre, tant\u00f4t en noir tant\u00f4t en blanc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce jeu de couleurs, entre rouge et noir, s\u2019il offrait une certaine \u00e9l\u00e9gance, ne nous a pas sembl\u00e9 pertinent pour une exposition qui ambitionnait de d\u00e9construire l\u2019image traditionnelle du barbare. Sa charge symbolique la rattache aux clich\u00e9s v\u00e9hicul\u00e9s par les \u00ab temps obscurs \u00bb. Ce syntagme d\u00e9signe une vision n\u00e9gative et d\u00e9su\u00e8te du Moyen \u00c2ge, p\u00e9riode pendant laquelle l\u2019homme aurait d\u00e9laiss\u00e9 la culture brillante des Anciens pour la guerre et la trivialit\u00e9. Cette expression serait d\u2019autant plus pertinente pour les soci\u00e9t\u00e9s du haut Moyen \u00c2ge que celles-ci ont laiss\u00e9 peu de traces scripturaires, ce qui t\u00e9moignerait d\u2019un manque d\u2019int\u00e9r\u00eat et d\u2019entretien pour la culture de l\u2019\u00e9crit. Cette vision d\u00e9cadente du Moyen \u00c2ge a eu des transpositions mus\u00e9ographiques, \u00e0 commencer par le mus\u00e9e des Monuments fran\u00e7ais d\u2019Alexandre Lenoir (1795-1816). Les salles d\u00e9di\u00e9es \u00e0 l\u2019art du Moyen \u00c2ge y \u00e9taient plong\u00e9es dans la p\u00e9nombre alors que les espaces consacr\u00e9s aux \u00e9poques post\u00e9rieures b\u00e9n\u00e9ficiaient d\u2019une belle luminosit\u00e9 ; cette mise en sc\u00e8ne valorisait les progr\u00e8s de la civilisation<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><sup>[8]<\/sup><\/a>. L\u2019exposition toulousaine n\u2019a \u00e9videmment pas cherch\u00e9 \u00e0 restituer cette vision obsol\u00e8te du Moyen \u00c2ge. Toutefois, en la repla\u00e7ant dans une histoire des repr\u00e9sentations mus\u00e9ales, sa charte graphique appara\u00eet maladroite. L\u2019affiche de la manifestation, portant le titre <em>Wisigoths. Rois de Toulouse<\/em> en rouge orang\u00e9 sur un fond noir, nous a sembl\u00e9 cristalliser \u2013 involontairement\u00a0? \u2013 l\u2019id\u00e9e d\u2019un peuple sortant des \u00e2ges sombres du Moyen \u00c2ge. Il aurait \u00e9t\u00e9 plus int\u00e9ressant de proposer un graphisme audacieux et moins conventionnel, qui fasse \u00e9cho aux ambitions de l\u2019exposition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mobilier r\u00e9pondait \u00e0 une \u00e9vidente simplicit\u00e9. Les tables et les bornes vid\u00e9os \u00e9taient de forme rectangulaire et noires tandis que des murs bas, cl\u00f4turant les diff\u00e9rents espaces du parcours, alliaient le blanc au noir. M\u00eame si ce choix esth\u00e9tique renfor\u00e7ait l\u2019ambiance quelque peu aust\u00e8re, il nous a paru pertinent. En raison de son caract\u00e8re sobre, ce mobilier s\u2019est effac\u00e9 sous le regard du visiteur, laissant toute leur place aux collections et compensant l\u2019\u00e9troitesse du lieu de monstration. En effet, le parcours \u00e9tait d\u00e9limit\u00e9 en couloirs et en \u00ab salles \u00bb relativement exigus, ce qui a parfois emp\u00each\u00e9 le dialogue avec les \u0153uvres. Ainsi, lorsqu\u2019on se trouvait en compagnie d\u2019autres visiteurs, une certaine agilit\u00e9 \u00e9tait parfois n\u00e9cessaire pour observer le mobilier fun\u00e9raire mis sous vitrine. Il \u00e9tait aussi difficile d\u2019obtenir un recul efficace pour appr\u00e9cier les statues de Diane chasseresse, de <a href=\"https:\/\/villachiragan.saintraymond.toulouse.fr\/ark:\/87276\/a_ra_134_ra_137\">Bacchus adolescent<\/a><a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><sup>[9]<\/sup><\/a> et de la <a href=\"https:\/\/villachiragan.saintraymond.toulouse.fr\/ark:\/87276\/a_ra_151_ra_114\">V\u00e9nus de Chiragan<\/a><a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><sup>[10]<\/sup><\/a>, regroup\u00e9es dans un m\u00eame couloir \u00e9troit, ou d\u2019appr\u00e9cier la partie d\u00e9di\u00e9e aux d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques de Seysses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Heureusement, la mise en sc\u00e8ne \u00e9pur\u00e9e des objets a favoris\u00e9 certaines rencontres. Regroup\u00e9es par th\u00e8mes, les collections sous vitrine ont \u00e9t\u00e9 dispos\u00e9es de fa\u00e7on harmonieuse et dynamique : disposition parall\u00e8le et en diagonale par rapport au pr\u00e9sentoir, rehaussement de certaines pi\u00e8ces gr\u00e2ce \u00e0 des socles. Par exemple, la vitrine consacr\u00e9e \u00e0 la figure de l\u2019aigle comportait deux appliques de harnachement en grenat, install\u00e9es sur un socle gris, ce qui amenait le visiteur \u00e0 y d\u00e9poser le regard et prendre le temps de les observer. Nous avons regrett\u00e9 que, d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, la mise en exposition des objets ait moins servi \u00e0 valoriser leurs particularit\u00e9s qu\u2019\u00e0 illustrer le propos \u00e9crit. N\u00e9anmoins, la valeur intrins\u00e8que de certaines pi\u00e8ces \u00e9tait soulign\u00e9e par certains proc\u00e9d\u00e9s d\u2019exposition, \u00e0 l\u2019image de la sculpture \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/villachiragan.saintraymond.toulouse.fr\/ark:\/87276\/a_ra_82\">portrait de femme<\/a> \u00bb, dont on aurait tr\u00e8s envie de croire qu\u2019il s\u2019agit de la reine wisigothique d\u2019ascendance imp\u00e9riale, Galla Placidia<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><sup>[11]<\/sup><\/a>. Cette t\u00eate, par sa morphologie singuli\u00e8re et par sa mise en sc\u00e8ne sc\u00e9nographique qui lui donnait l\u2019impression de surgir de derri\u00e8re un pilastre, surprenait le visiteur. R\u00e9alis\u00e9e en marbre blanc de Saint-B\u00e9at, elle est \u00e9tonnamment allong\u00e9e. Ses traits sont aust\u00e8res, mais \u00e9l\u00e9gants. L\u2019ensemble produit sinon un envo\u00fbtement, du moins une fascination. En d\u00e9pit des contraintes techniques auxquelles ils ont d\u00fb faire face, les commissaires d\u2019exposition sont parvenus \u00e0 instaurer un dialogue entre cette pi\u00e8ce remarquable et le visiteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le parcours et le discours mus\u00e9al, reflets de partis pris