{"id":3367,"date":"2025-11-04T22:08:06","date_gmt":"2025-11-04T21:08:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/?p=3367"},"modified":"2026-02-04T14:24:11","modified_gmt":"2026-02-04T13:24:11","slug":"lores-otzet-exposer-art-roman-catalogne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles11\/lores-otzet-exposer-art-roman-catalogne\/%20","title":{"rendered":"Exposer l\u2019art roman en Catalogne entre 1900 et 1934\u00a0: pr\u00e9sentations mus\u00e9ographiques et objectifs"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>par Immaculada Lor\u00e9s Otzet<\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8212;<em><strong> Immaculada Lor\u00e9s Otzet<\/strong> est professeure d&rsquo;histoire de l&rsquo;art m\u00e9di\u00e9val \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Lleida et membre de l&rsquo;Institut d&rsquo;Estudis Catalans. Ses travaux de recherche et ses publications portent sur l&rsquo;art roman, ainsi que sur la mani\u00e8re dont il a \u00e9t\u00e9 reconnu, valoris\u00e9 et expos\u00e9 dans les mus\u00e9es aux XIX<sup>e<\/sup> et XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cles. Elle est l&rsquo;auteure et la coauteure d&rsquo;ouvrages monographiques consacr\u00e9s \u00e0 Sant Pere de Rodes (en 2002), \u00e0 l&rsquo;ancienne cath\u00e9drale de Lleida (en 2007) et \u00e0 Sant Climent de Ta\u00fcll (en 2022). Elle a \u00e9galement collabor\u00e9 avec les principaux mus\u00e9es catalans d&rsquo;art m\u00e9di\u00e9val.<\/em> &#8212;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019exposition de l\u2019art roman dans les mus\u00e9es catalans d\u00e9bute entre la fin du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et les premi\u00e8res ann\u00e9es du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, avec la cr\u00e9ation des premiers mus\u00e9es dioc\u00e9sains \u00e0 Vic, Lleida et Solsona, \u00e0 l\u2019initiative de leurs \u00e9v\u00eaques, respectivement Josep Morgades en 1891, Josep Meseguer en 1893 et Ramon Riu i Cabanes en 1896. \u00c0 cette liste, il faut ajouter le mus\u00e9e de la Ciutadella \u00e0 Barcelone. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne a donn\u00e9 son impulsion d\u00e9finitive \u00e0 ce type d\u2019institution o\u00f9, d\u00e8s le d\u00e9but, des \u0153uvres d\u2019\u00e9poque romane ont \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9es<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s l\u2019Exposition universelle de 1888 tenue \u00e0 Barcelone, les b\u00e2timents construits pour l\u2019\u00e9v\u00e9nement et laiss\u00e9s vacants ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9cup\u00e9r\u00e9s d\u00e8s 1891 pour y installer le Museu des Reproduccions, le Museu Municipal d\u2019Arqueologia et le Museu d\u2019Hist\u00f2ria. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1902, gr\u00e2ce \u00e0 une situation politique plus favorable au sein du gouvernement municipal, que fut cr\u00e9\u00e9 le Junta de Belles Arts i Museus Art\u00edstics de Barcelona<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Cette m\u00eame ann\u00e9e l&rsquo;exposition d&rsquo;Art ancien<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> \u00e9tait organis\u00e9e et le Museu d\u2019Arts Decoratives cr\u00e9\u00e9 dans l&rsquo;ancien b\u00e2timent de l&rsquo;Arsenal de la Ciutadella, qui avait \u00e9t\u00e9 transform\u00e9 en palais royal lors de l&rsquo;Exposition universelle (c\u2019est actuellement le si\u00e8ge du Parlament de Catalunya)<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au cours de ces premi\u00e8res ann\u00e9es, les collections d&rsquo;art roman ont continu\u00e9 \u00e0 cro\u00eetre, tant dans les mus\u00e9es dioc\u00e9sains que dans celui de Barcelone, mais \u00e0 des rythmes diff\u00e9rents. Il est difficile de conna\u00eetre la mani\u00e8re dont les \u0153uvres y \u00e9taient expos\u00e9es parce que la mus\u00e9ographie n&rsquo;a laiss\u00e9 aucune trace dans la documentation. Bien qu&rsquo;\u00e0 cette \u00e9poque les expositions soient encore rares, c&rsquo;est \u00e0 travers les photographies des salles que l&rsquo;on appr\u00e9cie les diff\u00e9rences substantielles et bien perceptibles entre les approches d&rsquo;exposition des mus\u00e9es dioc\u00e9sains et les nouvelles propositions qui commencent \u00e0 se d\u00e9finir dans le mus\u00e9e barcelonais de la Ciutadella.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le premier t\u00e9moignage d\u2019une exposition d&rsquo;art roman remonte \u00e0 l\u2019ann\u00e9e 1908, lorsque ce qu&rsquo;on appelait alors le Museu d\u2019Art Decoratiu i Arqueol\u00f2gic fut inaugur\u00e9 au Palau de la Ciutadella, apr\u00e8s le r\u00e9am\u00e9nagement des collections motiv\u00e9 par la comm\u00e9moration du septi\u00e8me centenaire de la naissance du roi Jacques I<sup>er<\/sup> (dit le Conqu\u00e9rant, 1208-1276). L\u2019exposition int\u00e9grait des objets en relation directe avec le roi, tout en abordant les \u00e9poques ant\u00e9rieures et post\u00e9rieures, d\u2019apr\u00e8s le rapport de la Junta de Museus r\u00e9dig\u00e9 par Josep Pijoan et Josep Puig i Cadafalch<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>. Outre quelques photographies conserv\u00e9es, Joaquim Folch i Torres, qui ne travaillait pas encore au mus\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, a publi\u00e9 trois articles dans la presse apportant de pr\u00e9cieuses informations. Ils contiennent m\u00eame un plan avec la r\u00e9partition des collections d&rsquo;arch\u00e9ologie, d&rsquo; \u00ab art ancien \u00bb (terme sous lequel on nommait alors l&rsquo;art m\u00e9di\u00e9val et de la Renaissance), de reproductions et d&rsquo;arts d\u00e9coratifs<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>. <strong>L<\/strong>es rares \u0153uvres d&rsquo;art roman \u00e9taient alors plac\u00e9es dans la salle dite Jacques I<sup>er<\/sup> et dans une autre qui lui \u00e9tait adjacente. Dans la premi\u00e8re, se trouvait le baldaquin de Tav\u00e8rnoles et trois devants d&rsquo;autel (ceux de Mossoll, d\u2019Avi\u00e0 et de Plan\u00e9s), en plus des reproductions de peintures murales romanes d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9es en 1907 et 1908<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>, tandis que le baldaquin d&rsquo;Estamariu \u00e9tait expos\u00e9 dans la salle voisine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019un point de vue mus\u00e9ographique, il est int\u00e9ressant de relever deux aspects. En premier lieu, la mani\u00e8re dont ont \u00e9t\u00e9 dispos\u00e9s les baldaquins permet de constater une pr\u00e9occupation pr\u00e9coce pour rendre compr\u00e9hensible au visiteur la fonction originale des \u0153uvres, lesquelles, dans le mus\u00e9e, \u00e9taient d\u00e9contextualis\u00e9es. Le baldaquin de Tav\u00e8rnoles, qui, primitivement, reposait sur des poutres au-dessus d\u2019un autel, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 suspendu sur un mur quelconque, mais plac\u00e9 au-dessus d\u2019une des portes de la salle de mani\u00e8re inclin\u00e9e rappelant ainsi sa disposition d\u2019origine<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\">[8]<\/a>. Dans