{"id":2758,"date":"2025-06-02T13:00:07","date_gmt":"2025-06-02T12:00:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/?p=2758"},"modified":"2025-06-18T16:25:42","modified_gmt":"2025-06-18T15:25:42","slug":"riviale-museographie-scenographie-mnatp","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles10\/riviale-museographie-scenographie-mnatp\/%20","title":{"rendered":"La mus\u00e9ographie et la sc\u00e9nographie d\u2019expositions au mus\u00e9e national des Arts et Traditions populaires au travers des archives conserv\u00e9es aux Archives nationales"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: justify;\">par Pascal Riviale<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8212; <em><strong>Pascal Riviale<\/strong> est responsable des fonds en lien avec le patrimoine aux Archives nationales. Docteur en histoire, il est chercheur associ\u00e9 au centre EREA du laboratoire d&rsquo;Ethnologie et de Sociologie comparative (CNRS-Universit\u00e9 Paris-Nanterre). <\/em>&#8212;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2018, le mus\u00e9e des Civilisations de l&rsquo;Europe et de la M\u00e9diterran\u00e9e (MUCEM) pr\u00e9sentait une passionnante exposition consacr\u00e9e \u00e0 Georges Henri Rivi\u00e8re<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-1\" href=\"#post-2758-footnote-1\">[1]<\/a><\/sup>. Par le biais de nombreuses archives et des reconstitutions de l\u00e9gendaires vitrines du mus\u00e9e national des Arts et Traditions populaires (MNATP), les commissaires de l\u2019exposition remettaient en lumi\u00e8re l\u2019inventivit\u00e9 et la modernit\u00e9 de ce mus\u00e9e aujourd\u2019hui disparu. Le mus\u00e9e national des Arts et Traditions populaires (1937-2005) a \u00e9t\u00e9 en son temps tr\u00e8s r\u00e9put\u00e9 pour sa mus\u00e9ographie et ses sc\u00e9nographies audacieuses. Bien que cette institution ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9di\u00e9e \u00e0 un domaine patrimonial parfois consid\u00e9r\u00e9 comme pass\u00e9iste, ce mus\u00e9e a au contraire su faire preuve d\u2019innovations tant dans ses \u00e9tudes que dans son approche mus\u00e9ographique. Les archives conserv\u00e9es aux Archives nationales (AN) permettent, dans leur diversit\u00e9 et leur compl\u00e9mentarit\u00e9, de documenter assez pr\u00e9cis\u00e9ment la mus\u00e9ographie du parcours permanent et les sc\u00e9nographies d\u2019expositions temporaires r\u00e9alis\u00e9es (mais aussi parfois seulement projet\u00e9es). Il est en effet possible pour cela de mobiliser conjointement les archives vers\u00e9es par le mus\u00e9e lui-m\u00eame<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-2\" href=\"#post-2758-footnote-2\">[2]<\/a><\/sup>, ainsi que celles provenant d\u2019autres administrations\u00a0: en particulier les fonds vers\u00e9s par la direction des mus\u00e9es nationaux, le service des b\u00e2timents civils et Palais nationaux, la r\u00e9union des Mus\u00e9es nationaux et les galeries nationales du Grand Palais<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-3\" href=\"#post-2758-footnote-3\">[3]<\/a><\/sup>. \u00c0 travers ce parcours des fonds des Archives nationales, nous souhaiterions ici mettre en avant leur potentiel remarquable pour tous ceux qui voudraient se pencher plus pr\u00e9cis\u00e9ment sur les sc\u00e9nographies mises en \u0153uvre par le MNATP au cours de son existence. Nous \u00e9voquerons dans un premier temps le long chemin emprunt\u00e9 par le mus\u00e9e pour parvenir \u00e0 mettre en \u0153uvre un parcours permanent novateur, puis nous nous int\u00e9resserons \u00e0 ce que les archives nous disent de ses expositions temporaires \u2013 pendant longtemps seules v\u00e9ritables vitrines des activit\u00e9s scientifiques du mus\u00e9e aupr\u00e8s de son public \u2013, et enfin nous verrons les tentatives de l\u2019\u00e9tablissement pour pr\u00e9senter ses collections hors les murs \u2013 partie int\u00e9grante du projet initial du MNATP.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Cr\u00e9ation du MNATP et mus\u00e9ographies des expositions permanentes<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s l\u2019inauguration en 1882 du mus\u00e9e d\u2019Ethnographie du Trocad\u00e9ro une salle d\u00e9di\u00e9e aux cultures traditionnelles fran\u00e7aises y fut ouverte en 1884. Quelques photographies prises au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle donnent une id\u00e9e de la sc\u00e9nographie typique de l\u2019\u00e9poque, recourant notamment \u00e0 des mannequins mis en sc\u00e8ne de fa\u00e7on fig\u00e9e<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-4\" href=\"#post-2758-footnote-4\">[4]<\/a><\/sup>.\u00a0La cr\u00e9ation d\u2019un d\u00e9partement des Arts et Traditions populaires, le 1<sup>er<\/sup> mai 1937, \u00e0 l\u2019instigation de Georges Henri Rivi\u00e8re (jusqu\u2019alors adjoint de Paul Rivet au mus\u00e9e d\u2019Ethnographie du Trocad\u00e9ro) devait permettre d\u2019envisager une reconfiguration plus innovante de la mus\u00e9ographie \u00ab\u00a0folklorique\u00a0\u00bb en France<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-5\" href=\"#post-2758-footnote-5\">[5]<\/a><\/sup>. Le projet de Rivi\u00e8re \u00e9tait d\u2019ailleurs tr\u00e8s ambitieux, puisqu\u2019initialement il comprenait non seulement un mus\u00e9e \u00ab\u00a0principal\u00a0\u00bb au futur palais du Chaillot, mais aussi un ensemble de mus\u00e9es en plein air localis\u00e9s en diff\u00e9rents points du territoire national. Ce projet ne verra pas le jour dans sa globalit\u00e9, mais Rivi\u00e8re s\u2019attachera n\u00e9anmoins tout au long de sa carri\u00e8re de mus\u00e9ographe \u00e0 d\u00e9velopper des projets annexes, entre mus\u00e9es de plein air et \u00e9comus\u00e9es, visant \u00e0 appliquer ses id\u00e9es dans ce domaine. C\u2019est finalement un seul mus\u00e9e qui fut install\u00e9, dans des conditions d\u2019ailleurs difficiles mais avec un projet scientifique et mus\u00e9ographique novateur\u00a0: il s\u2019agissait pour Georges Henri Rivi\u00e8re de sortir du folklorisme d\u2019antan au profit d\u2019une analyse globalisante du concept de tradition populaire. Il voulait montrer au public comment se manifestent ces traditions, quelles sont leurs origines, leurs \u00e9volutions et les diff\u00e9rentes formes qu\u2019elles peuvent prendre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les archives relatives \u00e0 la conception mus\u00e9ographique du si\u00e8ge historique de Chaillot sont tr\u00e8s riches d\u2019informations sur la conception du parcours permanent, sur le travail documentaire effectu\u00e9 dans cette perspective, les choix et renoncements mus\u00e9ographiques. On y trouve des notes, des rapports, des correspondances, des fiches documentaires, des plans etc. On peut ainsi observer par exemple le travail pr\u00e9paratoire, le choix des objets \u00e0 pr\u00e9senter la conception des vitrines des salles qui \u00e9taient organis\u00e9es par contexte culturel (et dont l\u2019approche semble inspir\u00e9e de la g\u00e9ographie humaine de l\u2019\u00e9poque) : les champs, la montagne, la mer, ville et village etc. (Fig. 1). Chaque unit\u00e9 g\u00e9ographico-culturelle \u00e9tait elle-m\u00eame d\u00e9clin\u00e9e en sous-th\u00e8mes : les semailles, la moisson, le battage, l\u2019\u00e9levage etc. D\u2019autres salles correspondaient plus \u00e0 des th\u00e9matiques transversales : la salle des m\u00e9tiers, la salle du calendrier, celle du savoir populaire etc<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-6\" href=\"#post-2758-footnote-6\">[6]<\/a><\/sup>. Une dizaine d\u2019alv\u00e9oles \u00e9taient destin\u00e9es \u00e0 pr\u00e9senter une s\u00e9rie de th\u00e8mes plus sp\u00e9cifiques\u00a0: le travail du forgeron\u00a0; la cuisine proven\u00e7ale. Rivi\u00e8re reprendra d\u2019une certaine fa\u00e7on cette id\u00e9e avec les unit\u00e9s \u00e9cologiques, dans son nouveau b\u00e2timent trente ans plus tard.