historiographiques<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le parcours de l\u2019exposition \u00e9tait chrono-th\u00e9matique. Il se composait de cinq sections successives : 1) les origines, 2) les Wisigoths dans l\u2019Empire, 3) le royaume de Toulouse, 4) une d\u00e9couverte exceptionnelle, 5) la chute du royaume<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><sup>[12]<\/sup><\/a>. Il a \u00e9t\u00e9 traduit dans l\u2019espace mus\u00e9ographique par un sens de visite unique, except\u00e9 pour la quatri\u00e8me section qui \u00e9tait cloisonn\u00e9e sur trois c\u00f4t\u00e9s, de mani\u00e8re \u00e0 souligner son originalit\u00e9. L\u2019entr\u00e9e dans chaque th\u00e8me \u00e9tait mat\u00e9rialis\u00e9e par des pilastres rouges, sur lesquels \u00e9taient inscrits un num\u00e9ro et un titre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour chaque section, le discours mus\u00e9al s\u2019est essentiellement appuy\u00e9 sur des textes \u00e9crits. Aux panneaux plac\u00e9s sur les cimaises, \u00e0 hauteur du regard, r\u00e9pondaient en dessous des objets sous vitrines, install\u00e9s sur des pr\u00e9sentoirs horizontaux, except\u00e9 pour les objets trop volumineux comme la colonne provenant de la Daurade. Des cartels proposaient une remise en contexte des pi\u00e8ces arch\u00e9ologiques et \u00e9taient parfois pourvus d\u2019une explication relativement cons\u00e9quente. Certains dispositifs sont venus briser cette monotonie comme des bornes vid\u00e9os, une maquette, une carte \u00ab des royaumes barbares, l\u2019Empire romain d\u2019Orient \u00e0 la fin du V<sup>e<\/sup> si\u00e8cle\u00a0\u00bb plac\u00e9e sur le sol, une g\u00e9n\u00e9alogie, la reconstitution d\u2019un \u00e9quipement militaire du IV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle ou des cr\u00e2nes humains install\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un pr\u00e9sentoir colonne dans la quatri\u00e8me partie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9coupage intellectuel du parcours et sa traduction mus\u00e9ographique \u00e9taient adapt\u00e9s aux attentes d\u2019un visiteur cherchant \u00e0 d\u00e9couvrir et \u00e0 comprendre l\u2019histoire wisigothique \u00e0 partir d\u2019une exp\u00e9rience de visite classique. Ils r\u00e9pondaient ainsi \u00e0 la vis\u00e9e didactique de l\u2019exposition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mus\u00e9ographier l\u2019histoire d\u2019une p\u00e9riode ou d\u2019un peuple revient toujours \u00e0 \u00e9crire et \u00e0 interpr\u00e9ter cette histoire. Le choix d\u2019un sujet comme le \u00ab royaume wisigothique de Toulouse \u00bb n\u2019est pas anodin pour le mus\u00e9e Saint-Raymond puisque l\u2019\u00e9tablissement est situ\u00e9 sur un territoire o\u00f9 le souvenir des Goths est encore pr\u00e9sent. Pour le visiteur averti, la crainte est de voir se d\u00e9rouler devant lui une histoire d\u00e9voy\u00e9e, en raison d\u2019une m\u00e9thodologie scientifique trop faible, et r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9e en fonction de motifs sinon politiques, du moins anachroniques. Tel n\u2019\u00e9tait pas le cas pour l\u2019exposition <em>Wisigoths. Rois de Toulouse<\/em>. Au contraire, elle a fait entendre la voix de la recherche scientifique aupr\u00e8s du grand public. Ceci est si rare qu\u2019il faut le souligner. Jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment, la diffusion de l\u2019histoire wisigothique \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la r\u00e9gion Occitanie a \u00e9t\u00e9 le fait d\u2019historiens et de militants occitanistes, \u00e0 travers l\u2019organisation de manifestations publiques ou la publication d\u2019ouvrages de vulgarisation<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><sup>[13]<\/sup><\/a>. L\u2019exposition du mus\u00e9e Saint-Raymond a \u00e9t\u00e9 une r\u00e9ponse aux partisans d\u2019une histoire occitane qui inclut la p\u00e9riode wisigothique. Par exemple, au sujet de la reine wisigothique P\u00e9dauque, dont le nom provient de l\u2019occitan <em>p\u00e8 d\u2019auca<\/em>, les commissaires d\u2019exposition ont rappel\u00e9 que \u00ab [son] existence [&#8230;] n\u2019est, bien s\u00fbr, pas av\u00e9r\u00e9e [et qu\u2019] il s\u2019agit s\u00fbrement d\u2019une cr\u00e9ation folklorique<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\"><sup>[14]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb. De m\u00eame, ils ont pr\u00e9cis\u00e9 que \u00ab\u00a0la mode des <em>\u201c<\/em>cr\u00e2nes allong\u00e9s\u201d toulousaine<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\"><sup>[15]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb n\u2019est pas l\u2019h\u00e9ritage direct d\u2019une pratique similaire identifi\u00e9e dans des tombes wisigothiques de la r\u00e9gion toulousaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce rejet de l\u2019interpr\u00e9tation r\u00e9gionaliste de l\u2019histoire wisigothique s\u2019est \u00e9galement devin\u00e9 \u00e0 travers la mise en exposition de deux objets. Le sceau du roi wisigothique Alaric II, probablement r\u00e9alis\u00e9 au V<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, et le fac-simil\u00e9 de l\u2019anneau sigillaire du souverain m\u00e9rovingien Child\u00e9ric \u2013 dont l\u2019original, vol\u00e9 en 1831, fut sans doute fabriqu\u00e9 sous le r\u00e8gne du souverain entre 457 et 482 \u2013 \u00e9taient pr\u00e9sent\u00e9s l\u2019un \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l\u2019autre, sous la m\u00eame vitrine, ce qui les isolait du reste de la collection. Un cartel \u00e9voquait leurs \u00ab\u00a0similitudes<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\"><sup>[16]<\/sup><\/a> \u00bb, sans plus d\u2019explications. Bien que lapidaire, ce constat \u00e9tait une invitation faite au visiteur \u00e0 observer ces objets ensemble et \u00e0 les comparer. Cette pr\u00e9sentation nous a sembl\u00e9 \u00e9minemment symbolique. Plut\u00f4t que d\u2019opposer brutalement les Wisigoths aux M\u00e9rovingiens \u2013 ce que font certains discours occitanistes abordant les origines des Occitans et des Fran\u00e7ais \u2013, les concepteurs de l\u2019exposition ont propos\u00e9 d\u2019appr\u00e9hender la culture mat\u00e9rielle de ces deux peuples \u00e0 partir d\u2019objets qui les lient et selon une d\u00e9marche scientifique : l\u2019observation des sources.