l\u2019autre salle, le baldaquin d\u2019Estamariu a \u00e9t\u00e9 install\u00e9 sur quatre colonnes, r\u00e9sultat d\u2019une restauration ; au-dessous se trouvait un volume parall\u00e9l\u00e9pip\u00e9dique \u00e9voquant un autel, devant lequel \u00e9tait plac\u00e9e une reproduction de l\u2019<em>antependium<\/em> de Sant Cugat (aujourd\u2019hui au Museo Civico d\u2019Arte de Turin). Sur l\u2019\u00ab autel \u00bb, \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9e la croix de la Majest\u00e9 du Christ d\u2019Organy\u00e0 (Fig. 1)<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\">[9]<\/a>. Ce pari mus\u00e9ographique rassemblant quelques \u0153uvres de mani\u00e8re \u00e0 en cr\u00e9er le contexte \u00e9tait tout \u00e0 fait innovant, ne passant pas inaper\u00e7u aux yeux de Folch i Torres, qui \u00e9voquait \u00ab le tr\u00e8s int\u00e9ressant autel ciel d&rsquo;Estamariu, reconstruit avec soin dans les moindres d\u00e9tails et assembl\u00e9 tel qu\u2019il \u00e9tait dans son emplacement primitif<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\">[10]<\/a>\u00a0\u00bb. Il s\u2019agit ici d\u2019une solution mus\u00e9ographique qui, ni plus ni moins, est le germe de ce qui vint par la suite, en 1924, avec l\u2019int\u00e9gration et l\u2019exposition des peintures murales romanes des Pyr\u00e9n\u00e9es dans le mus\u00e9e. La personne qui eut l\u2019id\u00e9e de cette premi\u00e8re solution dans la pr\u00e9sentation des baldaquins, notamment celui d\u2019Estamariu, \u00e9tait probablement Raimon Casellas, membre de la Junta de Museus, responsable de la nouvelle installation de la section d\u2019art ancien. Son engagement allait encore plus loin car les \u0153uvres \u00e9taient accompagn\u00e9es d&rsquo;un texte informatif \u00e9galement r\u00e9dig\u00e9 par lui<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\">[11]<\/a>.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3400\" aria-describedby=\"caption-attachment-3400\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3400\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-1.jpg?resize=840%2C543&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"543\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-1.jpg?resize=1024%2C662&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-1.jpg?resize=300%2C194&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-1.jpg?resize=768%2C496&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-1.jpg?resize=1536%2C993&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-1.jpg?resize=2048%2C1324&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-1.jpg?resize=1200%2C775&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-1.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3400\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 1. Museu d\u2019Art Decoratiu i Arqueol\u00f2gic, Barcelona. Baldaquin d\u2019Estemariu surmontant un autel, 1908. Photographie d\u2019\u00c1ngel Toldr\u00e1, pour une s\u00e9rie de cartes postales. Museu Nacional d\u2019Art de Catalunya, Barcelone.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette exposition avait pour autre caract\u00e9ristique de r\u00e9unir des \u0153uvres originales et des reproductions. Il faut rappeler que ces derni\u00e8res faisaient partie des collections de nombreux mus\u00e9es et que Barcelone poss\u00e9dait \u00e9galement un Museu de Reproduccions. D&rsquo;abord conserv\u00e9es au Palau de la Ind\u00fastria, \u00e0 partir de 1902 les pi\u00e8ces de ce dernier furent transf\u00e9r\u00e9es au Palau de la Ciutadella o\u00f9 elles compl\u00e9taient les collections d&rsquo;\u0153uvres d&rsquo;art originales (Fig. 2)<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\">[12]<\/a>. En ce qui concerne les reproductions de peintures murales, elles entraient dans le mus\u00e9e o\u00f9 elles \u00e9taient accroch\u00e9es aupr\u00e8s des \u0153uvres romanes au fur et \u00e0 mesure que leur commande \u00e9tait honor\u00e9e. Elles rejoignaient, de la sorte, les autres pi\u00e8ces originales et reproduites dans la pr\u00e9sentation mus\u00e9ographique. C\u2019est ainsi que le volume de l\u2019autel avait \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9 avec une copie de l\u2019<em>antependium<\/em> de Sant Cugat plaqu\u00e9 sur la face avant. Ce type d\u2019astuce faisait aussi partie des caract\u00e9ristiques d&rsquo;une mus\u00e9ographie innovante qui s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 l\u2019occasion des r\u00e9novations ult\u00e9rieures du mus\u00e9e.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3628\" aria-describedby=\"caption-attachment-3628\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3628\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Fig.-2.jpg?resize=840%2C591&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"591\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Fig.-2-scaled.jpg?resize=1024%2C721&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Fig.-2-scaled.jpg?resize=300%2C211&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Fig.-2-scaled.jpg?resize=768%2C540&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Fig.-2-scaled.jpg?resize=1536%2C1081&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Fig.-2-scaled.jpg?resize=2048%2C1441&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Fig.-2-scaled.jpg?resize=1200%2C844&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Fig.-2-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/Fig.-2-scaled.jpg?w=2520&amp;ssl=1 2520w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3628\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 2 : Museu d\u2019Art Decoratiu i Arqueol\u00f2gic, Barcelona. Collection de reproductions, au premier plan la galerie sud du clo\u00eetre de Sant Cugat del Vall\u00e8s et les chapiteaux du clo\u00eetre de San Domingo de Silos, d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, 1912, Fundaci\u00f3 Institut Amatller d&rsquo;Art Hisp\u00e0nic, C-6511.<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1915, l\u2019inauguration de l\u2019agrandissement et du r\u00e9am\u00e9nagement du b\u00e2timent de la Ciutadella est aussi, bien s\u00fbr, celle d\u2019une nouvelle disposition des collections et de la mus\u00e9ographie. L\u2019ajout de deux ailes lat\u00e9rales a consid\u00e9rablement augment\u00e9 l&rsquo;espace disponible<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\">[13]<\/a>. Dans la nouvelle exposition permanente, l&rsquo;art roman \u00e9tait situ\u00e9 au rez-de-chauss\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;angle ouest de l&rsquo;aile sud, dans une salle relativement petite au fond de la galerie d&rsquo;art gothique et de la Renaissance. Le plan du b\u00e2timent agrandi n\u2019apporte pas d&rsquo;informations sur la nouvelle r\u00e9partition des collections mais, au fond de la salle dont il est question, les deux baldaquins y apparaissent dessin\u00e9s, plac\u00e9s dans les angles en formant une oblique<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\">[14]<\/a>. Un petit guide, pr\u00e9sentant une r\u00e9partition tr\u00e8s synth\u00e9tique des collections, s\u2019accompagne aussi d\u2019un plan<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\">[15]<\/a>. Les photographies permettent, quant \u00e0 elles, une connaissance assez d\u00e9taill\u00e9e de ce qu\u2019\u00e9tait alors l\u2019exposition d&rsquo;art roman : \u00e0 droite du visiteur s\u2019\u00e9levait le baldaquin d&rsquo;Estamariu avec l&rsquo;<em>antependium<\/em> de Tav\u00e8rnoles, tandis qu\u2019\u00e0 gauche le baldaquin de Tav\u00e8rnoles \u00e9tait suspendu \u00e0 des poutres transversales au-dessus du bloc qui simulait l&rsquo;autel, contre lequel prenait appui l\u2019<em>antependium<\/em> en stuc d&rsquo;Esterri de Card\u00f3s. De nombreux autres devants d\u2019autel, sculptures en pierre et en bois \u00e9taient expos\u00e9s dans la salle, en plus des reproductions de peintures murales, d\u00e9j\u00e0 nombreuses \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque (Fig. 3 et 4)<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\">[16]<\/a>.