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2759\" aria-describedby=\"caption-attachment-2759\" style=\"width: 1387px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2759\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-1.jpeg?resize=840%2C501&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"501\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-1.jpeg?w=1387&amp;ssl=1 1387w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-1.jpeg?resize=300%2C179&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-1.jpeg?resize=1024%2C611&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-1.jpeg?resize=768%2C458&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-1.jpeg?resize=1200%2C716&amp;ssl=1 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2759\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 1\u00a0: Mus\u00e9e des Arts et Traditions populaires, d\u00e9tail du plan d\u2019am\u00e9nagement int\u00e9rieur et d\u2019implantation des vitrines, 23 mars 1937, Archives nationales, 20130148\/11<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">En r\u00e9alit\u00e9, cette pr\u00e9sentation permanente des salles ne verra jamais le jour. En 1939, les collections commen\u00e7aient \u00e0 peine \u00e0 \u00eatre d\u00e9ball\u00e9es qu\u2019il fallut les remettre en caisse pour les mettre \u00e0 l\u2019abri en province (notamment au ch\u00e2teau de Chambord, puis \u00e0 Foug\u00e8res-sur-Bi\u00e8vre)<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-7\" href=\"#post-2758-footnote-7\">[7]<\/a><\/sup>. L\u2019occupation allemande et l\u2019av\u00e8nement du r\u00e9gime de Vichy n\u2019entra\u00een\u00e8rent pourtant pas l\u2019arr\u00eat des activit\u00e9s scientifiques et mus\u00e9ographiques du mus\u00e9e qui supervisa plusieurs \u00ab\u00a0chantiers intellectuels<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-8\" href=\"#post-2758-footnote-8\">[8]<\/a><\/sup>\u00a0\u00bb. Le mar\u00e9chal P\u00e9tain souhaitait en effet mettre en avant les valeurs de la tradition fran\u00e7aise\u00a0: ruralit\u00e9 et artisanat furent d\u00e8s lors tr\u00e8s pr\u00e9sents dans les activit\u00e9s mus\u00e9ales de Georges Henri Rivi\u00e8re et de son \u00e9quipe, appel\u00e9s \u00e0 participer, voire \u00e0 conduire diverses expositions organis\u00e9es un peu partout en m\u00e9tropole\u00a0: Bourges, Rennes, Reims, Versailles, Caen, Clermont-Ferrand, Limoges, Lyon, Bordeaux, Beauvais et Paris (mus\u00e9e des Arts d\u00e9coratifs)<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-9\" href=\"#post-2758-footnote-9\">[9]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les ann\u00e9es qui suivent la guerre de nouveaux travaux furent entrepris au palais de Chaillot. Entre 1946 et 1948 une partie du palais de Chaillot avait \u00e9t\u00e9 utilis\u00e9e pour des r\u00e9unions de l\u2019ONU, ce qui impliqua en 1949 des travaux de remise en \u00e9tat des locaux et d\u2019am\u00e9nagement de la salle d\u2019exposition temporaire qui, bien que pr\u00e9vue depuis les origines, n\u2019avait jamais pu voir le jour faute de cr\u00e9dits suffisants. Ces expositions (initi\u00e9es \u00e0 partir de 1951) permirent \u00e0 Georges Henri Rivi\u00e8re et ses collaborateurs de montrer enfin au public dans des conditions acceptables le travail scientifique et conceptuel men\u00e9 depuis des ann\u00e9es autour des arts et traditions populaires. Car, force est de constater que les locaux attribu\u00e9s au mus\u00e9e, dans la partie en sous-sol du palais de Chaillot (sous le mus\u00e9e des Monuments fran\u00e7ais), \u00e9taient bien trop exigus pour que Rivi\u00e8re puisse d\u00e9velopper et donner \u00e0 voir les notions complexes relevant, non pas d\u2019un \u00ab folklore \u00bb surann\u00e9, mais de traditions populaires sujettes \u00e0 de constantes \u00e9volutions. Pendant des ann\u00e9es cet espace demeura donc un mus\u00e9e invisible au public, si ce n\u2019est dans le cadre d\u2019expositions temporaires, \u00e0 partir de 1951 (sur lesquelles nous reviendrons un peu plus loin), qui firent beaucoup pour la r\u00e9putation du mus\u00e9e. Son conservateur d\u00e9ploya dans le m\u00eame temps une grande \u00e9nergie afin de trouver des locaux plus vastes pour son mus\u00e9e. Apr\u00e8s quelques fausses pistes dans divers lieux d\u2019\u00cele-de-France, le projet se fixa aux abords du bois de Boulogne. Dans un premier temps on s\u2019orienta vers une implantation du mus\u00e9e dans l\u2019ancien <em>palmarium<\/em> du jardin d\u2019Acclimatation ; par arr\u00eat\u00e9 du 28 juillet 1953, Jean Dubuisson, architecte en chef des B\u00e2timents civils et Palais nationaux, fut charg\u00e9 de travailler \u00e0 un projet permettant l\u2019installation des collections du MNATP dans ce b\u00e2timent. Mais finalement, apr\u00e8s avoir constat\u00e9 l\u2019impossibilit\u00e9 du projet, il fut d\u00e9cid\u00e9 en 1955 de construire un b\u00e2timent neuf<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-10\" href=\"#post-2758-footnote-10\">[10]<\/a><\/sup>. Le chantier se prolongea sur pr\u00e8s de dix ans (entre 1959 et 1969), mais au-del\u00e0 du strict projet architectural, c\u2019est surtout le projet mus\u00e9ographique qui semble s\u2019\u00eatre \u00e9ternis\u00e9 et avoir entra\u00een\u00e9 un grand retard dans la livraison du b\u00e2timent, qui ne fut remis par l\u2019architecte qu\u2019en 1969.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le projet mus\u00e9ographique reposait sur la conception d\u2019un double circuit de visite\u00a0: une galerie dite culturelle, destin\u00e9e au grand public, et une galerie dite scientifique (ou galerie d\u2019\u00e9tude) pour les sp\u00e9cialistes ou les \u00e9tudiants. La galerie d\u2019\u00e9tude ne fut inaugur\u00e9e qu\u2019en f\u00e9vrier 1972 et la galerie culturelle en juin 1975. Les archives permettent de suivre la lente \u00e9volution de la r\u00e9flexion (sur pr\u00e8s de 15 ans\u00a0!) sur la conception de ces deux galeries\u00a0: les th\u00e9matiques retenues, les objets \u00e0 s\u00e9lectionner, les vitrines, la circulation. Les options retenues \u00e9taient r\u00e9solument novatrices, mais probablement assez perturbantes pour nombre de visiteurs. Ainsi, lorsque l\u2019on voit le plan de la galerie culturelle, on a l\u2019impression d\u2019entrer dans un labyrinthe (Fig.\u00a02).<\/p>\n<figure id=\"attachment_2760\" aria-describedby=\"caption-attachment-2760\" style=\"width: 1386px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2760\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-2.jpeg?resize=840%2C451&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"451\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-2.jpeg?w=1386&amp;ssl=1 1386w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-2.jpeg?resize=300%2C161&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-2.jpeg?resize=1024%2C550&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-2.jpeg?resize=768%2C412&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-2.jpeg?resize=1200%2C644&amp;ssl=1 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2760\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 2\u00a0: Plan de la galerie culturelle, projet pour le nouveau si\u00e8ge du mus\u00e9e, 17 mai 1967. Archives nationales, 20130201\/53<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Chaque vitrine s\u2019inscrivait dans un th\u00e8me et donnait lieu \u00e0 la pr\u00e9sentation, soit d\u2019une s\u00e9rie d\u2019objets ayant une fonction identique et d\u00e9clin\u00e9s selon leur vari\u00e9t\u00e9 r\u00e9gionale, soit par des objets illustrant une s\u00e9quence (par exemple pour la vitrine \u00ab\u00a0Du bl\u00e9 au pain\u00a0\u00bb\u00a0on partait de la production du bl\u00e9 \u2013 avec ses outils ou ses pratiques associ\u00e9es \u2013, puis l\u2019on passait \u00e0 la production de farine, pour arriver \u00e0 la fabrication puis la vente du pain \u2013 avec l\u00e0 aussi les outils, l\u2019environnement de la boulangerie). Dans cette galerie culturelle on pouvait \u00e9galement voir ce que Georges Henri Rivi\u00e8re avait appel\u00e9 des \u00ab\u00a0unit\u00e9s \u00e9cologiques\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire la reconstitution de lieux de vie ou de travail, pr\u00e9sentant un ensemble d\u2019objets remis dans leur contexte d\u2019origine et donnant ainsi \u00e0 voir un environnement culturel sp\u00e9cifique. Dans les ann\u00e9es 1960 le CNRS lan\u00e7a des \u00ab\u00a0recherches coop\u00e9ratives sur programme\u00a0\u00bb &#8211; des \u00e9tudes pluridisciplinaires mobilisant d\u2019autres institutions. Notamment, il s\u2019associa avec le MNATP entre 1964 et 1966 pour mener une grande \u00e9tude de terrain sur le pays de l\u2019Aubrac (Aveyron, Cantal et Loz\u00e8re), une terre d\u2019agriculture traditionnelle confront\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9volution du monde \u00e9conomique moderne. Des anthropologues, des sociologues, des agronomes se c\u00f4toy\u00e8rent ou se succ\u00e9d\u00e8rent sur le terrain, interrogeant les habitants, \u00e9tudiant les archives, analysant les structures en place etc. Les ethnologues qui travaillaient en association avec le MNATP collect\u00e8rent quantit\u00e9 d\u2019informations, d\u2019artefacts, prirent des photographies, effectu\u00e8rent des enregistrements sonores et audiovisuels. Outre les publications qui en r\u00e9sult\u00e8rent, une partie de ces informations fut utilis\u00e9e pour le parcours mus\u00e9ographique du nouveau mus\u00e9e en cours d\u2019\u00e9laboration au bois de Boulogne. Notamment avec la conception de l\u2019une de ces fameuses \u00ab\u00a0unit\u00e9s \u00e9cologiques<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-11\" href=\"#post-2758-footnote-11\">[11]<\/a><\/sup>\u00a0\u00bb, tel ce \u00ab\u00a0buron\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire un atelier traditionnel de fabrication de fromages (Fig. 3).