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si le discours de l\u2019exposition s\u2019est appuy\u00e9 sur les r\u00e9sultats de la recherche scientifique, il contenait n\u00e9anmoins quelques approximations qui g\u00e9n\u00e9raient parfois des confusions. Ce constat vaut, h\u00e9las, pour le c\u0153ur du sujet. L\u2019existence d\u2019un \u00ab\u00a0royaume wisigothique de Toulouse \u00bb ant\u00e9rieur aux ann\u00e9es 476-477 \u2013 soit avant la disparition de l\u2019Empire romain d\u2019Occident \u2013 ne fait pas consensus parmi les sp\u00e9cialistes. Ce n\u2019est pas le lieu de revenir sur les sources et les travaux qui traitent de la question<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\"><sup>[17]<\/sup><\/a>. Il convient plut\u00f4t de s\u2019interroger sur la position prise par le mus\u00e9e toulousain dans ce d\u00e9bat. Dans le panneau d\u2019introduction, \u00e0 l\u2019entr\u00e9e, il \u00e9tait expliqu\u00e9 que \u00ab\u00a0<em>Tolosa <\/em>[&#8230;] devient, au fur et \u00e0 mesure des \u00e9v\u00e9nements, capitale d\u2019un territoire souvent d\u00e9sign\u00e9 comme le royaume de Toulouse<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\"><sup>[18]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb. Cette remarque fait \u00e9cho aux recherches actuelles qui consid\u00e8rent que la r\u00e9alit\u00e9 d\u2019un \u00ab\u00a0royaume wisigothique de Toulouse\u00a0\u00bb est incertaine, voire impossible avant 476-477, mais incontestable apr\u00e8s cette date<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\"><sup>[19]<\/sup><\/a>. Dans la troisi\u00e8me section, les explications sont devenues plus confuses<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\"><sup>[20]<\/sup><\/a>. Les diff\u00e9rentes hypoth\u00e8ses \u00e0 propos de la r\u00e9alit\u00e9 du \u00ab\u00a0royaume de Toulouse\u00a0\u00bb \u00e9taient expliqu\u00e9es dans le panneau liminaire. Puis, il \u00e9tait affirm\u00e9 que son existence \u00e9tait certaine sous le r\u00e8gne du roi wisigothique Euric (466-484) et indiscutable d\u00e8s la disparition de l\u2019autorit\u00e9 imp\u00e9riale en 476. Pourtant, l\u2019intitul\u00e9 de cette troisi\u00e8me th\u00e9matique \u00e9tait bien \u00ab\u00a0Le royaume de Toulouse (418\/419-507)\u00a0\u00bb, sous-entendant qu\u2019il existait d\u00e8s l\u2019installation des Goths dans la cit\u00e9 toulousaine et non apr\u00e8s la d\u00e9position du dernier empereur romain d\u2019Occident. Une carte emprunt\u00e9e \u00e0 l\u2019historien Michel Rouche<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\"><sup>[21]<\/sup><\/a> illustrait \u00e9galement la \u00ab\u00a0formation du royaume de Toulouse, 419-476\u00a0\u00bb. Titres et textes explicatifs se contredisaient donc quelque peu, ce qui pouvait cr\u00e9er des confusions dans l\u2019esprit du visiteur, voire l\u2019induire en erreur sur l\u2019\u00e9tat actuel de la recherche. S\u2019il est certain que les commissaires d\u2019exposition ma\u00eetrisent l\u2019\u00e9tat de l\u2019art sur cette question historiographique, ils ont n\u00e9anmoins us\u00e9 d\u2019approximations pour la rendre accessible, quitte \u00e0 en affaiblir la compr\u00e9hension. La tension entre l\u2019expos\u00e9 scientifique et sa vulgarisation a ici produit un discours d\u00e9cevant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une seconde faiblesse dans le discours de l\u2019exposition concerne le traitement de la migration des Goths, ph\u00e9nom\u00e8ne qui pr\u00e9c\u00e8derait leur entr\u00e9e dans l\u2019Empire romain. Notons d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 que, d\u2019une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, les choix graphiques ont pleinement exploit\u00e9 cette th\u00e9matique : les panneaux \u00e9taient agr\u00e9ment\u00e9s de bandes g\u00e9om\u00e9triques tant\u00f4t droites, tant\u00f4t arrondies qui d\u00e9limitaient les textes et les reliaient entre eux. Ces formes favorisaient un sens de lecture tout en pouvant \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es comme la transposition symbolique d\u2019un itin\u00e9raire, d\u2019un d\u00e9placement entre plusieurs zones. Plus sp\u00e9cifiquement, le th\u00e8me de la migration a \u00e9t\u00e9 d\u00e9volu \u00e0 la premi\u00e8re section, qui, pour le traiter, a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9e en deux espaces mus\u00e9ographiques correspondant \u00e0 deux \u00e9tapes migratoires. En outre, chaque espace associait le peuple des Goths \u00e0 une culture arch\u00e9ologique protohistorique. Le premier \u00e9tait consacr\u00e9 aux l\u00e9gendes qui situent le territoire d\u2019origine des Goths en Scandinavie et qui relatent leur migration dans les r\u00e9gions septentrionales de la Pologne actuelle. Des d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques semblent recouper les textes puisque dans cette derni\u00e8re zone y a \u00e9t\u00e9 mis au jour du mobilier fun\u00e9raire, issu de la culture de Wielbark, dont des \u00e9l\u00e9ments de parure \u00e9taient pr\u00e9sent\u00e9s au sein de l\u2019exposition. Bien entendu, aucune preuve ne permet de lier avec certitude les Goths \u00e0 la culture de Wielbark. \u00c0 nouveau, les auteurs ont oscill\u00e9 entre la rigueur de la d\u00e9marche scientifique \u2013 par l\u2019emploi de propositions au conditionnel, comme \u00ab\u00a0le mythe rejoint peut-\u00eatre la r\u00e9alit\u00e9 arch\u00e9ologique [\u2026] [;] de cette fusion serait n\u00e9e l\u2019ethnie des Goths et la culture arch\u00e9ologique associ\u00e9e : la culture de Wielbark<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\"><sup>[22]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb, ou par l\u2019usage de formules neutres, comme \u00ab\u00a0[les] \u00ab\u00a0femmes de la culture de Wielbark<a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\"><sup>[23]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb \u2013 et des raccourcis plus malheureux \u2013 \u00ab\u00a0les Goths du territoire de Wielbark<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\"><sup>[24]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb. L\u2019espace suivant s\u2019int\u00e9ressait au second temps de la migration. Les \u00ab\u00a0porteurs de la culture de Wielbark<a href=\"#_ftn25\" name=\"_ftnref25\"><sup>[25]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb s\u2019\u00e9tablirent en Scythie, c\u2019est-\u00e0-dire un territoire allant de l\u2019Ukraine actuelle aux bords du Danube de la Roumanie contemporaine, en longeant les rives de la mer Noire. La culture arch\u00e9ologique associ\u00e9e aux peuples de ces territoires est celle de Tcherniakhov. L\u2019expos\u00e9, m\u00eame s\u2019il restait prudent, s\u2019est autoris\u00e9 des consid\u00e9rations rapides\u00a0: \u00ab\u00a0[la culture de Tcherniakhov] est directement li\u00e9e \u00e0 l\u2019histoire ancienne des Wisigoths<a href=\"#_ftn26\" name=\"_ftnref26\"><sup>[26]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb. Si les cultures de Wielbark et de Tcherniakhov disposent de liens incontestables, leur association avec l\u2019histoire gothique est moins \u00e9vidente, dans la mesure o\u00f9 les sources \u00e9crites \u00e0 propos de la migration des Goths sont largement post\u00e9rieures \u00e0 ce ph\u00e9nom\u00e8ne et, de fait, peu fiables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis une quinzaine d\u2019ann\u00e9es, les historiens fran\u00e7ais du haut Moyen \u00c2ge ont soulign\u00e9 le manque de tangibilit\u00e9 des donn\u00e9es arch\u00e9ologiques concernant le parcours migratoire des peuples altom\u00e9di\u00e9viaux, tout en contestant la pertinence historique des r\u00e9cits d\u2019origine, \u00e0 savoir les textes historiographiques qui retracent l\u2019errance de ces peuples avant leur entr\u00e9e dans le monde imp\u00e9rial romain et qui ont \u00e9t\u00e9 \u00e9crits bien apr\u00e8s les faits qu\u2019ils relatent<a href=\"#_ftn27\" name=\"_ftnref27\"><sup>[27]<\/sup><\/a>. Le th\u00e8me de la migration est un <em>topos<\/em> que partagent les r\u00e9cits d\u2019origine des Goths, des Lombards, des Francs et des Anglo-Saxons. Il se fonde sur le mod\u00e8le v\u00e9t\u00e9rotestamentaire<a href=\"#_ftn28\" name=\"_ftnref28\"><sup>[28]<\/sup><\/a>. L\u2019itin\u00e9raire des Goths, tel qu\u2019il est d\u00e9crit dans l\u2019exposition de Toulouse, est emprunt\u00e9 \u00e0 l\u2019ouvrage <em>De origine actusque Getice gentis<\/em> ou <em>Getica<\/em> de Jordan\u00e8s, r\u00e9dig\u00e9 \u00e0 Constantinople au milieu du VI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, soit \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les Wisigoths, qui avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9log\u00e9s de Toulouse depuis quelques d\u00e9cennies, \u00e9taient bien \u00e9tablis en Hispanie et o\u00f9 les Ostrogoths dominaient une partie de la p\u00e9ninsule Italienne. Comme il est indiqu\u00e9 dans la premi\u00e8re section de l\u2019exposition, Jordan\u00e8s s\u2019est appuy\u00e9 sur une histoire perdue des Goths \u00e9crite par Cassiodore, en entrem\u00ealant faits historiques et \u00e9v\u00e8nements l\u00e9gendaires. L\u2019historienne Magali Coumert a montr\u00e9 que Jordan\u00e8s n\u2019avait pas seulement exploit\u00e9 l\u2019\u0153uvre de Cassiodore, mais \u00e9galement un r\u00e9pertoire de sources grecques et latines, dont la <em>G\u00e9ographie<\/em> de Ptol\u00e9m\u00e9e, pour retracer le parcours des Goths<a href=\"#_ftn29\" name=\"_ftnref29\"><sup>[29]<\/sup><\/a>. Ce parcours \u2013 qui d\u00e9bute en <em>Scandia<\/em> (Scandinavie), passe par la Scythie et se termine dans l\u2019Empire romain \u2013 se d\u00e9veloppe dans un cadre spatial conforme \u00e0 l\u2019ethnographie antique, depuis les limites du monde connu par les auteurs latins jusqu\u2019aux rivages de la M\u00e9diterran\u00e9e. Pour l\u2019historienne, le r\u00e9cit tardif de cette migration ne peut pas \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme une preuve historique fiable \u00e0 propos des temps tr\u00e8s anciens, mais doit \u00eatre envisag\u00e9 selon une perspective symbolique. Le parcours migratoire doit \u00eatre entendu comme la \u00ab progression de l\u2019indistinct vers le d\u00e9fini, de la barbarie vers la civilisation<a href=\"#_ftn30\" name=\"_ftnref30\"><sup>[30]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb. L\u2019\u00e9tude riche et convaincante de Magali Coumert est un jalon r\u00e9cent, mais essentiel dans l\u2019historiographie des peuples du haut Moyen \u00c2ge, et en particulier celle des Goths. Il est dommage que les commissaires de l\u2019exposition n\u2019aient pas accord\u00e9 une place \u00e0 cette interpr\u00e9tation accept\u00e9e par les historiens fran\u00e7ais de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive et du haut Moyen \u00c2ge<a href=\"#_ftn31\" name=\"_ftnref31\"><sup>[31]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons abord\u00e9 deux cas qui pointent les faiblesses scientifiques de l\u2019exposition. Pour autant, il s\u2019agit de th\u00e8mes qui font actuellement d\u00e9bat au sein de la communaut\u00e9 scientifique. Cet aspect peut sans doute expliquer ces lacunes \u2013 les seules que nous ayons relev\u00e9es. Elles ne sauraient masquer les grandes r\u00e9ussites du discours mus\u00e9al. En accord avec les courants historiographiques actuels, celui-ci ne parle jamais d\u2019 \u00ab invasions barbares \u00bb et n\u2019aborde pas la disparition de l\u2019Empire romain d\u2019Occident selon une perspective d\u00e9cadente. Les formulations sont g\u00e9n\u00e9ralement neutres, ce qui permet de suivre et de comprendre l\u2019histoire des Goths sans <em>a priori<\/em>. En outre, la description de la m\u00e9thode arch\u00e9ologique dans la quatri\u00e8me section est \u00e0 la fois pertinente et didactique, et certaines formulations sont parfois agr\u00e9ablement provocantes<a href=\"#_ftn32\" name=\"_ftnref32\"><sup>[32]<\/sup><\/a>. En cela, l\u2019objectif d\u2019\u00e9vacuer les lieux communs attach\u00e9s \u00e0 la figure du Wisigoth, \u00e0 partir d\u2019une d\u00e9marche scientifique parfaitement explicit\u00e9e, est atteint.