{"id":3471,"date":"2025-11-19T21:16:24","date_gmt":"2025-11-19T20:16:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/?p=3471"},"modified":"2025-12-17T12:21:54","modified_gmt":"2025-12-17T11:21:54","slug":"broucke-dobre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles11\/broucke-dobre\/%20","title":{"rendered":"Entre arch\u00e9ologie et collectionnisme : les collections m\u00e9di\u00e9vales dans le nouveau parcours permanent du mus\u00e9e Dobr\u00e9e \u00e0 Nantes"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: justify;\"><strong>par Camille Broucke<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8212; <em>Form\u00e9e \u00e0 l\u2019universit\u00e9 de la Sorbonne en histoire et en histoire de l&rsquo;art m\u00e9di\u00e9val, \u00e0 Sciences Po Paris et \u00e0 l\u2019Institut National du Patrimoine, <strong>Camille Broucke<\/strong> est conservatrice du patrimoine depuis 2011.\u00a0\u00a0Apr\u00e8s plusieurs exp\u00e9riences au sein de mus\u00e9es territoriaux, nationaux et am\u00e9ricains, elle commence sa carri\u00e8re en tant que conservatrice territoriale titulaire au Centre national du costume et de la sc\u00e8ne \u00e0 Moulins (03). Elle a ensuite travaill\u00e9 presque 10 ans comme cheffe du service Conservation de Grand Patrimoine de Loire-Atlantique (44) et charg\u00e9e des collections m\u00e9di\u00e9vales du mus\u00e9e Dobr\u00e9e \u00e0 Nantes, dont elle a notamment assur\u00e9 le pilotage scientifique du projet de r\u00e9novation.\u00a0\u00a0En septembre 2023, elle a pris la direction du Mus\u00e9e Unterlinden \u00e0 Colmar (68) o\u00f9 elle assure \u00e9galement la responsabilit\u00e9 du service de la Conservation et des collections d\u2019art ancien.<\/em> &#8212;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9ouverture du mus\u00e9e Dobr\u00e9e en mai 2024, apr\u00e8s treize ann\u00e9es de fermeture, permet de pr\u00e9senter \u00e0 nouveau aux publics une large s\u00e9lection d\u2019\u0153uvres m\u00e9di\u00e9vales. Ces derni\u00e8res couvrent une chronologie ample, des temps m\u00e9rovingiens dans la r\u00e9gion nantaise aux arts d\u00e9coratifs europ\u00e9ens du d\u00e9but du XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, avec, au centre, un objet pivot, la pi\u00e8ce peut-\u00eatre la plus embl\u00e9matique du mus\u00e9e : le cardiotaphe d\u2019Anne de Bretagne. Elles pr\u00e9sentent en outre une grande diversit\u00e9 typologique, caract\u00e9ristique qu\u2019elles partagent avec l\u2019ensemble de la collection. De ce fait, leur exposition permanente, au sein de cinq salles d\u2019un b\u00e2timent ancien (Fig. 1)<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> et d\u2019un parcours chrono-th\u00e9matique bien plus large, repr\u00e9sentait certes un d\u00e9fi logistique et sc\u00e9nographique\u00a0; mais surtout, en ad\u00e9quation avec les pr\u00e9occupations d\u2019un mus\u00e9e du XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, un enjeu de m\u00e9diation, de mus\u00e9ographie \u2013 c\u2019est-\u00e0-dire de s\u00e9lection et de mise en discours des \u0153uvres \u2013 et d\u2019accessibilit\u00e9 esth\u00e9tique, intellectuelle et \u00e9motionnelle \u00e0 tous les publics. <strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<figure id=\"attachment_3459\" aria-describedby=\"caption-attachment-3459\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3459\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig1-1.jpg?resize=840%2C691&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"691\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig1-1.jpg?resize=1024%2C842&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig1-1.jpg?resize=300%2C247&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig1-1.jpg?resize=768%2C632&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig1-1.jpg?resize=1200%2C987&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig1-1.jpg?w=1368&amp;ssl=1 