<\/p>\n<figure id=\"attachment_2761\" aria-describedby=\"caption-attachment-2761\" style=\"width: 1386px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2761\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-3.jpeg?resize=840%2C593&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"593\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-3.jpeg?w=1386&amp;ssl=1 1386w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-3.jpeg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-3.jpeg?resize=1024%2C723&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-3.jpeg?resize=768%2C542&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-3.jpeg?resize=1200%2C847&amp;ssl=1 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2761\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 3\u00a0: Reconstitution du buron de l\u2019Aubrac dans la galerie culturelle, vers 1975, photographie A. Chastanier, Archives nationales, 20130317\/47<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">On peut voir ces reconstitutions comme une \u00e9volution mus\u00e9ographique des dioramas ou des <em>period rooms<\/em> alors si en vogue dans certains mus\u00e9es ethnographiques de la fin du XIX<sup>e<\/sup> ou du d\u00e9but XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Dans le cas des unit\u00e9s \u00e9cologiques mises en place au MNATP, un lieu de vie \u00e9tait mis sous vitrine\u00a0: on voyait trois faces d\u2019une pi\u00e8ce ou d\u2019une maison, la quatri\u00e8me \u00e9tait une vitre s\u00e9parant ce lieu clos des observateurs. Un essai publi\u00e9 dans l\u2019album accompagnant l\u2019exposition <em>Document bilingue<\/em> (dont il sera question un peu plus loin) fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 <em>La vie mode d\u2019emploi<\/em> de Georges P\u00e9rec<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-12\" href=\"#post-2758-footnote-12\">[12]<\/a><\/sup>, cette \u0153uvre litt\u00e9raire o\u00f9 l\u2019appartement de chaque habitant d\u2019un immeuble est tour \u00e0 tour offert \u00e0 la curiosit\u00e9 du lecteur (et au-del\u00e0 de l\u2019appartement c\u2019est la vie de ses habitants qui est alors d\u00e9voil\u00e9e). On pourrait \u00e9galement, sur un plan formel, \u00e9voquer une sc\u00e8ne dans\u00a0<em>Playtime<\/em><sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-13\" href=\"#post-2758-footnote-13\">[13]<\/a><\/sup>, le film de Jacques Tati, o\u00f9 l\u2019on peut observer depuis la rue les habitants d\u2019appartements am\u00e9nag\u00e9s de fa\u00e7on tr\u00e8s moderne, s\u2019agiter, tels les acteurs d\u2019une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre muet. Ce principe fut \u00e9galement largement repris et r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9 par des artistes contemporains, dans le cadre de certaines de leurs installations (dont les premi\u00e8res \u00e9taient d\u2019ailleurs contemporaines des unit\u00e9s \u00e9cologiques con\u00e7ues au MNATP).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ces reconstitutions install\u00e9es au MNATP il y a \u00e0 la fois le souci d\u2019authenticit\u00e9 scientifique, de vulgarisation pour le grand public et la volont\u00e9 de plonger le visiteur dans une exp\u00e9rience \u00e9motionnelle et sensorielle, puisque l\u2019on pouvait actionner \u00e0 la demande un syst\u00e8me sonore m\u00ealant bruits \u00ab\u00a0typiques\u00a0\u00bb (cloches, meuglements), t\u00e9moignages des anciens habitants et commentaires de l\u2019ethnologue. Le dossier d\u2019archives de la reconstitution du buron permet de suivre le processus mis en \u0153uvre pour cela, avec la documentation, les r\u00e9unions de travail, les synopsis, les listes et fiches d\u2019objets utilis\u00e9s pour cette mise en sc\u00e8ne<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-14\" href=\"#post-2758-footnote-14\">[14]<\/a><\/sup>. Ces fiches nous indiquent que justement tous les objets utilis\u00e9s pour cette reconstitution n\u2019ont pas forc\u00e9ment \u00e9t\u00e9 collect\u00e9s au m\u00eame endroit et par la m\u00eame personne. Il s\u2019agit donc d\u2019une reconstitution certes fid\u00e8le \u00e0 ce que pouvait \u00eatre un buron, mais c\u2019est aussi une sorte de fiction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En sous-sol se trouvait la galerie d\u2019\u00e9tude, un lieu qui donc s\u2019adressait \u00e0 un public plus averti. Elle \u00e9tait organis\u00e9e selon une r\u00e9partition par \u00ab\u00a0rues\u00a0\u00bb. \u00a0L\u00e0 aussi les vitrines se voulaient tr\u00e8s synth\u00e9tiques pour exprimer un concept, ou un fait culturel, comme par exemple une vitrine consacr\u00e9e \u00e0 la musique (Fig. 4). Les explications \u00e9crites \u00e9taient r\u00e9duites \u00e0 leur plus simple expression (du moins \u00e0 proximit\u00e9 des vitrines, car on pouvait aussi avoir acc\u00e8s \u00e0 des albums documentaires et \u00e0 des ressources audiovisuelles). Georges Henri Rivi\u00e8re d\u00e9montrait ici son g\u00e9nie de la mise en sc\u00e8ne. Par exemple, dans la vitrine illustrant les \u00ab\u00a0Jeux de forces et jeux d\u2019adresse\u00a0\u00bb, l\u2019accumulation d\u2019artefacts du m\u00eame type (des boules et des quilles) devient quasiment une \u0153uvre d\u2019art cin\u00e9tique<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-15\" href=\"#post-2758-footnote-15\">[15]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2762\" aria-describedby=\"caption-attachment-2762\" style=\"width: 1795px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2762\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-4.jpeg?resize=840%2C641&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"641\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-4.jpeg?w=1795&amp;ssl=1 1795w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-4.jpeg?resize=300%2C229&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-4.jpeg?resize=1024%2C781&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-4.jpeg?resize=768%2C586&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-4.jpeg?resize=1536%2C1171&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-4.jpeg?resize=1200%2C915&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-4.jpeg?w=1680&amp;ssl=1 1680w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2762\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 4\u00a0: Vitrine consacr\u00e9e \u00e0 la musique dans la galerie d&rsquo;\u00e9tude, vers 1972, Photographie Jean-Dominique Lajoux, Archives nationales, 20130338\/5<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s la fermeture du mus\u00e9e en 2005 et la r\u00e9affectation de ses collections au MUCEM, \u00e0 Marseille, ce dernier n\u2019a cess\u00e9 de r\u00e9interroger les activit\u00e9s scientifiques, documentaires et mus\u00e9ographiques du MNATP. Dans ses locaux de la Belle de Mai, une de ses r\u00e9serves a \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9e de fa\u00e7on \u00e0 pouvoir accueillir des visites guid\u00e9es du public. Le MUCEM a \u00e9galement d\u00e9j\u00e0 accueilli deux expositions d\u00e9di\u00e9es au MNATP. La premi\u00e8re, en 2017, s\u2019intitulait <em>Document bilingue<\/em>. Les commissaires de cette exposition \u00e9taient partis de l\u2019id\u00e9e que les objets collect\u00e9s par le MNATP s\u2019assimilaient \u00e0 des documents bilingues\u00a0: \u00e0 la fois repr\u00e9sentatifs des arts ou des traditions populaires mais aussi suscitant un discours d\u2019ordre scientifique. Dans cette perspective, ils avaient invit\u00e9 des artistes \u00e0 relire les collections du mus\u00e9e et \u00e0 les r\u00e9activer, en \u00e9voquant la nature double des objets conserv\u00e9s dans ce mus\u00e9e\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 40px;\">\u00ab La question de la nature bifide de l\u2019objet, partag\u00e9 entre art populaire et discours scientifique, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un document bilingue, fut au c\u0153ur m\u00eame du projet de Rivi\u00e8re. Mais qu\u2019en est-il d\u00e9sormais de ces collections aujourd\u2019hui en sommeil dans les r\u00e9serves du MUCEM ? Comment activer voire performer un document en r\u00e9fl\u00e9chissant sa nature bilingue \u2013 objet au statut esth\u00e9tique et po\u00e9tique, mais aussi t\u00e9moignage \u00e0 valeur ethnographique<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-16\" href=\"#post-2758-footnote-16\">[16] <\/a><\/sup>? \u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces performances artistiques se m\u00ealaient \u00e0 des relectures historiographiques des activit\u00e9s de l\u2019ancien mus\u00e9e. Puis en 2019 s\u2019est tenue au MUCEM une exposition consacr\u00e9e \u00e0 la figure marquante de Georges Henri Rivi\u00e8re. Les commissaires de cette exposition y avaient reconstitu\u00e9 des vitrines \u00e9voquant de fameuses expositions temporaires du mus\u00e9e\u00a0: par exemple l\u2019exposition <em>Marionnettes<\/em>, qui s\u2019\u00e9tait tenue dans ses locaux du palais de Chaillot en 1952. Ces reconstitutions furent rendues possibles notamment gr\u00e2ce aux photographies prises lors de l\u2019installation de ces expositions<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-17\" href=\"#post-2758-footnote-17\">[17]<\/a><\/sup>. Une reconstitution encore plus spectaculaire \u00e9tait celle de l\u2019une des unit\u00e9s \u00e9cologiques de la galerie culturelle du MNATP\u00a0: le buron de l\u2019Aubrac. Cette reconstitution a \u00e9t\u00e9 rendue possible gr\u00e2ce aux dessins conserv\u00e9s dans les archives du MNATP<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-18\" href=\"#post-2758-footnote-18\">[18]<\/a><\/sup> et aux photographies conserv\u00e9es au MUCEM.