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Des dispositifs de m\u00e9diation con\u00e7us \u00e0 partir d\u2019une influence assum\u00e9e du m\u00e9di\u00e9valisme et d\u2019une approche ludique du mus\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La m\u00e9diation autour de l\u2019exposition ne se r\u00e9duisait pas aux textes \u00e9crits (panneaux, cartels) et \u00e0 la pr\u00e9sentation des objets. Ces autres dispositifs apportaient d\u2019ailleurs une r\u00e9elle plus-value \u00e0 la visite et s\u2019appuyaient volontairement sur des repr\u00e9sentations de l\u2019\u00e9poque wisigothique se raccrochant \u00e0 un imaginaire m\u00e9di\u00e9val contemporain et populaire. Ainsi, d\u00e8s l\u2019entr\u00e9e, un panneau indiquait que l\u2019un des parcours audioguid\u00e9s avait \u00e9t\u00e9 con\u00e7u dans l\u2019esprit de la s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e <em>Kaamelott<\/em>, dont le succ\u00e8s repose sur un emploi parodique et anachronique de l\u2019histoire de la Table ronde, mais \u00e9galement des soci\u00e9t\u00e9s de l\u2019Antiquit\u00e9 tardive et du haut Moyen \u00c2ge<a href=\"#_ftn33\" name=\"_ftnref33\"><sup>[33]<\/sup><\/a>. Un peu plus loin, deux bornes vid\u00e9os invitaient \u00e0 regarder des films d\u2019animation, dont l\u2019un portait sur la bataille d\u2019Andrinople (378). Les graphismes en 3D rappelaient en outre ceux de certains jeux vid\u00e9os. Enfin, la deuxi\u00e8me section se concluait par la \u00ab\u00a0reconstitution d\u2019un \u00e9quipement militaire du IV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle pouvant appartenir \u00e0 un Goth ou un Romain\u00a0\u00bb, emprunt\u00e9e probablement \u00e0 un mat\u00e9riel de reconstitution historique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette d\u00e9marche, qui consiste \u00e0 repr\u00e9senter l\u2019\u00e9poque wisigothique, renvoie au concept du m\u00e9di\u00e9valisme, entendu ici comme l\u2019ensemble des repr\u00e9sentations du Moyen \u00c2ge au sein d\u2019une culture post-m\u00e9di\u00e9vale<a href=\"#_ftn34\" name=\"_ftnref34\"><sup>[34]<\/sup><\/a>. Les repr\u00e9sentations propos\u00e9es au sein de l\u2019exposition avaient \u00e9t\u00e9 form\u00e9es \u00e0 partir d\u2019un imaginaire partag\u00e9 par les commissaires, les mus\u00e9ographes et le visiteur. Elles n\u2019\u00e9taient \u00e9videmment pas anodines. Puisqu\u2019elles \u00e9taient connues d\u2019une partie du grand public, qui a pour habitude de les rencontrer dans de nombreux m\u00e9dias contemporains (s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es, films, bandes dessin\u00e9es, jeux vid\u00e9os), elles disposaient, d\u00e8s lors, d\u2019un pouvoir d\u2019attraction. Leur emploi rendait le discours de l\u2019exposition plus attrayant et, <em>in fine<\/em>, favorisait sa transmission. Ces repr\u00e9sentations n\u2019\u00e9taient \u00e9galement pas gratuites. Leur caract\u00e8re hypoth\u00e9tique \u00e9tait syst\u00e9matiquement pr\u00e9cis\u00e9. Ces mentions sous-entendaient \u00e0 nouveau que le discours mus\u00e9al reposait sur un substrat scientifique. Enfin, cette d\u00e9marche r\u00e9pondait \u00e0 l\u2019une des ambitions de l\u2019exposition\u00a0: d\u00e9construire les lieux communs autour des Wisigoths. Ainsi, l\u2019espace d\u2019introduction \u00e9tait enrichi par un exemplaire d\u2019<em>Ast\u00e9rix chez les Goths<\/em> et les tomes de <em>La saga de Wotila<\/em>, ainsi qu\u2019une borne vid\u00e9o diffusant des extraits de la s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e <em>Game of Thrones<\/em> dans lesquels \u00e9voluaient des personnages que l\u2019on qualifierait volontiers de barbares. Ces \u0153uvres illustraient la mani\u00e8re dont l\u2019image des Goths et celle des barbares peuvent \u00eatre pens\u00e9es et utilis\u00e9es dans la culture populaire contemporaine. Autrement dit, les emplois des repr\u00e9sentations populaires du Moyen \u00c2ge dans l\u2019exposition servaient non seulement \u00e0 agr\u00e9menter le parcours, mais aussi \u00e0 remettre en cause les clich\u00e9s qu\u2019elles v\u00e9hiculaient, \u00e0 partir d\u2019une approche critique et r\u00e9flexive.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un esprit du jeu a travers\u00e9 le parcours. Ceci se devinait \u00e0 travers l\u2019usage des repr\u00e9sentations m\u00e9di\u00e9vales que nous venons de pr\u00e9senter. Il apparaissait \u00e9galement \u00e0 travers d\u2019autres outils mis \u00e0 disposition des visiteurs, en particulier le jeune public, mais qui fonctionnaient \u00e9galement avec les plus grands. L\u2019un d\u2019entre eux, un \u00ab g\u00e9n\u00e9rateur de nom goths \u00bb install\u00e9 dans la premi\u00e8re section, permettait de former des noms germaniques et d\u2019en conna\u00eetre les significations en actionnant deux cylindres. Dans la quatri\u00e8me section, le visiteur \u00e9tait invit\u00e9 \u00e0 d\u00e9couvrir tactilement deux reproductions de cr\u00e2nes pour constater que l\u2019un avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9form\u00e9 de fa\u00e7on artificielle, cons\u00e9quence d\u2019une pratique propre \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 wisigothique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019une des belles r\u00e9ussites fut le parcours audioguid\u00e9 d\u00e9cal\u00e9. Son intitul\u00e9 \u00ab let\u2019s goth \u00bb en refl\u00e8te tout le programme. D\u00e9conseill\u00e9 pour certains types de public, il proposait une visite de l\u2019exposition sur un ton humoristique. Les pistes se rapportaient \u00e0 quelques th\u00e9matiques et objets expos\u00e9s. Le narrateur principal, s\u2019adressant directement au visiteur, employait une langue famili\u00e8re, un rythme rapide et un ton d\u00e9sabus\u00e9. Ses paroles \u00e9taient entrecoup\u00e9es d\u2019extraits de films ou de s\u00e9ries populaires. L\u2019ensemble avait l\u2019avantage de cr\u00e9er une ambiance singuli\u00e8re tout en proposant une reconstitution de la soci\u00e9t\u00e9 wisigothique, \u00e0 partir de propos comiques et anachroniques assum\u00e9s. Ceci permettait