1368w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3459\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 1 : Plan du domaine mus\u00e9al Dobr\u00e9e \u00a9 Opixido<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les collections m\u00e9di\u00e9vales\u00a0: histoire et panorama<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux d\u00e9marches diff\u00e9rentes sont \u00e0 l\u2019origine de la constitution des collections m\u00e9di\u00e9vales du mus\u00e9e\u00a0: d\u2019une part des collectes sur le territoire de Nantes et de ses environs, r\u00e9alis\u00e9es par la Soci\u00e9t\u00e9 arch\u00e9ologique et historique de Nantes et de Loire-Inf\u00e9rieure<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>\u00a0; d\u2019autre part des dons et legs de collectionneurs, au premier rang desquels figure Thomas Dobr\u00e9e fils<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a>. Le profil des collections refl\u00e8te cette double origine : elles pr\u00e9sentent des \u0153uvres produites et\/ou collect\u00e9es localement, au c\u00f4t\u00e9 de pi\u00e8ces de collection sans rapport direct avec l\u2019histoire du territoire nantais, si ce n\u2019est la personnalit\u00e9 qui les a collectionn\u00e9es. Allant de la pi\u00e8ce monumentale architectonique au bijou, comprenant des chefs-d\u2019\u0153uvre de la sculpture et tr\u00e8s peu de peinture<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>, elles couvrent certes une vaste p\u00e9riode chronologique, du V<sup>e<\/sup> si\u00e8cle au XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, mais ni de mani\u00e8re continue, ni avec la m\u00eame qualit\u00e9\u00a0: leurs points forts sont les objets et d\u00e9cors m\u00e9rovingiens issus du territoire, l\u2019orf\u00e8vrerie, particuli\u00e8rement \u00e9maill\u00e9e, du XIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, et les arts de la fin du Moyen \u00c2ge (XV<sup>e<\/sup> et XVI<sup>e<\/sup> si\u00e8cles)<sup> <a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a><\/sup>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Soci\u00e9t\u00e9 arch\u00e9ologique et historique de Nantes et de Loire-Inf\u00e9rieure est fond\u00e9e en 1845. Les soci\u00e9taires contribuent \u00e0 \u00e9crire l\u2019histoire locale en d\u00e9pouillant les archives et s\u2019attachent \u00e0 recueillir les traces du pass\u00e9\u00a0: ils surveillent les terrassements, les destructions ou reconstructions d\u2019\u00e9difices civils et religieux<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a>, m\u00e8nent certaines fouilles<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><sup>[7]<\/sup><\/a> et, d\u00e8s 1849, ouvrent au public un mus\u00e9e d&rsquo;arch\u00e9ologie. Tr\u00e8s vite, la Soci\u00e9t\u00e9 arch\u00e9ologique ne peut plus faire face financi\u00e8rement \u00e0 l\u2019entretien du b\u00e2timent et des collections, qui s\u2019accroissent rapidement au gr\u00e9 des fouilles, sauvetages et dons de particuliers : en 1860, elle fait don du mus\u00e9e et de ses collections au D\u00e9partement de Loire-Inf\u00e9rieure. L\u2019enrichissement des collections m\u00e9di\u00e9vales ne s\u2019interrompt pas. Le mus\u00e9e re\u00e7oit dans les ann\u00e9es 1870-1880 des \u00e9l\u00e9ments lapidaires m\u00e9rovingiens et romans provenant de la cath\u00e9drale de Nantes, dont les parties orientales sont alors en cours de destruction pour \u00eatre remplac\u00e9es dans un style n\u00e9o-gothique. Il conserve \u00e9galement