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les expositions temporaires<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme on vient de le voir, l\u2019analyse (et \u00e9ventuellement la r\u00e9activation de parties d\u2019expositions pass\u00e9es) est rendue possible gr\u00e2ce aux archives du MNATP, qui peuvent en outre \u00eatre parfois compl\u00e9t\u00e9es par d\u2019autres fonds provenant de la r\u00e9union des Mus\u00e9es nationaux ou des galeries nationales du Grand Palais. Il convient de souligner que les archives\u00a0ont d\u00e8s le d\u00e9but occup\u00e9 une place centrale au MNATP. Avant m\u00eame la cr\u00e9ation officielle du mus\u00e9e, Rivi\u00e8re avait \u00e9t\u00e9 associ\u00e9 par le biais d\u2019Andr\u00e9 Varagnac au projet \u00e9ditorial de l\u2019<em>Encyclop\u00e9die fran\u00e7aise<\/em>, initi\u00e9 en 1932 par le ministre de l\u2019\u00c9ducation nationale, Anatole de Monzie et l\u2019historien Lucien Febvre. Le folklore r\u00e9gional, les traditions populaires faisaient partie des sujets devant \u00eatre trait\u00e9s par cette encyclop\u00e9die. Un atlas folklorique de la France \u00e9tait notamment pr\u00e9vu, avec une s\u00e9rie de cartes cens\u00e9es synth\u00e9tiser et illustrer une s\u00e9rie de faits folkloriques. Les mat\u00e9riaux d\u2019\u00e9tude ainsi collect\u00e9s et produits furent alors centralis\u00e9s au sein d\u2019un \u00ab office de documentation folklorique \u00bb, l\u2019un des tous premiers locaux am\u00e9nag\u00e9s au sein du MNATP peu apr\u00e8s sa cr\u00e9ation<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-19\" href=\"#post-2758-footnote-19\">[19]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le travail d\u2019enqu\u00eate et le collationnement des r\u00e9sultats produits par ces enqu\u00eates de terrain firent partie int\u00e9grante du mus\u00e9e et furent toujours au c\u0153ur de son activit\u00e9. C\u2019est pourquoi Georges Henri Rivi\u00e8re d\u00e9finissait volontiers son \u00e9tablissement comme un \u00ab\u00a0mus\u00e9e-laboratoire\u00a0\u00bb, mettant ainsi l\u2019accent sur la fonction \u00ab\u00a0recherche\u00a0\u00bb qui \u00e9tait per\u00e7ue comme centrale dans son projet mus\u00e9ographique. Dans un rapport sur les activit\u00e9s de son institution naissante, il \u00e9voquait ainsi (et dans cet ordre) les objectifs du mus\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0Coordonner et d\u00e9velopper l\u2019\u00e9tude scientifique du folklore\u00a0; constituer une documentation et des collections\u00a0; publier et enseigner\u00a0; organiser le mus\u00e9e et des expositions<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-20\" href=\"#post-2758-footnote-20\">[20]<\/a><\/sup>\u00a0\u00bb. Quelques ann\u00e9es plus tard, dans un autre rapport destin\u00e9 \u00e0 son administration de tutelle, il revenait encore sur les missions de son \u00e9tablissement\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 40px;\">\u00ab\u00a0Le mus\u00e9e d\u2019ethnographie folklorique remplit ainsi sa double mission d\u2019\u00e9ducation et de recherche\u00a0: d\u2019\u00e9ducation, par ses galeries \u00e0 l\u2019usage du grand public\u00a0; de recherche, par la mise \u00e0 la disposition des travailleurs scientifiques de ses magasins d\u2019objets et autres instruments d\u2019\u00e9tude\u00a0: biblioth\u00e8que, phonoth\u00e8que, iconoth\u00e8que, archives etc. En un mot, un MUS\u00c9E-LABORATOIRE<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-21\" href=\"#post-2758-footnote-21\">[21]<\/a><\/sup>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il avait commenc\u00e9 sa carri\u00e8re de conservateur de mus\u00e9e en tant qu\u2019adjoint de Paul Rivet au mus\u00e9e de l\u2019Homme, y avait d\u00e9velopp\u00e9 un grand sens de l\u2019organisation et de la gestion mus\u00e9ale. Rivi\u00e8re attacha toujours une grande attention \u00e0 la gestion des archives\u00a0: on peut le constater d\u00e8s ses premi\u00e8res notes de service, fixant le mode d\u2019enregistrement et de gestion des archives. Ce qui explique la bonne conservation des archives et leur qualit\u00e9 documentaire<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-22\" href=\"#post-2758-footnote-22\">[22]<\/a><\/sup>. C\u2019est notamment le cas des dossiers d\u2019organisation des exposition, indispensables pour tout travail historiographique dans ce domaine<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-23\" href=\"#post-2758-footnote-23\">[23]<\/a><\/sup>. Ces expositions \u00e9taient le plus souvent le r\u00e9sultat des \u00e9tudes et des enqu\u00eates men\u00e9es sur le terrain par le personnel attach\u00e9 au mus\u00e9e. La particularit\u00e9 de ce mus\u00e9e est que son personnel scientifique \u00e9tait essentiellement compos\u00e9 de chercheurs du CNRS d\u00e9tach\u00e9s aupr\u00e8s du MNATP. Les expositions pr\u00e9sentent donc, souvent au travers de th\u00e9matiques transversales, le r\u00e9sultat de leurs collectes d\u2019informations et d\u2019artefacts. On a \u00e9voqu\u00e9 plus haut la conception tr\u00e8s novatrice de la galerie culturelle et de la galerie d\u2019\u00e9tude. La seule r\u00e9serve que l\u2019on puisse \u00e9mettre est qu\u2019apr\u00e8s l\u2019ouverture au public de ces deux galeries au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970, leur pr\u00e9sentation \u00e9volua apparemment tr\u00e8s peu. Comme si ses successeurs n\u2019avaient pas os\u00e9 toucher \u00e0 la mus\u00e9ographie originale de Rivi\u00e8re (mais ils n\u2019en eurent peut-\u00eatre pas non plus les moyens). C\u2019est peut-\u00eatre plus \u00e0 travers les expositions temporaires que ses successeurs purent apporter une touche personnelle, aborder de nouvelles th\u00e9matiques et des fa\u00e7ons diff\u00e9rentes d\u2019exposer, de donner \u00e0 voir au public ces traditions populaires, mais en les abordant d\u00e9sormais sous un angle plus anthropologique et non plus folklorique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsque le MNATP \u00e9tait encore \u00e0 Chaillot, les espaces d\u2019exposition \u00e9taient si contraints et les moyens si limit\u00e9s qu\u2019il ne fut pas possible de mettre en \u0153uvre le parcours permanent imagin\u00e9 depuis le d\u00e9but. Ce n\u2019est qu\u2019en 1951 que les travaux d\u2019am\u00e9nagement des espaces d\u00e9di\u00e9s aux expositions temporaires purent \u00eatre achev\u00e9s, permettant enfin \u00e0 l\u2019\u00e9quipe du mus\u00e9e de pr\u00e9senter au public une partie de leurs travaux de recherche. On peut alors voir, gr\u00e2ce aux photographies prises \u00e0 l\u2019\u00e9poque, comment avec des moyens r\u00e9duits Georges Henri Rivi\u00e8re et ses collaborateurs parvenaient quand m\u00eame \u00e0 faire des vitrines vivantes et suggestives.\u00a0Le conservateur d\u00e9veloppa notamment un art consomm\u00e9 de l\u2019usage du fil de nylon pour accrocher les objets, animer les v\u00eatements. Il se dit qu\u2019il mettait un point d\u2019honneur \u00e0 ne pas utiliser des mannequins qui avaient tendance \u00e0 figer les attitudes des personnages, \u00e0 rendre ternes les reconstitutions de sc\u00e8nes de la vie quotidienne. Une vue d\u2019une vitrine intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Prestige du cirque\u00a0\u00bb dans l\u2019exposition <em>Arts et traditions du cirque<\/em> (1956) en est un bon exemple (Fig. 5). Plut\u00f4t que l\u2019anecdotique, ce qui primait dans ces cr\u00e9ations \u00e9tait avant tout un esprit didactique. Tr\u00e8s t\u00f4t, le personnel scientifique du mus\u00e9e d\u00e9veloppa un art de la s\u00e9quence pour expliquer visuellement un processus (de fabrication<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-24\" href=\"#post-2758-footnote-24\">[24]<\/a><\/sup> ou d\u2019\u00e9volution)<strong>. <\/strong><\/p>\n<figure id=\"attachment_2763\" aria-describedby=\"caption-attachment-2763\" style=\"width: 620px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2763\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-5.jpeg?resize=620%2C648&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"620\" height=\"648\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-5.jpeg?w=620&amp;ssl=1 620w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-5.jpeg?resize=287%2C300&amp;ssl=1 287w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 984px) 61vw, (max-width: 1362px) 45vw, 600px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2763\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 5 : Vitrine \u00ab prestige du cirque \u00bb dans l\u2019exposition \u00ab\u00a0Arts et traditions du cirque\u00a0\u00bb, 1956, photographie Pierre Soulier, Mucem, Ph.56-101-21<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les salles disponibles pour les expositions temporaires au nouveau si\u00e8ge du mus\u00e9e \u00e9taient plus vastes et certainement plus adapt\u00e9es, ce qui offrit une plus grande latitude aux commissaires d\u2019exposition et aux sc\u00e9nographes. En outre, les \u00e9quipes du MNATP eurent en certaines occasions