de saisir l\u2019attention du visiteur. Si la forme du discours tranchait volontairement avec les audioguides classiques, le propos scientifique est n\u00e9anmoins rest\u00e9 rigoureux. Cette recherche du jeu et de l\u2019amusement nous a sembl\u00e9 r\u00e9ussie, car elle compensait l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 visuelle de l\u2019exposition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>En guise de conclusion\u00a0: une exposition destin\u00e9e \u00e0 trois types de public<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Finalement, l\u2019analyse compar\u00e9e de la sc\u00e9nographie et des dispositifs de m\u00e9diation met en \u00e9vidence trois niveaux de lecture, correspondant \u00e0 des publics distincts. La sc\u00e9nographie, m\u00eame si l\u2019on a pu regretter l\u2019image un peu dat\u00e9e d\u2019un haut Moyen \u00c2ge obscure qu\u2019elle renvoyait et son allure parfois monotone, avait l\u2019avantage de ne pas bousculer les amateurs d\u2019expositions d\u2019histoire trait\u00e9es sous un format acad\u00e9mique. Les outils de m\u00e9diation s\u2019appuyant sur les repr\u00e9sentations populaires du Moyen \u00c2ge \u00e9taient destin\u00e9s aux publics familiaris\u00e9s avec cet imaginaire. Ceci a pu compenser les faiblesses sc\u00e9nographiques, en favorisant une exp\u00e9rience de visite plac\u00e9e sous le signe de l\u2019amusement. Le dernier niveau de lecture s\u2019adressait aux plus jeunes. En suivant le \u00ab parcours jeune public \u00bb, ils b\u00e9n\u00e9ficiaient de plusieurs dispositifs : un audioguide, une maquette reconstituant la bataille d\u2019Andrinople et, surtout, des panneaux explicatifs, qui se d\u00e9marquaient par leur couleur dor\u00e9e et leur hauteur moyenne. Les textes, concis, \u00e9taient destin\u00e9s aux enfants, mais n\u2019importe quel visiteur pour qui l\u2019histoire wisigothique \u00e9tait \u00e9trang\u00e8re pouvait y trouver une premi\u00e8re mati\u00e8re \u00e0 r\u00e9flexion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les commissaires de l\u2019exposition <em>Wisigoths. Roi de Toulouse<\/em> ont r\u00e9ussi leur double pari : rendre accessible \u00e0 tous l\u2019histoire de ce peuple mal connu et proposer une image des Wisigoths conforme aux avanc\u00e9es de la recherche. Leur sujet \u00e9tait pourtant ambitieux et n\u00e9cessitait de d\u00e9construire de nombreux clich\u00e9s \u2013 m\u00eame s\u2019ils se sont permis d\u2019en reproduire certains, sans doute pour mieux attirer le public. Le discours mus\u00e9al, malgr\u00e9 quelques petites d\u00e9ceptions, r\u00e9pondait \u00e0 une approche scientifique rigoureuse, qui aurait pourtant pu \u00eatre mise \u00e0 mal par le contexte m\u00e9moriel dans lequel s\u2019inscrivait l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Tel ne fut jamais le cas, bien au contraire. On l\u2019aura compris, le parcours de cette exposition a alli\u00e9 divertissement et plaisir intellectuel.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00a0Notes<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> De m\u00e9moire, trois expositions, au moins, ont trait\u00e9 de cette p\u00e9riode dans les ann\u00e9es 2010\u00a0: <em>Le haut Moyen \u00c2ge dans le nord de la France. Des Francs aux premiers comtes de Flandre, de la fin du IV<sup>e<\/sup> au milieu du X<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/em>, exp., Douai, Mus\u00e9e-parc Ark\u00e9os, 2015\u00a0; <em>Austrasie, le royaume m\u00e9rovingien oubli\u00e9<\/em>, Saint-Dizier, Espace Camille Claudel, 2016-2017\u00a0; <em>Les temps m\u00e9rovingiens<\/em>, Paris, Mus\u00e9e de Cluny, 2016-2017.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> Initialement programm\u00e9e jusqu\u2019au 27 septembre 2020, l\u2019exposition fut prolong\u00e9e de deux mois afin de pallier la fermeture du mus\u00e9e due aux mesures de confinement du premier semestre 2020. Malheureusement, le second confinement y a mis pr\u00e9matur\u00e9ment fin, au d\u00e9but du mois de d\u00e9cembre 2020. Nous avons eu la chance de pouvoir la visiter entre ces deux p\u00e9riodes, mais la visite fut marqu\u00e9e par des r\u00e8gles de distanciation sociale qui ont n\u00e9cessairement eu des cons\u00e9quences sur notre mani\u00e8re de circuler dans l\u2019espace de monstration, d\u2019appr\u00e9cier les \u0153uvres et, <em>in fine<\/em>, de saisir le sens de l\u2019exposition. Il est toujours possible de la visiter sous sa forme virtuelle\u00a0: <a href=\"https:\/\/storage.net-fs.com\/hosting\/6288905\/1\/index.htm\">https:\/\/storage.net-fs.com\/hosting\/6288905\/1\/index.htm<\/a> (consult\u00e9 en janvier 2021).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> R\u00e9cemment, une hypoth\u00e8se s\u00e9duisante sur les limites initiales de ce territoire, sur lequel les Wisigoths exerc\u00e8rent leur autorit\u00e9, a \u00e9t\u00e9 expos\u00e9e par Delaplace C., <em>La fin de l\u2019Empire romain d\u2019Occident. Rome et les Wisigoths de 382 \u00e0 531<\/em>, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, p.\u00a0174-176.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> Des passages faisant implicitement de Toulouse la r\u00e9sidence royale principale des Wisigoths se trouvent dans les <em>Consularia Caesaraugustana<\/em> (= <em>Chronica Caesaraugustana<\/em>), 88a, la <em>Chronica gallica a. DXI<\/em>, 565 et dans les <em>Historiae<\/em>, II, 37 de Gr\u00e9goire de Tours. \u00c0 la fin des ann\u00e9es 1980, la mise au jour d\u2019un complexe monumental du V<sup>e<\/sup> si\u00e8cle \u00e0 Toulouse, que l\u2019on identifie aujourd\u2019hui comme le probable palais des rois wisigothiques, a \u00e9toff\u00e9 le r\u00f4le de cette cit\u00e9 dans notre connaissance de l\u2019histoire gothique. Sur ce complexe monumental, voir en dernier lieu Heijmans M., \u00ab\u00a0La pr\u00e9sence des Wisigoths dans les <em>sedes regiae<\/em> du Midi de la Gaule\u00a0\u00bb, S\u00e1nchez Ramos I., Mateos Cruz P. (\u00e9d.), <em>Territorio, topograf\u00eda y arquitectura de poder durante la Antig\u00fcedad Tard\u00eda<\/em>, actes des Jornadas <em>Spaniae vel Galliae. Territorio,\u00a0topograf\u00eda\u00a0y\u00a0arquitectura\u00a0de\u00a0las sedes regiae visigodas <\/em>(Madrid 2015), M\u00e9rida, Instituto arqueolog\u00eda m\u00e9rida, 2018, p.