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3402\" aria-describedby=\"caption-attachment-3402\" style=\"width: 744px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3402\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-3-1.jpg?resize=744%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"744\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-3-1-scaled.jpg?resize=744%2C1024&amp;ssl=1 744w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-3-1-scaled.jpg?resize=218%2C300&amp;ssl=1 218w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-3-1-scaled.jpg?resize=768%2C1058&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-3-1-scaled.jpg?resize=1115%2C1536&amp;ssl=1 1115w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-3-1-scaled.jpg?resize=1487%2C2048&amp;ssl=1 1487w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-3-1-scaled.jpg?resize=1200%2C1652&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-3-1-scaled.jpg?w=1859&amp;ssl=1 1859w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-3-1-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 984px) 61vw, (max-width: 1362px) 45vw, 600px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3402\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 3. Museus d\u2019Art i d\u2019Arqueologia, Barcelona. Salle d\u2019art roman, 1915. Photographie d\u2019Adolf Mas, 1917. Fundaci\u00f3 Institut Amatller d\u2019Art Hisp\u00e0nic, C. 16.457.<\/figcaption><\/figure>\n<figure id=\"attachment_3403\" aria-describedby=\"caption-attachment-3403\" style=\"width: 717px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3403\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/FIG.-4.jpg?resize=717%2C1024&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"717\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/FIG.-4.jpg?resize=717%2C1024&amp;ssl=1 717w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/FIG.-4.jpg?resize=210%2C300&amp;ssl=1 210w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/FIG.-4.jpg?resize=768%2C1097&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/FIG.-4.jpg?resize=1075%2C1536&amp;ssl=1 1075w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/FIG.-4.jpg?resize=1200%2C1714&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/FIG.-4.jpg?w=1267&amp;ssl=1 1267w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 984px) 61vw, (max-width: 1362px) 45vw, 600px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3403\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 4. Museu d\u2019Art i d\u2019Arqueologia, Barcelona. Salle d\u2019art roman, 1915. Photographie prise pour l\u2019\u00e9dition d\u2019une carte postale (Fons Gandia).<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l\u2019approche mus\u00e9ographique consistant \u00e0 mettre en sc\u00e8ne le contexte d\u2019un autel pour chacun des deux baldaquins est rest\u00e9e la m\u00eame, une \u00e9tape suppl\u00e9mentaire avait \u00e9t\u00e9 toutefois franchie. En effet, l&rsquo;espace de l&rsquo;abside avait \u00e9t\u00e9 recr\u00e9\u00e9 avec des moyens tr\u00e8s simples : une paroi semi-circulaire d\u2019une certaine hauteur, recouverte du m\u00eame tissu que les murs de la salle, entourait le baldaquin et le reste des pi\u00e8ces qui composaient le contexte de l\u2019autel. L\u2019espace \u00e9tant plut\u00f4t \u00e9troit et par manque de place, plusieurs devants d\u2019autel qui faisaient d\u00e9j\u00e0 partie de la collection ont \u00e9t\u00e9 accroch\u00e9s \u00e0 ces murs h\u00e9micirculaires. Cette simulation d\u2019un ch\u0153ur avec son mobilier liturgique n&rsquo;est pas un d\u00e9tail mineur car, d&rsquo;une certaine mani\u00e8re, elle anticipait, m\u00eame si \u00e0 cette \u00e9poque on ne pouvait pas le pr\u00e9voir, la mus\u00e9ographie des peintures murales romanes qui naquit cinq ans plus tard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ces m\u00eames ann\u00e9es et dans le cas des mus\u00e9es dioc\u00e9sains, o\u00f9 ce sont principalement les photographies qui permettent de conna\u00eetre les principales caract\u00e9ristiques de la mus\u00e9ographie, on ne rencontre aucun t\u00e9moignage d&rsquo;une solution similaire pour exposer des \u0153uvres romanes en recr\u00e9ant de tels contextes. Le mus\u00e9e \u00e9piscopal le plus connu de ce point de vue est celui de Vic, o\u00f9 \u00e9tait conserv\u00e9e \u00e0 cette \u00e9poque une collection d&rsquo;art roman aussi importante voire plus que celle du mus\u00e9e barcelonais. Dans le <em>M\u00e9moire<\/em> de Josep Gudiol i Cunill de 1916, certaines lignes relatives \u00e0 la mus\u00e9ographie sont explicit\u00e9es. D\u2019une part, Gudiol pr\u00e9cise que, l\u2019espace disponible \u00e9tant tr\u00e8s limit\u00e9, cela conditionne la mani\u00e8re dont les \u0153uvres sont install\u00e9es ; si cela n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 le cas, dit-il, et si plus d&rsquo;espace et de moyens avaient \u00e9t\u00e9 vacants, un agencement diff\u00e9rent aurait pu \u00eatre r\u00e9alis\u00e9. Il pr\u00e9conise cependant une exposition des \u0153uvres en s\u00e9ries constitu\u00e9es d&rsquo;objets de m\u00eame type, avec une distribution chronologique, afin de pouvoir montrer \u00ab l\u2019\u00e9volution des formes et du d\u00e9cor [\u2026] de chaque classe d\u2019objets \u00bb plut\u00f4t que de privil\u00e9gier un \u00ab effet pittoresque des installations \u00bb<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\">[17]<\/a>, sans plus de pr\u00e9cision. Il faut penser que cette expression, rappelons-le, a \u00e9t\u00e9 \u00e9mise un an apr\u00e8s l&rsquo;inauguration de l&rsquo;exposition r\u00e9nov\u00e9e au Palau de la Ciutadella. Il faisait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 l&rsquo;exposition collective d&rsquo;\u0153uvres de natures et de typologies diff\u00e9rentes dont l\u2019objectif \u00e9tait de recr\u00e9er des contextes ou des environnements, comme on pouvait le voir au mus\u00e9e de Barcelone, avec les ensembles de baldaquins.