la possibilit\u00e9 d\u2019organiser leurs expositions aux galeries nationales du Grand Palais. Ce fut par exemple le cas pour l\u2019exposition <em>Hier pour demain<\/em> (1980), qui se voulait en quelque sorte un manifeste de ce que le MNATP proposait en termes d\u2019\u00e9tude et de pr\u00e9sentation des arts et traditions populaires fran\u00e7aises. On voit dans le dossier de l\u2019exposition que, outre les traditionnelles vitrines avec des objets ou des costumes, on y avait pr\u00e9sent\u00e9 beaucoup de grands artefacts sur des plateformes : des g\u00e9ants de carton-p\u00e2te, un mod\u00e8le de \u00ab\u00a0tarasque \u00bb &#8211; cet animal fantastique que l\u2019on promenait dans les rues pour la f\u00eate du m\u00eame nom \u00e0 Tarascon -, des syst\u00e8mes m\u00e9caniques et m\u00eame un vieux tracteur<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-25\" href=\"#post-2758-footnote-25\">[25]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les dossiers des expositions organis\u00e9es par le MNATP sont souvent riches d\u2019informations sur leur conception\u00a0: le choix du sujet, des diff\u00e9rents th\u00e8mes abord\u00e9s, des objets pr\u00e9sent\u00e9s, des sollicitations aupr\u00e8s des pr\u00eateurs publics et priv\u00e9s. On voit aussi \u00e9ventuellement les diverses options envisag\u00e9es pour la sc\u00e9nographie, ses \u00e9volutions, ses possibles abandons. On y trouve de nombreux croquis des salles, avec parfois des repentirs, des pr\u00e9cisions qui viennent se surajouter, des croquis de vitrines avec la disposition pr\u00e9vue pour les objets\u00a0: le dossier de l\u2019exposition <em>Objets domestiques des Provinces de France dans la vie familiale et les arts m\u00e9nagers<\/em> (1955) contient ainsi toute une s\u00e9rie de croquis relatif \u00e0 la sc\u00e9nographie et \u00e0 l\u2019implantation des vitrines et des objets<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-26\" href=\"#post-2758-footnote-26\">[26]<\/a><\/sup> (Fig. 6).<\/p>\n<figure id=\"attachment_2764\" aria-describedby=\"caption-attachment-2764\" style=\"width: 1385px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2764\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-6.jpeg?resize=840%2C648&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"648\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-6.jpeg?w=1385&amp;ssl=1 1385w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-6.jpeg?resize=300%2C231&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-6.jpeg?resize=1024%2C790&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-6.jpeg?resize=768%2C592&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-6.jpeg?resize=1200%2C925&amp;ssl=1 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2764\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 6\u00a0: Croquis pr\u00e9paratoire \u00e0 la sc\u00e9nographie de l\u2019exposition \u00ab\u00a0Objets domestiques des Provinces de France dans la vie familiale et les arts m\u00e9nagers\u00a0\u00bb, vers 1952-1953, Archives nationales, 20120297\/67<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la cat\u00e9gorie des plans de salles d\u2019exposition on trouve dans les archives une grande vari\u00e9t\u00e9 typologique de documents voire d\u2019objets. \u00c0 l\u2019entr\u00e9e d\u2019une exposition on trouve souvent un petit plan g\u00e9n\u00e9ral des salles \u00e0 destination du public. Pour ses premi\u00e8res expositions, dans les ann\u00e9es 1950 le MNATP affichait un plan synth\u00e9tique peint sur une plaque de bois. Ces plaques ont \u00e9t\u00e9 soigneusement conserv\u00e9es et sont parvenues jusqu\u2019\u00e0 nous<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-27\" href=\"#post-2758-footnote-27\">[27]<\/a><\/sup>. On trouve aussi de grands plans sur calque, qui l\u00e0 aussi synth\u00e9tisent \u2013 cette fois-ci \u00e0 usage interne, dans la phase de pr\u00e9paration des expositions \u2013 l\u2019organisation spatiale des salles<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-28\" href=\"#post-2758-footnote-28\">[28]<\/a><\/sup>. Signalons qu\u2019une seule maquette de projet sc\u00e9nographique est parvenue jusqu\u2019\u00e0 nous\u00a0; elle est assez spectaculaire dans le souci du d\u00e9tail<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-29\" href=\"#post-2758-footnote-29\">[29]<\/a><\/sup>. Le versement AN 20130632 contient, quant \u00e0 lui, une s\u00e9rie de dessins et de peintures correspondant \u00e0 des projets de sc\u00e9nographie pour des expositions \u2013 qui n&rsquo;ont peut-\u00eatre pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, des photographies documentent aussi la phase de montage, mais aussi le moment particulier de l\u2019inauguration<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-30\" href=\"#post-2758-footnote-30\">[30]<\/a><\/sup>. Si l\u2019on en trouve parfois des tirages dans les dossiers d\u2019archives, il convient de signaler que c\u2019est plus majoritairement au sein de la phototh\u00e8que du MUCEM que l\u2019on trouvera des photographies relatives aux expositions temporaires. Il est \u00e9galement \u00e0 signaler que nous conservons plusieurs films tourn\u00e9s par ou pour le MNATP, o\u00f9 l\u2019on voit les salles d\u2019expositions permanentes ou temporaires du mus\u00e9e, tant au palais de Chaillot qu\u2019\u00e0 son nouveau si\u00e8ge du bois de Boulogne<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-31\" href=\"#post-2758-footnote-31\">[31]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certaines de ces expositions avaient \u00e9t\u00e9 organis\u00e9es avec le concours de la r\u00e9union des Mus\u00e9es nationaux. Dans ce cas-l\u00e0, les archives de la RMN apportent un possible compl\u00e9ment d\u2019informations. C\u2019est par exemple le cas pour l\u2019exposition <em>Artisans de l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance<\/em>, o\u00f9 l\u2019id\u00e9e \u00e9tait de simuler une rue avec, c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te, plusieurs commerces et ateliers touchant \u00e0 l\u2019habillement, \u00e0 la mode, \u00e0 l\u2019apparence\u00a0: on y trouvait par exemple le coiffeur, la modiste, le bottier. Plusieurs sc\u00e9nographes avaient r\u00e9pondu \u00e0 l\u2019appel d\u2019offre\u00a0; on peut ainsi voir dans les archives de la RMN les diff\u00e9rentes propositions faites et donc avoir un aper\u00e7u de ce que l\u2019exposition aurait pu \u00eatre avec ces sc\u00e9nographies alternatives non retenues<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-32\" href=\"#post-2758-footnote-32\">[32]<\/a><\/sup>.\u00a0Pour rester dans le registre des sources compl\u00e9mentaires, signalons aussi que les Archives nationales conservent un versement fait par les galeries nationales du Grand Palais, class\u00e9 par dossier d\u2019exposition, contenant entre autres certains aspects techniques relatifs \u00e0 l\u2019am\u00e9nagement et au montage. Par exemple, pour l\u2019exposition <em>Costumes, coutumes<\/em> (1985), on a un plan g\u00e9n\u00e9ral d\u2019implantation des structures et vitrines, avec quelques sp\u00e9cifications techniques, ainsi que\u00a0le planning d\u2019intervention des diff\u00e9rentes entreprises<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-33\" href=\"#post-2758-footnote-33\">[33]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certains dossiers d\u2019expositions illustrent un autre cas particulier\u00a0: les itin\u00e9rances, lorsqu\u2019une exposition est transpos\u00e9e en plusieurs autres lieux. C\u2019est par exemple le cas de cette exposition consacr\u00e9e au ph\u00e9nom\u00e8ne soci\u00e9tal du grand succ\u00e8s populaire connu par la bande dessin\u00e9e <em>Ast\u00e9rix<\/em>. Ces itin\u00e9rances donnent g\u00e9n\u00e9ralement lieu \u00e0 des mus\u00e9ographies distinctes. On peut l\u2019observer dans ce dossier, o\u00f9 est document\u00e9e la pr\u00e9paration de l\u2019exposition pour une nouvelle \u00e9tape au centre national de la Bande dessin\u00e9e et de l\u2019Image \u00e0 Angoul\u00eame\u00a0; on y voit quelques-unes des structures envisag\u00e9es par le sc\u00e9nographe pour mettre en sc\u00e8ne de mani\u00e8re tr\u00e8s immersive les diff\u00e9rents th\u00e8mes abord\u00e9s par l\u2019exposition\u00a0(Fig. 7).<\/p>\n<figure id=\"attachment_2765\" aria-describedby=\"caption-attachment-2765\" style=\"width: 1386px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2765\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-7.jpeg?resize=840%2C594&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"594\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-7.jpeg?w=1386&amp;ssl=1 1386w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-7.jpeg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-7.jpeg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-7.jpeg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-7.jpeg?resize=1200%2C848&amp;ssl=1 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2765\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 7 : Projet mus\u00e9ographique pour l\u2019exposition \u00ab\u00a0Ils sont fous\u2026 d\u2019Ast\u00e9rix ! Un mythe contemporain\u00a0\u00bb, au Centre national de la bande dessin\u00e9e et de l\u2019image \u00e0 Angoul\u00eame, 1996. Archives nationales, 20120397\/135<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais avant Angoul\u00eame, l\u2019exposition avait \u00e9galement \u00e9t\u00e9 montr\u00e9e au mus\u00e9e des Beaux-arts de Montr\u00e9al. On constate que la sc\u00e9nographie est tr\u00e8s diff\u00e9rente. On ne peut pas non plus exclure que le contenu m\u00eame de l\u2019exposition ait \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9 au public canadien (avec par exemple cette salle consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019album intitul\u00e9 <em>La grande travers\u00e9e<\/em> qui voit les h\u00e9ros gaulois d\u00e9barquer en Am\u00e9rique du Nord (Fig. 8).