des objets d\u2019art m\u00e9di\u00e9vaux, comme, entre autres, les g\u00e9mellions en \u00e9maux de Limoges provenant de l\u2019\u00e9glise de Bou\u00e9e<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><sup>[8]<\/sup><\/a>, ou encore les bijoux<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><sup>[9]<\/sup><\/a>, pyxide<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><sup>[10]<\/sup><\/a> et objets liturgiques<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><sup>[11]<\/sup><\/a> de la collection du premier conservateur du mus\u00e9e Fortun\u00e9 Parenteau, l\u00e9gu\u00e9e au mus\u00e9e en 1882. Pitre de Lisle du Dreneuc, successeur de Parenteau, obtient en 1886 le d\u00e9p\u00f4t de l\u2019\u00e9crin du c\u0153ur d\u2019Anne de Bretagne au mus\u00e9e arch\u00e9ologique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La collection de Thomas Dobr\u00e9e fils est l\u00e9gu\u00e9e au D\u00e9partement en 1894, avec la parcelle et les b\u00e2timents qui forment l\u2019actuel mus\u00e9e. Elle rassemble plus de 10000 objets d\u2019art du XII<sup>e<\/sup> au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><sup>[12]<\/sup><\/a> et compte des \u0153uvres m\u00e9di\u00e9vales insignes\u00a0: orf\u00e8vrerie, peintures, manuscrits, incunables. Dobr\u00e9e se distingue tr\u00e8s t\u00f4t par l\u2019attention bibliophilique compl\u00e8te qu\u2019il porte aux livres anciens, s\u2019int\u00e9ressant non seulement aux illustrations et \u00e0 la reliure, mais \u00e9galement au texte, \u00e0 l\u2019\u00e9criture ou la typographie et \u00e0 la provenance de l\u2019ouvrage<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><sup>[13]<\/sup><\/a>. Les objets viennent rejoindre les livres et les estampes \u00e0 partir des ventes Soltykoff (1861) et Germeau (1868). Mais, faute d\u2019archives, les circonstances de l\u2019acquisition d\u2019autres pi\u00e8ces majeures, comme le <em>Triptyque de la Sainte Parent\u00e9<\/em><a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\"><sup>[14]<\/sup><\/a>, voire leur attribution m\u00eame \u00e0 la collection Dobr\u00e9e, dans le cas d\u2019un retable complet en alb\u00e2tre de Nottingham<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\"><sup>[15]<\/sup><\/a>, restent sujettes \u00e0 caution. La vente Soltykoff rev\u00eat une importance particuli\u00e8re pour Dobr\u00e9e. Il y fait l\u2019acquisition d\u2019une stauroth\u00e8que mosane du XII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\"><sup>[16]<\/sup><\/a>, de la monumentale ch\u00e2sse limousine de saint Calmin (vers 1225)<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\"><sup>[17]<\/sup><\/a> et d\u2019un aquamanile de la fin du XIV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle ou du d\u00e9but du XV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle repr\u00e9sentant Phyllis chevauchant Aristote<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\"><sup>[18]<\/sup><\/a>. On a not\u00e9 la concomitance entre ses achats en avril 1861 et la naissance du projet d\u2019une nouvelle demeure pour y abriter \u00e0 la fois ses appartements et ses collections<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\"><sup>[19]<\/sup><\/a>. En 1861, Dobr\u00e9e fait l\u2019acquisition du domaine des Irlandais, situ\u00e9 \u00e0 l\u2019ouest de Nantes, o\u00f9 se situe le manoir de la Touche, ancien logis \u00e9piscopal du XV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Il remanie largement ce dernier et en d\u00e9truit les d\u00e9pendances pour faire construire <em>ex nihilo<\/em> un nouveau b\u00e2timent, le manoir m\u00e9di\u00e9val ne suffisant pas \u00e0 son projet. Le chantier, qui d\u00e9bute en 