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au Museu Episcopal de Vic, l&rsquo;exposition des \u0153uvres romanes mises en contexte afin de rendre compr\u00e9hensible leur fonction liturgique a \u00e9t\u00e9 timidement \u00e9bauch\u00e9e lors des r\u00e9novations entreprises par Eduard Junyent, quand il prit en charge le mus\u00e9e \u00e0 la suite du d\u00e9c\u00e8s de Josep Gudiol i Cunill (\u2020 1931) qui l\u2019administrait jusque-l\u00e0. L\u2019inauguration de la nouvelle pr\u00e9sentation eut lieu en 1934<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\">[18]<\/a>. Toutefois, les principaux axes d\u2019organisation des \u0153uvres restaient typologiques et chronologiques et les devants d\u2019autel y \u00e9taient accroch\u00e9s comme s\u2019il s\u2019agissait de tableaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n\u2019est pas avant la nouvelle r\u00e9forme du mus\u00e9e, aussi dirig\u00e9e par Junyent et d\u00e9j\u00e0 projet\u00e9e dans l\u2019apr\u00e8s-guerre, au cours des ann\u00e9es 1941-1942, qu\u2019une mus\u00e9ographie contextualisant les \u0153uvres a \u00e9t\u00e9 nettement d\u00e9finie pour faciliter \u00ab une meilleure compr\u00e9hension de l\u2019objet par sa fonctionnalit\u00e9, comme cela se fait dans les sections romanes avec les peintures murales des absides, les <em>antependia<\/em> et les baldaquins ainsi qu\u2019avec certains groupes de sculptures<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\">[19]<\/a>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le regroupement d\u2019\u0153uvres de diff\u00e9rents types reconstituant des ambiances ou des mises en contexte s\u2019inscrivait d\u00e9j\u00e0 dans une longue tradition du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et, surtout, des premi\u00e8res d\u00e9cennies du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, sans oublier un premier essai au mus\u00e9e des Monuments fran\u00e7ais d\u2019Alexandre Lenoir<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\">[20]<\/a>. \u00a0La recr\u00e9ation d\u2019atmosph\u00e8res int\u00e9rieures, aussi connue avec des <strong>\u00ab<\/strong> <em>period rooms <\/em>\u00bb, o\u00f9 les \u0153uvres sont montr\u00e9es comme des \u00e9l\u00e9ments d\u2019un environnement, se d\u00e9veloppe tant en Europe qu\u2019aux \u00c9tats-Unis<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\">[21]<\/a>. L\u2019exposition de Turin de 1884 en est \u00e9galement un bon exemple<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\">[22]<\/a>. Dans le domaine de l&rsquo;ethnologie, il convient de prendre en compte les premiers mus\u00e9es \u00e0 ciel ouvert des pays nordiques ou les reconstitutions du mus\u00e9e ethnographique du Trocad\u00e9ro<a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\">[23]<\/a>. Ces nouvelles tendances d&rsquo;exposition ont eu un impact sur celles pr\u00e9sentant du mobilier : \u00e0 Madrid en 1912, o\u00f9 les meubles \u00e9taient install\u00e9s avec des tapisseries qui d\u00e9coraient les salles<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\">[24]<\/a>, ou l&rsquo;Exposition internationale de Barcelone de 1923 consacr\u00e9e au mobilier et \u00e0 la d\u00e9coration d&rsquo;int\u00e9rieur, avec sept dioramas qui reproduisaient l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;espaces r\u00e9els de diff\u00e9rents moments historiques, depuis les \u00e2ges romans jusqu\u2019au Romantisme, avec des meubles originaux<a href=\"#_ftn25\" name=\"_ftnref25\">[25]<\/a>. Les mus\u00e9es d\u2019art commenc\u00e8rent \u00e9galement \u00e0 exposer des \u0153uvres r\u00e9unies non seulement par type mais aussi par \u00e9poque. Ainsi, peinture, sculpture, objets et mobiliers ont \u00e9t\u00e9 associ\u00e9s au sein d\u2019une m\u00eame ambiance afin de r\u00e9v\u00e9ler le contexte artistique de chaque p\u00e9riode de mani\u00e8re plus enrichie et compr\u00e9hensible. Parall\u00e8lement, on s\u2019effor\u00e7ait souvent d\u2019adapter le d\u00e9cor des salles \u00e0 chacune des \u00e9poques. Le pionnier en la mati\u00e8re fut le nouveau Kaiser Friedrich Museum de Berlin (aujourd&rsquo;hui Bodemuseum), ouvert en 1904, avec une mus\u00e9ographie \u00e9labor\u00e9e par Wilhelm von Bode, qui avait d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9 un premier essai \u00e0 l&rsquo;Altes Museum<a href=\"#_ftn26\" name=\"_ftnref26\">[26]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au mus\u00e9e de Barcelone, cette option mus\u00e9ographique pour exposer l&rsquo;art roman, qui a d\u00e9but\u00e9 en 1908 au Museu d\u2019Art Decoratiu i Arqueol\u00f2gic de l&rsquo;\u00e9poque et qui a \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9e lors de la r\u00e9novation de 1915, est celle qui, \u00e0 notre avis, permet d&rsquo;expliquer la nouvelle r\u00e9forme du Museu de la Ciutadella de Barcelone, rendue n\u00e9cessaire par l&rsquo;acquisition des peintures romanes pyr\u00e9n\u00e9ennes, qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9es entre 1919 et 1923<a href=\"#_ftn27\" name=\"_ftnref27\">[27]<\/a>. L&rsquo;arriv\u00e9e de ces \u0153uvres a \u00e9t\u00e9 le d\u00e9but d&rsquo;une nouvelle \u00e9tape pour le mus\u00e9e, dans lequel la collection romane allait gagner un r\u00f4le qu\u2019elle n\u2019avait pas jusque-l\u00e0, tant du point de vue qualitatif que quantitatif. Dans cette installation in\u00e9dite, qui a ouvert ses portes en 1924, l&rsquo;art roman, jusque-l\u00e0 rel\u00e9gu\u00e9 dans une petite pi\u00e8ce de l&rsquo;angle sud-ouest du b\u00e2timent, s\u2019est d\u00e9ploy\u00e9 de mani\u00e8re \u00e0 occuper toute l&rsquo;aile nord, o\u00f9 se trouvait auparavant la collection d&rsquo;art contemporain qui a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9e au palais des Beaux-arts<a href=\"#_ftn28\" name=\"_ftnref28\">[28]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9fi le plus important a d\u00fb \u00eatre pr\u00e9cis\u00e9ment de trouver un moyen d&rsquo;exposer les peintures murales car, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 arrach\u00e9es par le proc\u00e9d\u00e9 du <strong>\u00ab<\/strong> <em>strappo <\/em>\u00bb, leur nature a chang\u00e9, passant du statut de partie int\u00e9grante de la structure de l&rsquo;\u00e9glise comme <strong>\u00ab<\/strong> peau \u00bb de l\u2019architecture, \u00e0 celui d\u2019\u0153uvres d&rsquo;art transportables et, bien s\u00fbr, commercialisables. Apr\u00e8s la premi\u00e8re d\u00e9pose des peintures de Santa Maria de Mur, impuls\u00e9e par des antiquaires et pour laquelle des artisans de Bergame ont \u00e9t\u00e9 embauch\u00e9s (Franco Steffanoni et ses assistants Arturo Cividini et Arturo Dalmati), le Junta de Museus de Barcelona a achet\u00e9 le restant des ensembles peints du dioc\u00e8se d&rsquo;Urgell, devenant le commanditaire de toutes les autres d\u00e9poses dans la perspective d\u2019agrandir notablement la collection d\u2019art roman du mus\u00e9e. La d\u00e9pose par <strong>\u00ab<\/strong> <em>strappo <\/em>\u00bb n\u00e9cessitait non seulement un entoilage au dos de la couche picturale mais aussi son installation sur un support rigide<a href=\"#_ftn29\" name=\"_ftnref29\">[29]<\/a>. Jusqu\u2019alors, les d\u00e9poses des peintures r\u00e9alis\u00e9es par les artisans de Bergame \u00e9taient rentoil\u00e9es