\u00a060-63, en part. p.\u00a062-63.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\"><sup>[5]<\/sup><\/a> Les commissaires d\u2019exposition ont davantage explicit\u00e9 les raisons qui les ont pouss\u00e9s \u00e0 \u00e9laborer cette manifestation, dans <em>Inrap. Wisigoths. Rois de Toulouse<\/em>, en ligne\u00a0: <a href=\"http:\/\/www.inrap.fr\/wisigoths-rois-de-toulouse-14902\">www.inrap.fr\/wisigoths-rois-de-toulouse-14902<\/a> (consult\u00e9 en janvier 2021).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\"><sup>[6]<\/sup><\/a> <em>Wisigoths. Rois de Toulouse<\/em>, livret de l\u2019exposition, Toulouse, Mus\u00e9e Saint-Raymond, 2020, p.\u00a05\u00a0: \u00ab\u00a0Parce qu[e les Wisigoths] appartiennent aux peuples dits \u201cbarbares\u201d, leur histoire est rest\u00e9e dans l\u2019ombre de l\u2019Empire romain. Parce qu\u2019ils ne sont pas les Francs, h\u00e9ros du r\u00e9cit national, les Wisigoths ont \u00e9t\u00e9 longtemps ignor\u00e9s par l\u2019arch\u00e9ologie dite \u201cm\u00e9rovingienne\u201d\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\"><sup>[7]<\/sup><\/a> <em>Ibid.\u00a0<\/em>: \u00ab\u00a0Ce sont sans cesse les m\u00eames clich\u00e9s qui reviennent\u00a0: le Barbare appara\u00eet comme un personnage brutal et bestial, ne vivant que par le pillage et la destruction\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\"><sup>[8]<\/sup><\/a> Poulot D., \u00ab\u00a0Le mus\u00e9e des monuments fran\u00e7ais et la notion de patrimoine\u00a0\u00bb, <em>Un mus\u00e9e r\u00e9volutionnaire. Le mus\u00e9e des monuments fran\u00e7ais d\u2019Alexandre Lenoir<\/em>, cat. exp., Paris, Mus\u00e9e du Louvre, 2016, p.\u00a089\u00a0; Grzech K., \u00ab\u00a0La sc\u00e9nographie d\u2019exposition, une m\u00e9diation par l\u2019espace\u00a0\u00bb, <em>La lettre de l\u2019OCIM<\/em>, n\u00b0 96, 2004, p.\u00a06\u00a0; Poulot D., <em>Mus\u00e9e, nation, patrimoine (1789-1815)<\/em>, Paris, Gallimard, 1997, p.\u00a0303-304.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\"><sup>[9]<\/sup><\/a> Capus P., \u00ab\u00a0Bacchus\u00a0\u00bb, <em>Les catalogues num\u00e9riques du MSR. Les sculptures de\u00a0la\u00a0villa romaine de\u00a0Chiragan<\/em>, Toulouse, Mus\u00e9e Saint-Raymond, 2019, en\u00a0ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/villachiragan.saintraymond.toulouse.fr\/ark:\/87276\/a_ra_134_ra_137\">https:\/\/villachiragan.saintraymond.toulouse.fr\/ark:\/87276\/a_ra_134_ra_137<\/a> (consult\u00e9 en janvier 2021).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\"><sup>[10]<\/sup><\/a> Capus P.<em>, <\/em>\u00ab\u00a0V\u00e9nus\u00a0\u00bb,<em> ibid.<\/em>, en\u00a0ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/villachiragan.saintraymond.toulouse.fr\/ark:\/87276\/a_ra_151_ra_114\">https:\/\/villachiragan.saintraymond.toulouse.fr\/ark:\/87276\/a_ra_151_ra_114<\/a> (consult\u00e9 en janvier 2021).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\"><sup>[11]<\/sup><\/a> Capus P., \u00ab\u00a0T\u00eate de\u00a0femme\u00a0\u00bb, <em>ibid.<\/em>, en\u00a0ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/villachiragan.saintraymond.toulouse.fr\/ark:\/87276\/a_ra_82\">https:\/\/villachiragan.saintraymond.toulouse.fr\/ark:\/87276\/a_ra_82<\/a> (consult\u00e9 en janvier 2021).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\"><sup>[12]<\/sup><\/a> Il faut toutefois faire remarquer que la derni\u00e8re section, qui se composait d\u2019un unique panneau r\u00e9sumant les derniers si\u00e8cles d\u2019histoire wisigothique, ressemblait \u00e0 un propos conclusif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\"><sup>[13]<\/sup><\/a> Militant notable du mouvement occitaniste, Georges Labouysse a publi\u00e9 l\u2019un des rares livres de vulgarisation sur l\u2019histoire wisigothique en fran\u00e7ais : <em>Les Wisigoths, premi\u00e8re puissance organis\u00e9e dans l\u2019empire \u00e9clat\u00e9 de l\u2019Occident romain, de la Baltique aux colonnes d\u2019Hercule, de Toulouse \u00e0 Tol\u00e8de, huit si\u00e8cles d\u2019\u00e9pop\u00e9e<\/em>, Portet-sur-Garonne, Loubati\u00e8res, 2005. Cet ouvrage, focalis\u00e9 sur la migration et le \u00ab\u00a0royaume wisigothique de Toulouse\u00a0\u00bb, d\u00e9peint une histoire wisigothique qui valorise Toulouse et le territoire occitan. Pour une r\u00e9flexion similaire sur le travail d\u2019historien de Georges Labouysse, voir Lespoux Y., \u00ab\u00a0Du \u201cpetit Lavisse\u201d au \u201cpetit Labouysse\u201d\u00a0? Quels outils pour former \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019espace occitan\u00a0?\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Lengas<\/em>, n\u00b0 83, 2018, \u00a7\u00a031, en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.4000\/lengas.1454\">https:\/\/doi.org\/10.4000\/lengas.1454<\/a> (consult\u00e9 en janvier 2021).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\"><sup>[14]<\/sup><\/a> <em>Wisigoths. Rois de Toulouse<\/em>, livret de l\u2019exposition, Toulouse, Mus\u00e9e Saint-Raymond, 2020, p.\u00a044.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\"><sup>[15]<\/sup><\/a> <em>Ibid.<\/em>, p.\u00a084.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\"><sup>[16]<\/sup><\/a> <em>Ibid.<\/em>, p.\u00a046.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\"><sup>[17]<\/sup><\/a> En dernier lieu, voir Delaplace C., <em>La fin de l\u2019Empire romain d\u2019Occident. Rome et les Wisigoths de 382 \u00e0 531<\/em>, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, p.\u00a0165-184.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\"><sup>[18]<\/sup><\/a> <em>Wisigoths. Rois de Toulouse<\/em>, livret de l\u2019exposition, Toulouse, Mus\u00e9e Saint-Raymond, 2020, p.\u00a04.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\"><sup>[19]<\/sup><\/a> Delaplace C., <em>La fin de l\u2019Empire romain d\u2019Occident. Rome et les Wisigoths de 382 \u00e0 531<\/em>, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, p.\u00a0179 et suiv.