1863, s\u2019\u00e9ternise et, \u00e0 la mort de son \u00e9pouse en 1889, Thomas Dobr\u00e9e prend probablement conscience qu\u2019il n\u2019habitera jamais cette construction\u00a0: quand il l\u00e8gue ses collections et sa propri\u00e9t\u00e9 des Irlandais au D\u00e9partement un an avant sa mort, l\u2019id\u00e9e d\u2019y installer un mus\u00e9e s\u2019est affirm\u00e9e dans son esprit<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\"><sup>[20]<\/sup><\/a>. Les collections du mus\u00e9e arch\u00e9ologique sont install\u00e9es au rez-de-chauss\u00e9e de la nouvelle construction en 1896-1897<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\"><sup>[21]<\/sup><\/a>\u00a0; leur conservateur devient \u00e9galement celui du mus\u00e9e Dobr\u00e9e. Les deux institutions ne sont officiellement r\u00e9unies qu\u2019en 1935, avec la fusion de leurs commissions administratives respectives.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, l\u2019enrichissement des collections m\u00e9di\u00e9vales reste ponctuel et surtout tributaire de dons et legs qui contiennent quelques pi\u00e8ces m\u00e9di\u00e9vales, comme celui de la collection d\u2019Albert Vigneron-Jousselandi\u00e8re (1874-1927)<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\"><sup>[22]<\/sup><\/a>. Une nouvelle dynamique s\u2019enclenche \u00e0 partir de l\u2019arriv\u00e9e de Paul Thoby (1886-1969)<a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\"><sup>[23]<\/sup><\/a> comme conservateur en 1951. Thoby collectionne depuis les ann\u00e9es 1920 des objets d\u2019art ancien et religieux, tout particuli\u00e8rement m\u00e9di\u00e9vaux et il dispose d\u2019une bonne connaissance du march\u00e9 de l\u2019art m\u00e9di\u00e9val \u00e0 Nantes et \u00e0 Paris. \u00c0 la t\u00eate du mus\u00e9e dont il assure l\u2019int\u00e9rim de direction entre 1953 et 1955, puis la direction jusqu\u2019en 1960, il r\u00e9alise l\u2019acquisition de quelques pi\u00e8ces m\u00e9di\u00e9vales<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\"><sup>[24]<\/sup><\/a> pour lesquelles il obtient un budget exceptionnel. Surtout, Thoby l\u00e8gue \u00e0 son tour en 1969 au mus\u00e9e, avec sa biblioth\u00e8que, ses archives et sa documentation photographique, 287 objets de sa collection, dont plusieurs dizaines d\u2019\u0153uvres m\u00e9di\u00e9vales (sculptures, orf\u00e8vrerie, textiles, vitrail). Parmi ces derni\u00e8res, l\u2019ensemble de ses ivoires, dont les 19 pi\u00e8ces m\u00e9di\u00e9vales forment encore aujourd\u2019hui la majorit\u00e9 des 27 ivoires m\u00e9di\u00e9vaux du mus\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce sont ensuite surtout les ann\u00e9es 1980 et 1990 qui voient un nombre relativement important d\u2019achats d\u2019\u0153uvres m\u00e9di\u00e9vales, gr\u00e2ce notamment \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un deuxi\u00e8me poste de conservateur \u00e0 partir du milieu des ann\u00e9es 1970, puis d\u2019un troisi\u00e8me \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980, occup\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises par un ou une m\u00e9di\u00e9viste. Entre 1978 et 2024, 21 \u0153uvres m\u00e9di\u00e9vales ont \u00e9t\u00e9 acquises \u00e0 titre on\u00e9reux pour le mus\u00e9e<a href=\"#_ftn25\" name=\"_ftnref25\"><sup>[25]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Du Projet Scientifique et Culturel \u00e0 la mise en \u0153uvre d\u2019un v\u00e9ritable syst\u00e8me mus\u00e9ographique <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pr\u00e9alables indispensables \u00e0 la conception d\u2019un nouveau parcours permanent, le Projet Scientifique et Culturel (PSC)<a href=\"#_ftn26\" name=\"_ftnref26\"><sup>[26]<\/sup><\/a> et le programme mus\u00e9ographique sont le r\u00e9sultat de r\u00e9flexions et d\u2019\u00e9changes entre les \u00e9quipes de conservation et celles du service des publics. Ils d\u00e9finissent le cadre conceptuel et discursif de l\u2019exposition permanente des collections.