puis dispos\u00e9es sur des supports qui faisaient office de structures permettant de les suspendre comme si c\u2019\u00e9tait des tableaux. Dans la nouvelle pr\u00e9sentation du mus\u00e9e, plusieurs fragments de peintures murales ont \u00e9t\u00e9 install\u00e9s de cette mani\u00e8re en les accrochant aux murs. Cependant, pour leur grande majorit\u00e9, une autre solution ing\u00e9nieuse et sans doute pionni\u00e8re a \u00e9t\u00e9 imagin\u00e9e, en les posant sur des supports qui reproduisaient les dimensions exactes de la construction dont elles \u00e9taient issues, \u00e0 savoir celles des absides. D\u2019un point de vue mus\u00e9ographique, c\u2019\u00e9tait une solution in\u00e9dite et tr\u00e8s novatrice. Pour \u00eatre arrach\u00e9es les peintures devaient \u00eatre n\u00e9cessairement d\u00e9coup\u00e9es en plusieurs morceaux et aplaties. Gr\u00e2ce \u00e0 leur installation sur les nouveaux supports conformes aux originaux, on recomposait \u00e0 neuf la totalit\u00e9 des ensembles tels qu\u2019ils avaient \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 leur d\u00e9pose. Par la restitution de leur espace primitif au sein du mus\u00e9e, la pr\u00e9sentation des ensembles picturaux s\u2019accordait aux monuments dont ils avaient \u00e9t\u00e9 jusque-l\u00e0 le d\u00e9cor, tandis que les petites \u00e9glises pyr\u00e9n\u00e9ennes <strong>\u00ab<\/strong> entraient \u00bb dans le mus\u00e9e \u00e0 travers la reproduction de leur architecture et que le mus\u00e9e se monumentalisait<a href=\"#_ftn30\" name=\"_ftnref30\">[30]<\/a>. En plus des absides, d&rsquo;autres fragments picturaux ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 expos\u00e9s dans ce but, comme le d\u00e9cor ext\u00e9rieur de l\u2019entr\u00e9e de l&rsquo;\u00e9glise Sant Joan de Bo\u00ed, justement install\u00e9 autour d\u2019une porte s\u00e9parant deux salles<strong>\u00a0<\/strong>; les peintures de la nef de Santa Maria de Ta\u00fcll, dispos\u00e9es le long d\u2019un mur qui s\u2019achevait sur un angle, figurant le revers de la fa\u00e7ade de l&rsquo;\u00e9glise ; ou encore les peintures de Sant Climent de Ta\u00fcll strat\u00e9giquement dispos\u00e9es pour refl\u00e9ter leur emplacement primitif (Fig. 5). Il fallait que les \u0153uvres expos\u00e9es, extraites de leur environnement et de leur fonction d&rsquo;origine, soient compr\u00e9hensibles pour le visiteur, dans la m\u00eame veine de ce qui avait \u00e9t\u00e9 fait en 1908 et 1915 avec les baldaquins.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3404\" aria-describedby=\"caption-attachment-3404\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3404\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-5.jpg?resize=840%2C617&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"617\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-5-scaled.jpg?resize=1024%2C752&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-5-scaled.jpg?resize=300%2C220&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-5-scaled.jpg?resize=768%2C564&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-5-scaled.jpg?resize=1536%2C1127&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-5-scaled.jpg?resize=2048%2C1503&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-5-scaled.jpg?resize=1200%2C881&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-5-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-5-scaled.jpg?w=2520&amp;ssl=1 2520w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3404\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 5 : Museu d\u2019Art i d\u2019Arqueologia, Barcelona, 1924. Salle de Sant Climent de Ta\u00fcll (Arxiu Fotogr\u00e0fic de Barcelona, Arxiu fotogr\u00e0fic de museus, bcn005061).<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9alisation de restitutions d\u2019absides en tant que supports de peintures murales a d\u00fb \u00eatre con\u00e7ue au mus\u00e9e, possiblement sur les conseils de Franco Steffanoni. Si la d\u00e9pose des ensembles picturaux d\u00e9buta fin 1919, en juin 1920 la d\u00e9cision \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 prise comme le laisse supposer l\u2019exp\u00e9dition dans les diff\u00e9rentes \u00e9glises pyr\u00e9n\u00e9ennes du directeur, du photographe du mus\u00e9e, Joan Vidal i Ventosa, et de l&rsquo;architecte Josep de F. R\u00e0fols, du service de Conservation des Monuments de la Mancomunitat de Catalogne. En 1921, une premi\u00e8re abside \u00e9tait command\u00e9e \u00e0 titre d\u2019essai<a href=\"#_ftn31\" name=\"_ftnref31\">[31]<\/a>. Le nouveau projet \u00e9tait dirig\u00e9 et coordonn\u00e9 par Joaquim Folch i Torres, alors directeur des Museus d\u2019Art et d\u2019Arch\u00e9ologie. Il a \u00e9t\u00e9 inaugur\u00e9 en 1924 en pleine dictature de Primo de Rivera. Folch i Torres est all\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9parer un guide du mus\u00e9e qui fut in\u00e9vitablement publi\u00e9 en espagnol en 1926, l&rsquo;ann\u00e9e m\u00eame o\u00f9 il fut d\u00e9mis de ses fonctions. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un ouvrage remarquable qui compl\u00e9tait une mus\u00e9ographie innovante, soucieux de la rendre compr\u00e9hensible au visiteur, avec un chapitre expliquant la d\u00e9pose des peintures murales romanes<a href=\"#_ftn32\" name=\"_ftnref32\">[32]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mus\u00e9e a \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 au Palau Nacional de Montju\u00efc, un b\u00e2timent construit pour l&rsquo;Exposition internationale de 1929 (si\u00e8ge actuel du Museu Nacional d\u2019Art de Catalunya).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dirig\u00e9 \u00e0 nouveau par Folch i Torres, r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 dans ses fonctions en 1930, le nouveau Museu d&rsquo;Art de Catalunya fut inaugur\u00e9 en 1934. L&rsquo;espace disponible \u00e9tait beaucoup plus grand et des travaux pr\u00e9liminaires pour s\u2019adapter aux collections furent r\u00e9alis\u00e9s, avec des mesures de s\u00e9curit\u00e9 et un \u00e9clairage z\u00e9nithal modernes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour ce qui est de la pr\u00e9sentation des \u0153uvres romanes, les grandes lignes n&rsquo;ont pas chang\u00e9, m\u00eame si des nouveaut\u00e9s destin\u00e9es aux visiteurs ont \u00e9t\u00e9 introduites sous la forme d\u2019\u00e9l\u00e9ments d&rsquo;information : d&rsquo;une part, plusieurs cartes peintes dans une des salles situaient l&#8217;emplacement des \u00e9glises d&rsquo;o\u00f9 provenaient les \u0153uvres peintes, qu\u2019elles soient murales ou sur panneaux de bois ; d&rsquo;autre part, dans chaque salle, des pupitres avaient \u00e9t\u00e9 install\u00e9s proposant des textes explicatifs sur chacune des \u0153uvres expos\u00e9es, en plus des informations graphiques et textuelles sur l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;o\u00f9 elles provenaient (Fig. 6)<a href=\"#_ftn33\" name=\"_ftnref33\">[33]<\/a>.