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\"><sup>[20]<\/sup><\/a> <em>Wisigoths. Rois de Toulouse<\/em>, livret de l\u2019exposition, Toulouse, Mus\u00e9e Saint-Raymond, 2020, p. 35.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\"><sup>[21]<\/sup><\/a> Rouche M., <em>Clovis, suivi de vingt et un documents traduits et comment\u00e9s<\/em>, Paris, Fayard, 1996, p.\u00a0164, repris dans Delaplace C., <em>La fin de l\u2019Empire romain d\u2019Occident. Rome et les Wisigoths de 382 \u00e0 531<\/em>, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, p.\u00a0XII.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\"><sup>[22]<\/sup><\/a> <em>Wisigoths. Rois de Toulouse<\/em>, livret de l\u2019exposition, Toulouse, Mus\u00e9e Saint-Raymond, 2020, p.\u00a010.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\"><sup>[23]<\/sup><\/a> <em>Ibid.<\/em>, p.\u00a012.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\"><sup>[24]<\/sup><\/a> <em>Ibid.<\/em>, p.\u00a011.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref25\" name=\"_ftn25\"><sup>[25]<\/sup><\/a> <em>Ibid.<\/em>, p.\u00a014.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref26\" name=\"_ftn26\"><sup>[26]<\/sup><\/a> <em>Ibid.<\/em>, p.\u00a016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref27\" name=\"_ftn27\"><sup>[27]<\/sup><\/a> Cette remise en cause va de pair avec celle du concept d\u2019ethnogen\u00e8se \u2013 non \u00e9voqu\u00e9e dans l\u2019exposition, mais implicite\u00a0? \u2013 \u00e9labor\u00e9e par Reinhard Wenskus et d\u00e9velopp\u00e9e par Herwig Wolfram. Cette notion d\u00e9signe le processus par lequel \u00e0 un groupe ethnique porteur d\u2019un \u00ab\u00a0noyau de traditions\u00a0\u00bb (langue, religion, coutumes juridiques, croyance en une origine commune), se seraient agr\u00e9g\u00e9s et accultur\u00e9s d\u2019autres peuples tout au long du parcours migratoire jusqu\u2019\u00e0 son entr\u00e9e dans l\u2019Empire romain. Voir en particulier l\u2019ouvrage fondamental de Coumert M., <em>Origines des peuples, les r\u00e9cits du haut Moyen \u00c2ge occidental<\/em>, Paris, Institut d\u2019\u00e9tudes augustiniennes, 2007. La premi\u00e8re partie est consacr\u00e9e \u00e0 une \u00e9tude critique des r\u00e9cits d\u2019origine des Goths et aux donn\u00e9es arch\u00e9ologiques (p.\u00a035-142).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref28\" name=\"_ftn28\"><sup>[28]<\/sup><\/a> Dum\u00e9zil B., \u00ab\u00a0Les \u201cinvasions barbares\u201d\u00a0: sources, m\u00e9thodes, id\u00e9ologies\u00a0\u00bb, Garcia D., Le Bras H. (dir.), <em>Arch\u00e9ologie des migrations<\/em>, actes du colloque international (Paris, 12-13 novembre 2015), Paris, La D\u00e9couverte, 2017, p.\u00a0246.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref29\" name=\"_ftn29\"><sup>[29]<\/sup><\/a> Coumert M., <em>Origines des peuples, les r\u00e9cits du haut Moyen \u00c2ge occidental<\/em>, Paris, Institut d\u2019\u00e9tudes augustiniennes, 2007, p.\u00a0100-101.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref30\" name=\"_ftn30\"><sup>[30]<\/sup><\/a> <em>Ibid.<\/em>, p.\u00a0510.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref31\" name=\"_ftn31\"><sup>[31]<\/sup><\/a> Par exemple, Becker A. \u00ab\u00a0Ethnicit\u00e9, identit\u00e9 ethnique. Quelques remarques pour l\u2019Antiquit\u00e9 tardive\u00a0\u00bb, <em>Geri\u00f3n. Revista de Historia Antigua<\/em>, n\u00b0 32, 2014, p.\u00a0296-297\u00a0; Delaplace C., <em>La fin de l\u2019Empire romain d\u2019Occident. Rome et les Wisigoths de 382 \u00e0 531<\/em>, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015, p.\u00a029\u00a0; Dum\u00e9zil B., \u00ab\u00a0Les \u201cinvasions barbares\u201d\u00a0: sources, m\u00e9thodes, id\u00e9ologies\u00a0\u00bb, Garcia D., Le Bras H. (dir.), <em>Arch\u00e9ologie des migrations<\/em>, actes du colloque international (Paris, 12-13 novembre 2015), Paris, La D\u00e9couverte, 2017, p.\u00a0246.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref32\" name=\"_ftn32\"><sup>[32]<\/sup><\/a> On pense \u00e0 l\u2019intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Peut-on identifier un Wisigoth\u00a0?\u00a0\u00bb, dans <em>Wisigoths. Rois de Toulouse<\/em>, livret de l\u2019exposition, Toulouse, Mus\u00e9e Saint-Raymond, 2020, p.\u00a084.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref33\" name=\"_ftn33\"><sup>[33]<\/sup><\/a> Sur les repr\u00e9sentations m\u00e9di\u00e9vales dans <em>Kaamelott<\/em>, voir notamment les \u00e9tudes regroup\u00e9es dans Besson F., Breton J. (dir.), <em>Kaamelott\u00a0: un livre d\u2019histoire<\/em>, Paris, Vend\u00e9miaire, 2018.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref34\" name=\"_ftn34\"><sup>[34]<\/sup><\/a> Nous empruntons cette approche du \u00ab\u00a0m\u00e9di\u00e9valisme\u00a0\u00bb appliqu\u00e9e aux mus\u00e9es \u00e0 Elsa Guyot qui en a propos\u00e9 une d\u00e9finition plus large dans sa th\u00e8se de doctorat, \u00e0 partir des travaux de Leslie J. Workman et Vincent Ferr\u00e9. Voir Guyot E., \u00ab\u00a0Les repr\u00e9sentations du Moyen \u00c2ge au Qu\u00e9bec \u00e0 travers les discours mus\u00e9aux. Pour une histoire du go\u00fbt, du collectionnement et de la mise en exposition de l\u2019art m\u00e9di\u00e9val au Qu\u00e9bec \u00bb, <em>Bulletin du Centre d\u2019\u00e9tudes m\u00e9di\u00e9vales d\u2019Auxerre,<\/em> vol. 20, n\u00b0 1, 2016, \u00a7\u00a011 et n.\u00a03, en ligne\u00a0: <a href=\"http:\/\/journals.openedition.org\/cem\/14378\">http:\/\/journals.openedition.org\/cem\/14378<\/a> (consult\u00e9 en janvier 2021).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"wpcp\">Pour citer cet article : William Trouv\u00e9, \"(D\u00e9)construire l\u2019image du Wisigoth. L\u2019exposition <em>Wisigoths. Rois de Toulouse<\/em> (mus\u00e9e Saint-Raymond, mus\u00e9e d&rsquo;Arch\u00e9ologie de Toulouse, 2020)\", <em>exPosition<\/em>, 21 septembre 2021, <a href=\"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles6-2\/trouve-deconstruire-image-wisigoths-toulouse\/%20\">https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles6-2\/trouve-deconstruire-image-wisigoths-toulouse\/%20<\/a>. 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