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du fait de sa double origine et de l\u2019\u00e9clectisme de ses collections, le mus\u00e9e Dobr\u00e9e a eu pendant longtemps de grandes difficult\u00e9s \u00e0 se d\u00e9finir : mus\u00e9e d\u2019arch\u00e9ologie ? d\u2019histoire\u00a0? d\u2019arts d\u00e9coratifs ? mus\u00e9e local ou universel ? etc.\u00a0 Dans le cadre du nouveau projet de r\u00e9novation lanc\u00e9 en 2015<a href=\"#_ftn27\" name=\"_ftnref27\"><sup>[27]<\/sup><\/a>, le parti est rapidement pris d\u2019embrasser pleinement la diversit\u00e9 des collections, d\u2019en faire la caract\u00e9ristique principale de l\u2019identit\u00e9 du mus\u00e9e et d\u2019en rendre compte dans sa nouvelle exposition permanente. Ainsi, le PSC de 2021 d\u00e9finit le mus\u00e9e Dobr\u00e9e comme un mus\u00e9e de collectionneurs \u00e0 l\u2019esprit des lieux unique, dont les collections \u00e9clectiques, couvrant 5000 si\u00e8cles et cinq continents, suscitent et r\u00e9pondent aux curiosit\u00e9s les plus diverses. Le mus\u00e9e conserve, pr\u00e9sente et valorise des objets collect\u00e9s et collectionn\u00e9s sur le territoire par des personnalit\u00e9s avec une forte implantation locale. Il se situe dans un lieu qui participe lui-m\u00eame de la collection puisque l\u00e9gu\u00e9 en m\u00eame temps qu\u2019une partie remarquable et fondatrice de celle-ci. Sa mission fondamentale est de solliciter et de d\u00e9velopper chez tous les citoyens la comp\u00e9tence de curiosit\u00e9, entendue comme un facteur de sociabilit\u00e9 puisqu\u2019elle pr\u00e9pare \u00e0 rencontrer et accepter, voire \u00e0 d\u00e9sirer et rechercher la diff\u00e9rence, l\u2019inconnu ou la nouveaut\u00e9<a href=\"#_ftn28\" name=\"_ftnref28\"><sup>[28]<\/sup><\/a>. Dans la mani\u00e8re de pr\u00e9senter ses collections, le mus\u00e9e Dobr\u00e9e permet aux visiteurs de rentrer en relation avec la(les) mat\u00e9rialit\u00e9(s), l\u2019(les) identit\u00e9(s) et l\u2019(les) histoire(s) particuli\u00e8re(s) de chaque objet. L\u2019accessibilit\u00e9 des collections, physique, intellectuelle, \u00e9motionnelle et sensorielle, constitue une condition <em>sine qua non <\/em>de ce processus. La mise en \u0153uvre de cette exigence passe par l\u2019offre d\u2019une multiplicit\u00e9 d\u2019approches de la collection mus\u00e9ale, afin de r\u00e9pondre aux diff\u00e9rents modes d\u2019appr\u00e9hension possibles de ses publics, sans discrimination et de mani\u00e8re inclusive. Il est admis et revendiqu\u00e9 qu\u2019il n\u2019y a pas de mauvaise question, de mauvaise raison, ni de mauvaise motivation pour aller vers un objet ou une \u0153uvre, et qu\u2019il y a de nombreuses mani\u00e8res diff\u00e9rentes d\u2019\u00e9tablir un lien avec eux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le programme mus\u00e9ographique est quant \u00e0 lui l\u2019interm\u00e9diaire op\u00e9rationnel entre les principes et approches strat\u00e9giques d\u00e9finies dans le PSC et le travail concret du sc\u00e9nographe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019objectif du programme mus\u00e9ographique est d\u2019abord de rendre compte du choix des collections expos\u00e9es, de leur mise en discours et des mani\u00e8res de transmettre ce discours \u00e0 l\u2019ensemble des publics (enfants, adultes, familles, n\u00e9ophytes ou amateurs etc.).