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3408\" aria-describedby=\"caption-attachment-3408\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3408\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-6.jpg?resize=840%2C603&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"603\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-6.jpg?resize=1024%2C735&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-6.jpg?resize=300%2C215&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-6.jpg?resize=768%2C551&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-6.jpg?resize=1200%2C862&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig.-6.jpg?w=1500&amp;ssl=1 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3408\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 6 : Museu d\u2019Art de Catalunya, 1934, salle II avec les peintures de Santa Maria d\u2019\u00c0neu et de La Seu d\u2019Urgell (Arxiu Fotogr\u00e0fic de Barcelona, Arxiu fotogr\u00e0fic de museus, 38.424).<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il s&rsquo;agit de l&rsquo;exposition qui a dur\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 la guerre civile d\u2019Espagne et qui a \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9e apr\u00e8s le conflit. Dans le r\u00e9am\u00e9nagement post\u00e9rieur, de 1973, dirig\u00e9 par Joan Ainaud de Lasarte, les principes \u00e9tablis au d\u00e9but du si\u00e8cle ont \u00e9t\u00e9 poursuivis, tout en \u00e9tendant la recr\u00e9ation des espaces eccl\u00e9siaux \u00e0 divers ensembles, comme celui de Sant Climent de Ta\u00fcll (Fig. 7).<\/p>\n<figure id=\"attachment_3406\" aria-describedby=\"caption-attachment-3406\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3406\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig.-7.jpg?resize=840%2C847&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"847\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig.-7-scaled.jpg?resize=1015%2C1024&amp;ssl=1 1015w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig.-7-scaled.jpg?resize=297%2C300&amp;ssl=1 297w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig.-7-scaled.jpg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig.-7-scaled.jpg?resize=768%2C775&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig.-7-scaled.jpg?resize=1522%2C1536&amp;ssl=1 1522w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig.-7-scaled.jpg?resize=2029%2C2048&amp;ssl=1 2029w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig.-7-scaled.jpg?resize=1200%2C1211&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig.-7-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig.-7-scaled.jpg?w=2520&amp;ssl=1 2520w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3406\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 7 : Museu d\u2019Art de Catalunya, salle de Sant Climent de Ta\u00fcll, 1973 (Josep Gri, Arxiu Fotogr\u00e0fic de Barcelona, Arxiu fotogr\u00e0fic de museus, AFM_226322).<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Notes<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><\/a>* Toutes les URL ont \u00e9t\u00e9 consult\u00e9es en juillet 2025.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[1] \u00c0 propos des d\u00e9buts des mus\u00e9es dioc\u00e9sains et de la formation de leurs collections, voir les travaux rassembl\u00e9s dans les actes de la <em>2<sup>a<\/sup> Jornada Museus i Patrimoni de l\u2019Esgl\u00e9sia a Catalunya<\/em>, accompagn\u00e9s d\u2019une bibliographie actualis\u00e9e. En particulier\u00a0: Sureda Jubany M., \u00ab Com creix una col\u00b7lecci\u00f3 episcopal: els primers deu anys de vida del Museu Episcopal de Vic (1889-1900) \u00bb, Velasco Gonz\u00e1lez A., Sureda Jubany M. (\u00e9d.),<em> La formaci\u00f3 de col\u00b7leccions diocesanes a Catalunya<\/em>, actes de la 2<sup>a<\/sup> Jornada Museus i Patrimoni de l\u2019Esgl\u00e9sia a Catalunya (Lleida, Vic, 2014), Lleida, Museu de Lleida: dioces\u00e0 i comarcal ; Edicions de la Universitat de Lleida, 2017, p. 89-114 ; Berlab\u00e9 C., \u00ab <em>In principio<\/em>&#8230; G\u00e8nesi del Museo Arqueol\u00f3gico del Seminario de Lleida \u00bb, <em>Ibid.<\/em>, p. 27-51 ; Gargant\u00e9 Llanes M., \u00ab Els primers anys del Museu Dioces\u00e0 de Solsona: del bisbe Riu a Joan Serra i Vilar\u00f3 \u00bb, <em>ibid.<\/em>, p. 53-76.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> \u00c0 partir de 1907 la Diputaci\u00f3 de Barcelona y fut int\u00e9gr\u00e9e et est devenue la Junta de Museus de Barcelona.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> Bassegoda B., <em>Visitar les arts del passat. Les exposicions retrospectives d\u2019art a Catalunya, Val\u00e8ncia i Mallorca entre el 1867 i el 1937<\/em>, Bellaterra, Servei de publicacions de la Universitat Aut\u00f2noma de Barcelona, p. 97-104.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Sur l\u2019histoire des mus\u00e9es de Barcelone, entre les premi\u00e8res ann\u00e9es apr\u00e8s l\u2019exposition universelle et la guerre civile d\u2019Espagne, voir Garcia Sastre A., <em>Els museus de Barcelona: antecedents, g\u00e8nesi i desenvolupament fins al 1915<\/em>, Barcelone, Museu Nacional d\u2019Art de Catalunya, 1997 ; March i Roig E., <em>Els museus d\u2019Art i Arqueologia de Barcelona durant la Dictadura de Primo de Rivera fins a la proclamaci\u00f3 de l\u2019Estat Catal\u00e0 (1923-1934). La consolidaci\u00f3 d\u2019un model museogr\u00e0fic<\/em>, th\u00e8se de doctorat sous la dir. de Joan Sureda, Universitat de Barcelona, 2006, 2 vol. (une bonne partie de la th\u00e8se a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e, bien que la p\u00e9riode historique pr\u00e9c\u00e9dente soit tr\u00e8s r\u00e9sum\u00e9e : March i Roig E., <em>Els museus d\u2019Art i Arqueologia de Barcelona durant la Dictadura de Primo de Rivera (1923-1930)<\/em>, Barcelone, Publicacions de l\u2019Abadia de Montserrat, 2011).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Arxiu Nacional de Catalunya, Arxiu de la Junta de Museus, 1-715-T-1957.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> Folch i Torres J., \u00ab Inauguraci\u00f3 de les sales principals del Museu \u00bb, <em>La Veu de Catalunya<\/em>, 28 (ed. vespre) et 29 de maig, 1908 ; <em>Idem<\/em>, \u00ab El nostre Museu \u00bb, <em>La Veu de Catalunya<\/em>, 30 de maig, 1908.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> La Junta de Museus a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e de la reproduction des peintures murales pyr\u00e9n\u00e9ennes de 1907 \u00e0 1919 pour illustrer sous la forme de fascicules leur publication sur <em>Les pintures murals catalanes<\/em>, \u00e9dit\u00e9e par l\u2019Institut d\u2019Estudis Catalans (Guardia M., Camps J., Lor\u00e9s I., <em>La descoberta de la pintura mural rom\u00e0nica catalana. La col\u00b7lecci\u00f3 de reproduccions del MNAC<\/em>, Barcelone, Museu Nacional d\u2019Art de Catalunya\u00a0; Madrid, Electa, 1993).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\">[8]<\/a> Le baldaquin de Tav\u00e8rnoles suspendu au-dessus d\u2019une des portes de la salle Jacques I<sup>er<\/sup> peut se voir sur une des photographies qui a servi \u00e0 l\u2019\u00e9dition de cartes postales (Fundaci\u00f3 Institut Amatller d\u2019Art Hisp\u00e0nic \u2013 Arxiu Mas, n\u00b0 892 S<sup>e<\/sup> E ; voir aussi n\u00b0 894 S<sup>e<\/sup> E, autre photographie de la m\u00eame salle).