<\/p>\n<figure id=\"attachment_2767\" aria-describedby=\"caption-attachment-2767\" style=\"width: 1387px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2767\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-8.jpeg?resize=840%2C630&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"630\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-8.jpeg?w=1387&amp;ssl=1 1387w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-8.jpeg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-8.jpeg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-8.jpeg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-8.jpeg?resize=1200%2C900&amp;ssl=1 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2767\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 8\u00a0: Vue d\u2019une des salles de l\u2019exposition\u00a0\u00ab\u00a0Ils sont fous\u2026 d\u2019Ast\u00e9rix\u00a0! Un mythe contemporain\u00a0\u00bb, au Mus\u00e9e des Beaux-arts de Montr\u00e9al, photographie Brian Merrett\/MBAM, 1996. Archives nationales, 20120397\/135<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le MNATP hors les murs<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Outre les quelques expositions organis\u00e9es au Grand Palais et les itin\u00e9rances, il convient de pr\u00e9ciser que diverses autres manifestations se sont tenues hors les murs. Ce fut parfois \u00e0 titre de pr\u00e9figuration. Alors que le mus\u00e9e venait juste d\u2019\u00eatre cr\u00e9\u00e9 par d\u00e9cret mais n\u2019existait encore que sur le papier, Georges Henri Rivi\u00e8re organisa en 1937, dans le cadre de l\u2019exposition internationale des Arts et des Techniques, une exposition remarqu\u00e9e. Dans le vaste secteur du centre rural (situ\u00e9 \u00e0 la porte Maillot), il cr\u00e9a un mus\u00e9e du Terroir consacr\u00e9 \u00e0 la commune de Romenay-en-Bresse. Il montrait ainsi \u00e0 la fois au grand public urbain ce qu\u2019\u00e9taient les traditions rurales et il montrait aux maires de communes rurales comment ils pouvaient ouvrir leur propre mus\u00e9e sans d\u00e9ployer des moyens extraordinaires<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-34\" href=\"#post-2758-footnote-34\">[34]<\/a><\/sup>. Durant des d\u00e9cennies Rivi\u00e8re fut en France l\u2019un des principaux initiateurs de mus\u00e9es d\u00e9di\u00e9s &#8211; pour tout ou partie &#8211; aux traditions populaires\u00a0: il prodiguait ses conseils, facilitait les d\u00e9p\u00f4ts de collections nationales en province, faisait jouer son influence aupr\u00e8s de la direction des Mus\u00e9es de France. Il s\u2019agissait le plus souvent de mus\u00e9es de conception classique, mais Rivi\u00e8re montra aussi un int\u00e9r\u00eat marqu\u00e9 pour les mus\u00e9es dits \u00ab\u00a0de plein air\u00a0\u00bb, comme il avait pu en visiter en Scandinavie. Rappelons que le projet initial du MNATP pr\u00e9voyait non seulement la cr\u00e9ation d\u2019un mus\u00e9e envisag\u00e9 selon les standards classiques, mais aussi des mus\u00e9es mettant en sc\u00e8ne \u00e0 l\u2019air libre des \u00e9vocations des arts et traditions populaires. Malgr\u00e9 plusieurs projets amorc\u00e9s au fil des ann\u00e9es, Rivi\u00e8re ne parvint pas \u00e0 faire aboutir ce projet. N\u00e9anmoins, il fut \u00e0 l\u2019origine ou collabora \u00e0 la conception de nombreux \u00e9comus\u00e9es et mus\u00e9es de plein air un peu partout en France<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-35\" href=\"#post-2758-footnote-35\">[35]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour finir, nous \u00e9voquerons ce qui pourrait \u00eatre per\u00e7u comme une contradiction, mais qui ne l\u2019\u00e9tait s\u00fbrement pas dans l\u2019esprit de Georges Henri Rivi\u00e8re. Durant les d\u00e9cennies 1950 et 1960 le MNATP participa au salon des Arts m\u00e9nagers, en pr\u00e9sentant \u00e0 chaque fois une petite exposition th\u00e9matique (Fig. 9). Pour Rivi\u00e8re, les arts et traditions populaires n\u2019appartenaient pas uniquement au pass\u00e9,\u00a0il s\u2019agissait aussi de modes d\u2019expressions actuels et en constante \u00e9volution\u00a0; ils avaient donc toute leur place dans ce salon qui \u00e9tait cens\u00e9 donner \u00e0 voir la technicit\u00e9 et la modernit\u00e9. En outre, cette manifestation annuelle qui attirait les foules de curieux offrait une vitrine inesp\u00e9r\u00e9e pour un mus\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9troit dans ses locaux et son public sans doute fervent mais peu nombreux<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-36\" href=\"#post-2758-footnote-36\">[36]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<figure id=\"attachment_2769\" aria-describedby=\"caption-attachment-2769\" style=\"width: 1386px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2769\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-9.jpeg?resize=840%2C625&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"625\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-9.jpeg?w=1386&amp;ssl=1 1386w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-9.jpeg?resize=300%2C223&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-9.jpeg?resize=1024%2C762&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-9.jpeg?resize=768%2C571&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/word-image-2758-9.jpeg?resize=1200%2C893&amp;ssl=1 1200w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2769\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 9\u00a0: Vue des vitrines \u00ab\u00a0objets domestiques\u00a0\u00bb r\u00e9alis\u00e9es par le MNATP pour le salon des arts m\u00e9nagers, 1954, photographie Fran\u00e7ois Kollar, Archives nationales, 19850024\/40\/3<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019originalit\u00e9 et la modernit\u00e9 de la mus\u00e9ographie et des sc\u00e9nographies d\u2019expositions temporaires imagin\u00e9es \u00e0 divers stades de la vie du MNATP par Georges Henri Rivi\u00e8re, ses successeurs et ses collaborateurs ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 amplement mises en lumi\u00e8re par des \u00e9tudes ant\u00e9rieures<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-37\" href=\"#post-2758-footnote-37\">[37]<\/a><\/sup>. Notre propos est ici avant tout de montrer la richesse potentielle des fonds d\u2019archives conserv\u00e9s aux Archives nationales concernant le MNATP\u00a0: si les archives pr\u00e9sent\u00e9es ici proviennent majoritairement du mus\u00e9e lui-m\u00eame, elles peuvent \u00eatre utilement compl\u00e9t\u00e9es par d\u2019autres fonds provenant du service des B\u00e2timents civils et Palais nationaux, de la direction des Mus\u00e9es nationaux et de la r\u00e9union des Mus\u00e9es nationaux. Outre les sources \u00e9crites, on y trouvera un grand nombre de documents figur\u00e9s<sup><a id=\"post-2758-footnote-ref-38\" href=\"#post-2758-footnote-38\">[38]<\/a><\/sup>, permettant de visualiser des projets sc\u00e9nographiques produits dans le cadre des activit\u00e9s du mus\u00e9e, qu\u2019ils aient abouti ou pas. C\u2019est sur ce croisement possible des sources \u00e9manant de diff\u00e9rentes administrations que nous souhaiterions insister ici par le biais de cette pr\u00e9sentation volontairement plus descriptive qu\u2019analytique, en invitant les chercheurs \u00e0 s\u2019int\u00e9resser \u00e0 ces archives, dont l\u2019importance et la diversit\u00e9 des fonds conserv\u00e9s autorise une grande vari\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9tudes possibles, soit sur un moment donn\u00e9, soit sur la longue dur\u00e9e. Il convient d\u2019ailleurs d\u2019insister sur le fait que ce ne sont pas seulement les archives visuelles, mais bien l\u2019ensemble des sources d\u2019archives (photographies, esquisses, plans, maquettes, mais aussi notes, correspondance, comptabilit\u00e9 etc.) qui peuvent \u00eatre mobilis\u00e9es pour permettre de contextualiser les r\u00e9alisations du mus\u00e9e et proc\u00e9der ainsi \u00e0 des \u00e9tudes historiographiques reposant sur des mat\u00e9riaux solides.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Notes<\/strong><\/p>\n<ol style=\"text-align: justify;\">\n<li id=\"post-2758-footnote-1\" style=\"text-align: justify;\">*<em>Georges Henri Rivi\u00e8re. Voir c\u2019est comprendre<\/em>, cat. exp., Marseille, MUCEM, 2018. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-1\">\u2191<\/a><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Pas moins de 80 versements, issus des diff\u00e9rents services du MNATP, sont aujourd\u2019hui conserv\u00e9s aux Archives nationales, sur son site de Pierrefitte-sur-Seine. L\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des inventaires est accessible en ligne dans la salle des inventaires virtuelle\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.archives-nationales.culture.gouv.fr\/\">https:\/\/www.archives-nationales.culture.gouv.fr\/<\/a> (consult\u00e9 en novembre 2024). La liste de ces versements peut \u00e9galement \u00eatre retrouv\u00e9e par le biais de notre guide des sources sur les mus\u00e9es et les expositions\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr\/siv\/rechercheconsultation\/consultation\/ir\/consultationIR.action?formCaller=GENERALISTE&amp;irId=FRAN_IR_057991&amp;gotoArchivesNums=false&amp;defaultResultPerPage=&amp;frontIr=&amp;optionFullText=&amp;fullText=&amp;udId=root&amp;consIr=&amp;details=true&amp;page=&amp;auSeinIR=false\">https:\/\/www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr\/siv\/rechercheconsultation\/consultation\/ir\/consultationIR.action?formCaller=GENERALISTE&amp;irId=FRAN_IR_057991&amp;gotoArchivesNums=false&amp;defaultResultPerPage=&amp;frontIr=&amp;optionFullText=&amp;fullText=&amp;udId=root&amp;consIr=&amp;details=true&amp;page=&amp;auSeinIR=false<\/a>. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-2\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-3\" style=\"text-align: justify;\">\u00c0 tous ces fonds conserv\u00e9s aux AN, il convient de rajouter les fonds de la phototh\u00e8que du MUCEM\u00a0; de nombreux espaces d\u2019exposition correspondant \u00e0 diverses p\u00e9riodes du MNATP y sont visibles\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.MUCEM.org\/\">https:\/\/www.MUCEM.org\/<\/a> (consult\u00e9 en novembre 2024). <a href=\"#post-2758-footnote-ref-3\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-4\" style=\"text-align: justify;\">La plupart des mus\u00e9es folkloriques ou ethnographiques cr\u00e9\u00e9s en France au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle ou au d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle avaient adopt\u00e9 ce mode de pr\u00e9sentation\u00a0: nous renvoyons par exemple aux tirages photographiques repr\u00e9sentant la salle de France au MET (d\u00e9but XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle) conserv\u00e9s sous la cote 20130221\/45. Quelques vues du mus\u00e9e d\u00e9partemental du Finist\u00e8re \u00e0 Quimper, prises \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, illustrent une sc\u00e9nographie tr\u00e8s similaire (2020297\/52). <a href=\"#post-2758-footnote-ref-4\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-5\" style=\"text-align: justify;\">Sur la figure de Georges Henri Rivi\u00e8re, voir Gorgus N., <em>Le magicien des vitrines<\/em>, Paris, \u00c9d. de la Maison des Sciences de l\u2019Homme, 2003\u00a0; plus r\u00e9cemment <em>Georges Henri Rivi\u00e8re. Voir c\u2019est comprendre<\/em>, cat. exp., Marseille, MUCEM, 2018. Le projet de \u00ab\u00a0mus\u00e9e national du Folklore\u00a0\u00bb remonte \u00e0 1932, il y \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 question d\u2019un \u00ab\u00a0mus\u00e9e de plein air\u00a0\u00bb \u00e0 proximit\u00e9 de Paris. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-5\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-6\" style=\"text-align: justify;\">La bo\u00eete 20130148\/12 contient les fiches pr\u00e9paratoires \u00e0 la mus\u00e9ographie, comportant la s\u00e9lection envisag\u00e9e des objets pour chacune des salles. Le projet mus\u00e9ographique avait \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 \u00e0 partir de 1937, mais ces fiches correspondent apparemment au projet tel qu\u2019il avait \u00e9volu\u00e9 en 1939. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-6\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-7\" style=\"text-align: justify;\">Les archives relatives \u00e0 l\u2019\u00e9vacuation des collections mus\u00e9ales pendant la Seconde Guerre mondiale sont conserv\u00e9es sous le n\u00b0 20144792. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-7\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-8\" style=\"text-align: justify;\">De jeunes artistes et architectes au ch\u00f4mage furent recrut\u00e9s pour mener dans toute la France des enqu\u00eates sur divers sujets d\u2019ordre patrimonial\u00a0: le mobilier traditionnel, l\u2019artisanat, l\u2019architecture rurale. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-8\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-9\" style=\"text-align: justify;\">AN, 20130148\/27 et 28\u00a0: dossiers relatifs aux expositions autour de l\u2019artisanat auxquelles a particip\u00e9 le MNATP pendant la guerre. On y trouve des notes, des correspondances, des plans et des tirages photographiques des projets et r\u00e9alisations. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-9\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-10\" style=\"text-align: justify;\">Mais le permis de construire ne fut sign\u00e9 qu\u2019en 1959. Sur les divers projets et les sources d\u2019archives correspondantes, voir Segalen M., <em>Vie d\u2019un mus\u00e9e (1937-2005)<\/em>, Paris, Stock, 2005\u00a0; Riviale P., \u00ab\u00a0Le mus\u00e9e national des Arts et Traditions populaires, d\u2019un b\u00e2timent \u00e0 l\u2019autre\u00a0: un \u00e9tat des sources\u00a0\u00bb, <em>Colonnes. Archives d\u2019architecture du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/em>, n\u00b0 31, ao\u00fbt 2015, p. 12-14. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-10\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-11\" style=\"text-align: justify;\">On en compte plusieurs\u00a0: outre le buron, on y voyait un chalet d\u2019alpage, une forge du Queyras, un atelier de tourneur. L\u2019un des ensembles les plus anciennement collect\u00e9s est probablement un int\u00e9rieur breton, acquis en 1964, dans le cadre d\u2019une enqu\u00eate pluridisciplinaire \u00e0 Plozevet et ses alentours (Finist\u00e8re), financ\u00e9e par la direction g\u00e9n\u00e9rale de la Recherche scientifique et technique. La barque de p\u00eacheurs de Berck, situ\u00e9e presque \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de la galerie, se diff\u00e9renciait des autres unit\u00e9s en \u00e9voquant un paysage en ext\u00e9rieur. Enfin, le dernier ensemble (le cabinet d\u2019un voyant) se d\u00e9marquait \u00e9galement en s\u2019inscrivant cette fois-ci dans un cadre urbain et plus actuel. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-11\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-12\" style=\"text-align: justify;\">Bouiller J.-R., Calafat M.-C., \u00ab\u00a0Les unit\u00e9s \u00e9cologiques ou la vie mode d\u2019emploi \u00bb, <em>Document bilingue. R\u00e9serves &amp; collections, un autre\u00a0Mucem<\/em>, cat. exp., Marseille, MUCEM, 2017, p. 37\u00a0; voir aussi Bouiller J.-R., Calafat M.-C., \u00ab\u00a0Dioramas ethnographiques et unit\u00e9s \u00e9cologiques\u00a0: la mise en sc\u00e8ne de la vie quotidienne au mus\u00e9e d\u2019Ethnographique du Trocad\u00e9ro et au mus\u00e9e national des Arts et Traditions populaires\u00a0\u00bb, <em>Culture et Mus\u00e9es<\/em>, n\u00b0 32\u00a0: <em>L\u2019art du diorama (1700-2000)<\/em>, 2018, p. 131-158\u00a0; P\u00e9rec G., <em>La vie mode d\u2019emploi<\/em>, Paris, Hachette, 1978. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-12\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-13\" style=\"text-align: justify;\"><em>Playtime<\/em>, film r\u00e9alis\u00e9 par Jacques Tati et sorti en salles en 1967. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-13\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-14\" style=\"text-align: justify;\">AN, 20130317\/47\u00a0: dossier \u00ab\u00a0Buron de l\u2019Aubrac\u00a0\u00bb. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-14\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-15\" style=\"text-align: justify;\">Voir par exemple sur le site du MUCEM la photographie, Ph.1996.133.17.\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.mucem.org\/collections\/explorez-les-collections\/objet?uri=http:\/\/data.mucem.org\/c\/3139993&amp;term=ph.1996.133.17&amp;object_pos=0&amp;object_max=0\">https:\/\/www.mucem.org\/collections\/explorez-les-collections\/objet?uri=http:\/\/data.mucem.org\/c\/3139993&amp;term=ph.1996.133.17&amp;object_pos=0&amp;object_max=0<\/a> (consult\u00e9 en mars 2024). <a href=\"#post-2758-footnote-ref-15\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-16\" style=\"text-align: justify;\">Voir r\u00e9sum\u00e9 en 4<sup>e<\/sup> de couverture de <em>Document bilingue. R\u00e9serves &amp; collections, un autre\u00a0Mucem<\/em>, cat. exp., Marseille, MUCEM, 2017. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-16\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-17\" style=\"text-align: justify;\">AN, 20120297\/64-20120297\/65\u00a0: dossier de l\u2019exposition <em>Th\u00e9\u00e2tres populaires de marionnettes<\/em>\u00a0; vues conserv\u00e9es \u00e0 la phototh\u00e8que du MUCEM\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.mucem.org\/collections\/explorez-les-collections\">https:\/\/www.mucem.org\/collections\/explorez-les-collections<\/a> (consult\u00e9 en novembre 2024).<a href=\"#post-2758-footnote-ref-17\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-18\" style=\"text-align: justify;\">AN, 20130184\/75\u00a0: on y trouve une vue d\u2019ensemble de la vitrine du buron et un plan spatialisant tous les \u00e9l\u00e9ments constituant l\u2019unit\u00e9 \u00e9cologique. Ces dessins ont \u00e9t\u00e9 faits en 2010 avant le d\u00e9montage des vitrines. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-18\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-19\" style=\"text-align: justify;\">Riviale P., \u00ab\u00a0Quelques cartes manuscrites du MNATP (1937), t\u00e9moignages d&rsquo;un projet inachev\u00e9 d&rsquo;\u2018Atlas folklorique de la France\u2019\u00a0\u00bb, <em>Cartes &amp; G\u00e9omatique<\/em>, juin 2014, p. 61-70. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-19\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-20\" style=\"text-align: justify;\">AN, 20130148\/11\u00a0: rapport sur le MNATP (28 octobre 1938). <a href=\"#post-2758-footnote-ref-20\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-21\" style=\"text-align: justify;\">AN, F\/16946\u00a0: \u00ab\u00a0Note sur les acquisitions&#8230;\u00a0\u00bb (27 novembre 1944).\u00a0Les derniers mots sont en capitale dans le document original. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-21\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-22\" style=\"text-align: justify;\">M\u00eame si la rigueur de gestion des archives semble avoir p\u00e9riclit\u00e9 avec le temps, ce qui a n\u00e9cessit\u00e9 leur reclassement par la mission des archives du minist\u00e8re lors de leur collecte. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-22\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-23\" style=\"text-align: justify;\">Ces dossiers d\u2019organisation d\u2019exposition sont conserv\u00e9s aux AN dans les versements 20120297, 20100397, 20130219. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-23\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-24\" style=\"text-align: justify;\">On le voit par exemple dans une vitrine de l\u2019exposition <em>Th\u00e9\u00e2tres populaires de marionnettes<\/em> (1952), o\u00f9 l\u2019on donnait \u00e0 voir les \u00e9tapes successives de la fabrication d\u2019une marionnette. MUCEM, Ph.1952.66.9.\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.mucem.org\/collections\/explorez-les-collections\/objet?uri=http:\/\/data.mucem.org\/c\/3018551&amp;term=Ph.1952.66.9&amp;object_pos=0&amp;object_max=0\">https:\/\/www.mucem.org\/collections\/explorez-les-collections\/objet?uri=http:\/\/data.mucem.org\/c\/3018551&amp;term=Ph.1952.66.9&amp;object_pos=0&amp;object_max=0<\/a> (consult\u00e9 en mars 2024). <a href=\"#post-2758-footnote-ref-24\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-25\" style=\"text-align: justify;\">AN, 20120397\/203\u00a0: vues de l\u2019exposition <em>Hier pour demain<\/em>, au Grand Palais (1980)\u00a0; on trouve \u00e9galement un dossier de cette m\u00eame exposition dans les archives de la RMN, sous les cotes 20150160\/314-20150160\/316. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-25\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-26\" style=\"text-align: justify;\">Pour un exemple plus r\u00e9cent voir AN, 20120397\/75\u00a0: dossier de l\u2019exposition\u00a0<em>Cin\u00e9ma forain<\/em> (1987). <a href=\"#post-2758-footnote-ref-26\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-27\" style=\"text-align: justify;\">On trouve ainsi dans le versement AN, 20130226 une vingtaine de plans d\u2019expositions qui \u00e9taient affich\u00e9s \u00e0 l\u2019entr\u00e9e de l\u2019exposition \u00e0 destination des visiteurs (peintures coll\u00e9es sur plaques de bois, 1951 \u00e0 1963). <a href=\"#post-2758-footnote-ref-27\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-28\" style=\"text-align: justify;\">MNATP, Nouveau si\u00e8ge (1978-1991), 20130202\/19\u00a0: plans mus\u00e9ographiques d&rsquo;expositions temporaires. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-28\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-29\" style=\"text-align: justify;\">AN, 20130186\/10\u00a0: maquette pour l\u2019exposition <em>Arts forains<\/em> (1992). <a href=\"#post-2758-footnote-ref-29\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-30\" style=\"text-align: justify;\">Par exemple, AN, 20120397\/112\u00a0: montage puis vernissage de l\u2019exposition <em>Cit\u00e9s en f\u00eate<\/em> (1992). <a href=\"#post-2758-footnote-ref-30\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-31\" style=\"text-align: justify;\">AN, 20130042\/1-20130042\/389. Certains de ces films ont \u00e9t\u00e9 num\u00e9ris\u00e9s. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-31\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-32\" style=\"text-align: justify;\">AN, 20150160\/667\u00a0: exposition <em>Artisans de l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance<\/em>. Propositions sc\u00e9nographiques d\u2019Henri Rouvi\u00e8re, Zette Cazalas et Giada Ricci. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-32\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-33\" style=\"text-align: justify;\">20080681\/120\u00a0: dossier de montage de l\u2019exposition <em>Costumes, coutumes<\/em> au Grand Palais (1985). <a href=\"#post-2758-footnote-ref-33\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-34\" style=\"text-align: justify;\">AN, 20120297\/101\u00a0: mus\u00e9e du Terroir \u00e0 l\u2019exposition internationale (1937). Signalons que durant cette exposition internationale de 1937, Rivi\u00e8re fut aussi l\u2019un des commissaires d\u2019une exposition consacr\u00e9e \u00e0 la mus\u00e9ographie pr\u00e9sent\u00e9e au palais de Tokyo. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-34\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-35\" style=\"text-align: justify;\">AN, 690AP\/42-690AP\/85. Le fonds d\u2019archives priv\u00e9es de Georges Henri Rivi\u00e8re est particuli\u00e8rement riche pour documenter cet aspect de sa vie professionnelle. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-35\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-36\" style=\"text-align: justify;\">Les dossiers de ces participations du MNATP se trouvent aux AN sous les cotes 20120297\/46 \u00e0 49. Des photographies de ces expositions organis\u00e9es au salon se trouvent dans le versement 19850024 du commissariat g\u00e9n\u00e9ral du salon des Arts m\u00e9nagers. Pour un exemple de pr\u00e9sentation, voir le clich\u00e9 publi\u00e9 dans l\u2019essai de Segalen M., \u00ab\u00a0Postface. Le salon des Arts m\u00e9nagers, une utopie r\u00e9alis\u00e9e au service de la m\u00e9nag\u00e8re\u00a0\u00bb, <em>Plateau volant, motolaveur, pur\u00e9e minute. Au salon des Arts m\u00e9nagers (1923-1983)<\/em>, cat. exp., Pierrefitte-sur-Seine, Archives nationales, 2022, p. 161-176. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-36\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-37\" style=\"text-align: justify;\">Nous renvoyons notamment aux ouvrages suivants\u00a0: Gorgus N., <em>Le magicien des vitrines<\/em>, Paris, \u00c9d. de la Maison des Sciences de l\u2019Homme, 2003\u00a0; Segalen M., <em>Vie d\u2019un mus\u00e9e (1937-2005)<\/em>, Paris, Stock, 2005\u00a0; <em>Document bilingue. R\u00e9serves &amp; collections, un autre\u00a0Mucem<\/em>, cat. exp., Marseille, MUCEM, 2017 ; <em>Georges Henri Rivi\u00e8re. Voir c\u2019est comprendre<\/em>, cat. exp., Marseille, MUCEM, 2018. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-37\">\u2191<\/a><\/li>\n<li id=\"post-2758-footnote-38\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Il convient cependant de souligner que les archives photographiques qui constituaient la phototh\u00e8que du MNATP se trouvent d\u00e9sormais au MUCEM\u00a0; seuls les tirages qui avaient \u00e9t\u00e9 ins\u00e9r\u00e9s dans les dossiers d\u2019archives ont \u00e9t\u00e9 vers\u00e9s aux AN. <a href=\"#post-2758-footnote-ref-38\">\u2191<\/a><\/p>\n<ul><div class=\"wpcp\">Pour citer cet article : Pascal Riviale, \"La mus\u00e9ographie et la sc\u00e9nographie d\u2019expositions au mus\u00e9e national des Arts et Traditions populaires au travers des archives conserv\u00e9es aux Archives nationales\", <em>exPosition<\/em>, 2 juin 2025, <a href=\"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles10\/riviale-museographie-scenographie-mnatp\/%20\">https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles10\/riviale-museographie-scenographie-mnatp\/%20<\/a>. Consult\u00e9 le 21 avril 2026.<\/div><\/ul>\n<\/li>\n<\/ol>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Pascal Riviale &nbsp; &#8212; Pascal Riviale est responsable des fonds en lien avec le patrimoine aux Archives nationales. 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