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Celui du mus\u00e9e Dobr\u00e9e est fond\u00e9 sur cinq principes\u00a0\u00e9manant directement du PSC :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; la pr\u00e9sentation des collections dans toute leur diversit\u00e9, sans nier leur \u00e9clectisme\u00a0;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; la mise en valeur de l\u2019objet sous tous ses aspects (historique, technique, fonctionnel, esth\u00e9tique, iconographique etc.)\u00a0;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; un discours clair et construit mais suffisamment g\u00e9n\u00e9ral pour permettre une grande libert\u00e9 d\u2019une part dans les modes de valorisation des collections permanentes, d\u2019autre part dans les mani\u00e8res (intellectuelle, narrative, sensible, technique, exp\u00e9rimentale etc.) dont les publics peuvent aborder les collections, en accueillant la pluralit\u00e9 des regards\u00a0;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; l\u2019importance du facteur humain (commanditaires, artistes, collectionneurs) comme porte d\u2019entr\u00e9e des publics vers la culture mat\u00e9rielle\u00a0;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; la pr\u00e9sence tout au long du parcours de l\u2019approche par l\u2019histoire contemporaine des collections et des collectionneurs (XIX<sup>e<\/sup> et XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cles)<a href=\"#_ftn29\" name=\"_ftnref29\"><sup>[29]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une premi\u00e8re \u00e9tape est la s\u00e9lection des \u0153uvres \u00e0 exposer de mani\u00e8re permanente. Celle des collections m\u00e9di\u00e9vales repose sur plusieurs crit\u00e8res. Tout d\u2019abord, les collections m\u00e9di\u00e9vales sont presque les seules \u00e0 \u00eatre r\u00e9parties de mani\u00e8re quasi \u00e9gale entre les deux cat\u00e9gories anciennement d\u00e9finies des collections consid\u00e9r\u00e9es comme \u00ab arch\u00e9ologiques \u00bb et celles dites de \u00ab collectionneurs \u00bb. Ces cat\u00e9gories n\u2019ont pas constitu\u00e9 un crit\u00e8re de s\u00e9lection<a href=\"#_ftn30\" name=\"_ftnref30\"><sup>[30]<\/sup><\/a>. Au contraire, il \u00e9tait important de montrer combien les collections m\u00e9di\u00e9vales, plus que les autres, t\u00e9moignent de la double origine du mus\u00e9e. C\u2019est \u00e0 leur niveau et plus particuli\u00e8rement \u00e0 celui des ensembles du second Moyen \u00c2ge que s\u2019accomplit le passage entre \u0153uvres et objets produits et\/ou collect\u00e9s sur le territoire et pi\u00e8ces issues de collections particuli\u00e8res et sans lien avec le territoire si ce n\u2019est la personnalit\u00e9 qui les a collectionn\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ailleurs, la pr\u00e9sentation d\u2019\u0153uvres incontournables, attendues du public et des chercheurs, \u00e9tait indispensable\u00a0: les collections m\u00e9di\u00e9vales ont toujours eu une place de choix au sein du mus\u00e9e Dobr\u00e9e et il \u00e9tait difficilement concevable d\u2019en pr\u00e9senter moins apr\u00e8s sa r\u00e9ouverture qu\u2019avant sa fermeture\u00a0; il s\u2019agissait \u00e9galement d\u2019inclure quelques \u0153uvres in\u00e9dites, r\u00e9cemment acquises, red\u00e9couvertes au moment du r\u00e9colement ou nouvellement restaur\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En outre, la mise en valeur des points forts de la collection a \u00e9galement guid\u00e9 la s\u00e9lection : \u0153uvres et objets m\u00e9rovingiens, traces de l\u2019occupation viking de l\u2019estuaire de la Loire, vestiges de la Nantes m\u00e9di\u00e9vale, orf\u00e8vrerie, ivoires et sculptures du second Moyen \u00c2ge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a enfin \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de positionner certains ensembles en dehors des salles m\u00e9di\u00e9vales proprement dites. Ainsi, les collections numismatiques et d\u2019armement ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9serv\u00e9es au cabinet numismatique et \u00e0 la salle Rochebrune<a href=\"#_ftn31\" name=\"_ftnref31\"><sup>[31]<\/sup><\/a>, situ\u00e9s plus loin dans le parcours au sein d\u2019une succession de salles d\u00e9di\u00e9es au collectionnisme\u00a0; les manuscrits, dont l\u2019exposition ne peut \u00eatre que temporaire pour des raisons de conservation, feront partie des pr\u00e9sentations \u00e9ph\u00e9m\u00e8res du cabinet d\u2019arts graphiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le programme mus\u00e9ographique a surtout permis de d\u00e9finir de plus en plus pr\u00e9cis\u00e9ment, au fil de ses diff\u00e9rentes versions et de ses \u00e9volutions en lien avec le travail avec l\u2019\u00e9quipe de sc\u00e9nographie<a href=\"#_ftn32\" name=\"_ftnref32\"><sup>[32]<\/sup><\/a>, un v\u00e9ritable syst\u00e8me de dispositifs de m\u00e9diation. Celui-ci se d\u00e9cline \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019ensemble du mus\u00e9e\u00a0: graphisme et textes, stations exp\u00e9rimentales<a href=\"#_ftn33\" name=\"_ftnref33\"><sup>[33]<\/sup><\/a>, tables sensorielles<a href=\"#_ftn34\" name=\"_ftnref34\"><sup>[34]<\/sup><\/a>, multim\u00e9dias techniques<a href=\"#_ftn35\" name=\"_ftnref35\"><sup>[35]<\/sup><\/a> et multim\u00e9dias sp\u00e9cifiques<a href=\"#_ftn36\" name=\"_ftnref36\"><sup>[36]<\/sup><\/a>. Il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 construit <em>a priori<\/em>\u00a0: il est le r\u00e9sultat de besoins exprim\u00e9s par les charg\u00e9\u00b7e\u00b7s de collections et de m\u00e9diation pour concr\u00e9tiser les discours autour des collections et r\u00e9pondre \u00e0 l\u2019exigence d\u2019accessibilit\u00e9. C\u2019est v\u00e9ritablement une approche syst\u00e9mique qui guide la d\u00e9finition de la forme et des contenus propres \u00e0 chaque dispositif\u00a0: ils sont con\u00e7us les uns par rapport aux autres au sein d\u2019une m\u00eame section du parcours et \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du parcours dans son entier. Il importe en effet que le visiteur puisse, apr\u00e8s quelques salles, comprendre le fonctionnement et les diff\u00e9rentes composantes du syst\u00e8me mus\u00e9ographique, afin d\u2019identifier rapidement le type de dispositif propos\u00e9 et la nature du contenu associ\u00e9.\u00a0 Ce syst\u00e8me est \u00e9galement fond\u00e9 sur un principe d\u2019inclusivit\u00e9\u00a0: cela signifie que ses dispositifs sont pens\u00e9s pour tous les publics<a href=\"#_ftn37\" name=\"_ftnref37\"><sup>[37]<\/sup><\/a> et cherchent \u00e0 favoriser autant que possible le partage d\u2019une exp\u00e9rience commune\u00a0; les diff\u00e9rents publics ne sont pas trait\u00e9s s\u00e9par\u00e9ment. La facilit\u00e9 et le plaisir dans l\u2019acc\u00e8s aux contenus sont \u00e9galement d\u00e9terminants. Ainsi, pour tenir compte de la fatigabilit\u00e9 du visiteur, le calibrage des textes a \u00e9t\u00e9 limit\u00e9 et leur construction tr\u00e8s \u00e9tudi\u00e9e\u00a0: en mettant l\u2019information principale \u00e0 retenir au d\u00e9but et dans un paragraphe isol\u00e9, notamment, ou encore en adaptant le niveau de langage \u00e0 celui d\u2019un coll\u00e9gien de 4<sup>e<\/sup>. Une charte \u00e9ditoriale sp\u00e9cifique au mus\u00e9e a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9e \u00e0 cette fin et pour r\u00e9pondre \u00e0 un objectif