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\">[9]<\/a> Arxiu Fotogr\u00e0fic de Barcelona, arxiu fotogr\u00e0fic de museus, clich\u00e9 n\u00b0\u00a051827. On peut aussi le voir sur une photographie de 1910 qui a servi \u00e0 l\u2019\u00e9dition de cartes postales (Fundaci\u00f3 Institut Amatller d\u2019Art Hisp\u00e0nic \u2013 Arxiu Mas, clich\u00e9 n\u00b0 4762 S<sup>e<\/sup> E). Apr\u00e8s quelques ann\u00e9es, alors que l\u2019exposition sur Jacques I<sup>er<\/sup> \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 d\u00e9mont\u00e9e, le baldaquin d\u2019Estamariu a \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9 au centre de la salle, comme on peut le voir sur une photographie de 1913 (Fundaci\u00f3 Institut Amatller d\u2019Art Hisp\u00e0nic \u2013 Arxiu Mas, clich\u00e9 n\u00b0 9475 S<sup>e<\/sup> E).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\">[10]<\/a> Folch i Torres J., \u00ab El nostre Museu \u00bb, <em>La Veu de Catalunya<\/em>, 30 de maig, 1908 : \u00ab [&#8230;] <em>l\u2019interessant\u00edssim altar cobert d\u2019Estamariu, reconstru\u00eft amb cura dels detalls m\u00e9s minuciosos, i muntat en la forma que ho estava en el seu lloc primitiu<\/em>\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\">[11]<\/a> Casellas R., <em>Cat\u00e1logo descriptivo de las secciones de pintura rom\u00e1nica y g\u00f3tica del Museu de Arte y Arqueolog\u00eda de Barcelona, formado por el acoplamiento de 38 leyendas destinadas a los m\u00e1s importantes de los ejemplares expuestos<\/em>, Barcelone, [1908], Museu Nacional d\u2019Art de Catalunya, Biblioteca Joaquim Folch i Torres, d\u00e9p\u00f4t, Manuscrit n\u00b0 1. Sur Raimon Casellas et ses responsabilit\u00e9s en mati\u00e8re de mus\u00e9ographie de la section d\u2019Art ancien : Garcia Sastre A., <em>Els museus de Barcelona: antecedents, g\u00e8nesi i desenvolupament fins al 1915<\/em>, Barcelone, Museu Nacional d\u2019Art de Catalunya, 1997, p. 562 et 567-568.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\">[12]<\/a> Il faut se rappeler l\u2019importance qu\u2019eurent les mus\u00e9es et les collections de reproductions partout en Europe entre les derni\u00e8res d\u00e9cennies du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et les premi\u00e8res du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Comme exemple nous pouvons mentionner le mus\u00e9e parisien de Sculpture compar\u00e9e, qui devint par la suite le mus\u00e9e des Monuments fran\u00e7ais, avec la collection de moulages de sculpture m\u00e9di\u00e9vale, \u00e0 laquelle il faut ajouter, \u00e0 partir de 1937, les reproductions \u00e0 \u00e9chelle 1\/1 de peintures murales romanes (Dulau R., \u00ab Paul Deschamps et la cr\u00e9ation du \u201cmus\u00e9e de la Fresque\u201d ou \u201cd\u00e9partement des Primitifs fran\u00e7ais\u201d au mus\u00e9e des Monuments fran\u00e7ais \u00bb, <em>Le d\u00e9voilement de la couleur. Relev\u00e9s et copies de peintures murales du Moyen \u00c2ge et de la Renaissance<\/em>, cat. exp., Paris, Conciergerie, 2004, p. 63-83) ; les <em>Casts Courts<\/em> du Victoria and Albert Museum (Patterson A., Trusted M. (\u00e9d.), <em>The Cast Courts<\/em>, Londres, V&amp;A Publishing, 2018) ; ou les mus\u00e9es de moulages li\u00e9s aux universit\u00e9s, parmi lesquels le mus\u00e9e d\u2019Arch\u00e9ologie classique de l\u2019universit\u00e9 de Cambridge (Payne E.M., \u00ab Casting a new Canon: Collecting and treting casts of Greek an Roman Sculpture, 1850-1939 \u00bb, <em>The Cambridge Classical Journal<\/em>, vol. 65, 2019, p. 113-149) ou celui de La Sapienza, \u00e0 Rome (\u00ab Storia Gipspteca [<em>sic<\/em>]\u00a0\u00bb, <a href=\"https:\/\/polomuseale.web.uniroma1.it\/sites\/default\/files\/allegati\/Storia%20Gipspteca.pdf\">https:\/\/polomuseale.web.uniroma1.it\/sites\/default\/files\/allegati\/Storia%20Gipspteca.pdf<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\">[13]<\/a> Les travaux ont d\u00e9but\u00e9 en 1904, mais ils avanc\u00e8rent lentement (Garcia Sastre A., <em>Els museus de Barcelona: antecedents, g\u00e8nesi i desenvolupament fins al 1915<\/em>, Barcelone, Museu Nacional d\u2019Art de Catalunya, 1997, p. 583-591).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\">[14]<\/a> Conserv\u00e9 parmi la documentation de Josep Goday \u00e0 l\u2019Arxiu Hist\u00f2ric del COAC (Barcelona, Arxiu Hist\u00f2ric del Col\u00b7legi Oficial d\u2019Arquitectes de Catalunya, H 117B\/9\/1.12).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\">[15]<\/a> <em>Museus d\u2019Art i d\u2019Arqueologia de Barcelona. Guia Sum\u00e0ria<\/em>, Barcelone, Junta Tecnica de Exposiciones i Museus, 1915.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\">[16]<\/a> C\u2019est encore \u00e0 travers des photographies que l\u2019on peut conna\u00eetre les caract\u00e9ristiques de l\u2019exposition de la nouvelle salle d\u2019art roman\u00a0: Arxiu Mas (Fundaci\u00f3 Institut Amatller d\u2019Art Hisp\u00e0nic \u2013 Arxiu Mas, clich\u00e9s n\u00b0 16457 S<sup>e<\/sup> E et 16458 S<sup>e<\/sup> C, dat\u00e9s de 1917 ; clich\u00e9 n\u00b0 36715 S<sup>e<\/sup> C, dat\u00e9 de 1921) ; et l\u2019Arxiu Fotogr\u00e0fic de Museus (Arxiu Fotogr\u00e0fic de Barcelona, clich\u00e9s n\u00b0 24.650 et 51.844).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\">[17]<\/a> Le rapport a remport\u00e9 le prix du premier concours des mus\u00e9es port\u00e9 par l\u2019Institut d\u2019Estudis Catalans (Gudiol i Cunill J., <em>El Museu Arqueol\u00f2gich-Art\u00edstic Episcopal de Vich. Historial y organisaci\u00f3. Mem\u00f2ria, escrita en desembre de 1916, obtant al Premi de 1.500 pseetes, en el Primer Concurs de Museus, organisat pel \u201cInstitut d\u2019Estudis Catalans\u201d, al Museu Episcopal de Vich concedit<\/em>, Vic, Tipografia Balmesiana, 1918, p. 57-67).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\">[18]<\/a> Le transfert de la Biblioteca Episcopal permit de gagner en surface d\u2019exposition (Gros i Pujol M. dels S., \u00ab\u00a0El Dr. Eduard Junyent i el Museu Episcopal \u00bb, <em>Ausa<\/em>, vol. 8, n\u00b0 91-92, 1979, p. 387-390). Voir aussi Trull\u00e9n J. M., \u00ab Hist\u00f2ria del Museu i de les col\u00b7leccions \u00bb, <em>Museu Episcopal de Vic. Guia de les col\u00b7leccions<\/em>, Vic, Museu Episcopal de Vic, 2003, p. 11-12 ; Trull\u00e9n J. M., \u00ab\u00a0Museu Episcopal de Vic \u00bb, <em>Ausa<\/em>, vol. 21, 2004, p. 269-282. Plusieurs photographies des salles du Museu Episcopal de Vic sont publi\u00e9es dans les articles de Trull\u00e9n.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\">[19]<\/a> Texte du projet, pr\u00e9sent\u00e9 et analys\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9tude sur Eduard Junyent comme mus\u00e9ologue. Voir, Sureda i Jubany M., \u00ab\u00a0Eduard Junyent, muse\u00f2leg\u00a0\u00bb, Ordeig R., Ti\u00f3 P., Ollich I., Mirambell M., Sureda M., <em>Eduard Junyent i Subir\u00e0 (Vic, 1901-1978)<\/em>, Vic, Patronat d\u2019Estudis Osonencs, 2020, p.\u00a0139-173, plus particuli\u00e8rement p. 158 : texte original en castillan \u00ab [&#8230;] que facilite la mayor comprensi\u00f3n del objeto en raz\u00f3n de su funcionalidad, como sucede en las secciones rom\u00e1nicas con las pinturas murales de los \u00e1bsides, los antependios de altares y los baldaquinos y con ciertos grupos e im\u00e1genes de bulto \u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\">[20]<\/a> Glicenstein J., <em>L\u2019art : une histoire d\u2019expositions<\/em>, Paris, Presses Universitaires de France, 2009, p. 18-29.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\">[21]<\/a> Pilgrim D. H., \u00ab Inherited from the Past: The American Period Room \u00bb, <em>The American Art Journal<\/em>, vol. 10, n\u00b0 1, 1978, p. 4-23 ; <em>Period Room Architecture in the American Art Museums. Winterthur Portfolio<\/em>, vol. 46, n\u00b0 2\/3, 2012.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\">[22]<\/a> Boccalate P. E., \u00ab La sezione di storia dell\u2019arte all\u2019Esposizione di Torino di 1884 \u00bb, Castelnuovo E. Monciatti A. (\u00e9d.), <em>Medioevo \/ Medioevi. <\/em><em>Un secolo di esposizioni d\u2019arte medievale<\/em>, atti dell\u2019incontro (Pisa, 15-16 ottobre 2004), Pise, Edizione della Normale, 2008, p. 31-59.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\">[23]<\/a> Bouiller J.-R., Calafat M.-C., \u00ab Dioramas ethnographiques et unit\u00e9s \u00e9cologiques : la mise en sc\u00e8ne de la vie quotidienne au mus\u00e9e d\u2019Ethnographie du Trocad\u00e9ro et au mus\u00e9e national des Arts et Traditions populaires \u00bb, <em>Culture &amp; Mus\u00e9es<\/em>, n\u00b0 32, 2018, p. 131-158, \u00e9galement en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/culturemusees\/2473\">https:\/\/journals.openedition.org\/culturemusees\/2473<\/a> (consult\u00e9 en juillet 2025).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\">[24]<\/a> Castillo \u00c1lvarez S., \u00ab Las exposiciones monogr\u00e1ficas de mobiliario en Espa\u00f1a (1912-2013) \u00bb, <em>Res Mobilis: Revista internacional de investigaci\u00f3n en mobiliario y objetos decorativos<\/em>, vol. 5, n\u00b0 6 (II), 2016, p. 390-406, \u00e9galement en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/reunido.uniovi.es\/index.php\/RM\/issue\/view\/883\">https:\/\/reunido.uniovi.es\/index.php\/RM\/issue\/view\/883<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref25\" name=\"_ftn25\">[25]<\/a> Bassegoda B., <em>Visitar les arts del passat. Les exposicions retrospectives d\u2019art a Catalunya, Val\u00e8ncia i Mallorca entre el 1867 i el 1937<\/em>, Bellaterra, Servei de publicacions de la Universitat Aut\u00f2noma de Barcelona, 2022, p. 149-155.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref26\" name=\"_ftn26\">[26]<\/a> Baker M., \u00ab Bode and Museum Display: The Arrangement of the Kaiser-Friedrich-Museum and the South Kensington Response \u00bb, <em>Jahrbuch der Berliner Museen<\/em>. Bd. 38 : <em>Kolloquium zum 150sten Geburtstag von <\/em><em>Wilhelm von Bode<\/em>, 1996, p. 143-153.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref27\" name=\"_ftn27\">[27]<\/a> Sur l\u2019acquisition, la d\u00e9pose et l\u2019entr\u00e9e au mus\u00e9e des peintures murales romanes, voir l\u2019histoire d\u00e9taill\u00e9e dans Guardia M., Lor\u00e9s I., <em>El Pirineu rom\u00e0nic vist per Josep Gudiol i Emili Gandia<\/em>, Tremp, Garsineu edicions, 2013, p. 115-217.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref28\" name=\"_ftn28\">[28]<\/a> March i Roig E., <em>Els museus d\u2019Art i Arqueologia de Barcelona durant la Dictadura de Primo de Rivera fins a la proclamaci\u00f3 de l\u2019Estat Catal\u00e0 (1923-1934). La consolidaci\u00f3 d\u2019un model museogr\u00e0fic<\/em>, th\u00e8se de doctorat sous la dir. de Joan Sureda, Universitat de Barcelona, 2006, vol. 1, p. 110 et suivantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref29\" name=\"_ftn29\">[29]<\/a> Sur la technique du \u00ab <em>strappo <\/em>\u00bb pour d\u00e9poser les peintures murales : Giannini C., \u00ab \u201cDalt d\u2019una mula\u201d. Franco Steffanoni, restaurador a Catalunya. Hist\u00f2ria d\u2019una t\u00e8cnica de restauraci\u00f3 inventada a B\u00e8rgam i exportada a Europa \u00bb, <em>Butllet\u00ed del Museu Nacional d\u2019Art de Catalunya<\/em>, vol. 10, 2009, p. 13-33.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref30\" name=\"_ftn30\">[30]<\/a> Il ne faut pas oublier, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, que le mus\u00e9e poss\u00e9dait d\u00e9j\u00e0 des reproductions d\u2019architectures et de sculptures de portions de galeries de clo\u00eetres romans (voir Fig. 2) et, d\u2019autre part, que le premier mus\u00e9e des Cloisters de George Grey Barnard fonctionnait d\u00e9j\u00e0, o\u00f9 la reconstruction et la reproduction d\u2019architectures pour exposer les \u0153uvres \u00e9tait \u00e0 la base de la mus\u00e9ographie qui, par la suite, a \u00e9t\u00e9 reprise dans le nouveau mus\u00e9e des Cloisters (Leuchak M. R., \u00ab \u201cThe Old World for the New\u201d: Developing the Design for The Cloisters \u00bb, <em>Metropolitan Museum Journal<\/em>, vol. 23, 1988, p.\u00a0257-277).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref31\" name=\"_ftn31\">[31]<\/a> Guardia M., Lor\u00e9s I., <em>El Pirineu rom\u00e0nic vist per Josep Gudiol i Emili Gandia<\/em>, Tremp, Garsineu edicions, 2013, p. 115-217.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref32\" name=\"_ftn32\">[32]<\/a> Folch i Torres J., <em>Museo de la Ciudadela. Cat\u00e1logo de la secci\u00f3n de arte rom\u00e1nico<\/em>. Barcelone, Junta de Museus de Barcelona, 1926. Un nouveau catalogue englobant la totalit\u00e9 du mus\u00e9e a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 en 1930, avec un plan qui n\u2019apparaissait pas dans l\u2019\u00e9dition de 1926 (<em>Museo de Arte Decorativo y Arqueol\u00f3gico. Gu\u00eda-cat\u00e1logo<\/em>, Barcelone, Junta de Museus de Barcelona, 1930).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref33\" name=\"_ftn33\">[33]<\/a> Cela a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 dans Guardia M., Lor\u00e9s I., <em>El Pirineu rom\u00e0nic vist per Josep Gudiol i Emili Gandia<\/em>, Tremp, Garsineu edicions, 2013, p. 208-217.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><div class=\"wpcp\">Pour citer cet article : Immaculada Lor\u00e9s i Otzet, \"Exposer l\u2019art roman en Catalogne entre 1900 et 1934\u00a0: pr\u00e9sentations mus\u00e9ographiques et objectifs\", <em>exPosition<\/em>, 4 novembre 2025, <a href=\"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles11\/lores-otzet-exposer-art-roman-catalogne\/%20\">https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles11\/lores-otzet-exposer-art-roman-catalogne\/%20<\/a>. Consult\u00e9 le 3 mai 2026.<\/div><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Immaculada Lor\u00e9s Otzet &nbsp; &#8212; Immaculada Lor\u00e9s Otzet est professeure d&rsquo;histoire de l&rsquo;art m\u00e9di\u00e9val \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Lleida et membre de l&rsquo;Institut d&rsquo;Estudis Catalans. 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