d\u2019harmonisation des textes \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du mus\u00e9e<a href=\"#_ftn38\" name=\"_ftnref38\"><sup>[38]<\/sup><\/a>. Par ailleurs, chaque type de dispositif a fait l\u2019objet de tests et consultations pour qu\u2019il r\u00e9ponde le plus exactement possible aux attentes et besoins des publics auxquels il \u00e9tait prioritairement destin\u00e9. Les titres des espaces et les textes de salle ont ainsi \u00e9t\u00e9 questionn\u00e9s et travaill\u00e9s avec des coll\u00e9giens et des testeurs adultes pour affiner le niveau de langage, la charte \u00e9ditoriale, la pertinence des approches choisies et la nature et la place des illustrations. Plusieurs ateliers avec l\u2019institut Ocens<a href=\"#_ftn39\" name=\"_ftnref39\"><sup>[39]<\/sup><\/a> ont permis de faire \u00e9voluer les tables sensorielles\u00a0: par exemple, le choix de travailler avec de vrais mat\u00e9riaux a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9 car cela intensifie la charge \u00e9motionnelle et la force narrative de l\u2019objet sous les mains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Consid\u00e9rons comment ce syst\u00e8me mus\u00e9ographique est mis en \u0153uvre dans la pr\u00e9sentation des \u00e9l\u00e9ments lapidaires et en bois provenant d\u2019\u00e9difices religieux et civils nantais du second Moyen \u00c2ge (Fig. 2)<a href=\"#_ftn40\" name=\"_ftnref40\"><sup>[40]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3460 alignleft\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig2a.jpg?resize=840%2C559&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"559\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig2a.jpg?resize=1024%2C682&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig2a.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig2a.jpg?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig2a.jpg?resize=1200%2C799&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig2a.jpg?w=1500&amp;ssl=1 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_3461\" aria-describedby=\"caption-attachment-3461\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3461\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig2b.jpg?resize=840%2C560&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"560\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig2b.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig2b.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig2b.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig2b.jpg?resize=1200%2C800&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/Fig2b.jpg?w=1500&amp;ssl=1 1500w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3461\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 2 (a et b) : Vues de la salle 13 \u00a9 L. Preud\u2019homme \/ Mus\u00e9e Dobr\u00e9e &#8211; D\u00e9partement de Loire-Atlantique ; \u00a9 Ateliers Adeline Rispal<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces \u00e9l\u00e9ments sont regroup\u00e9s et pr\u00e9sent\u00e9s par \u00e9difice de provenance. La priorit\u00e9 est mise sur la recontextualisation architecturale et historique de ces vestiges afin de s\u2019inscrire dans la continuit\u00e9 du discours d\u00e9velopp\u00e9 sur les \u0153uvres et objets produits et retrouv\u00e9s sur le territoire depuis le Pal\u00e9olithique. Les outils graphiques (texte de salle et cartels) insistent ainsi surtout sur la provenance architecturale et le contexte de la collecte des \u00e9l\u00e9ments pr\u00e9sent\u00e9s, et d\u00e9finissent et explicitent leur fonction architectonique ou d\u00e9corative au sein de leur \u00e9difice d\u2019origine. Ils comportent, aux c\u00f4t\u00e9s des contenus textuels, une carte de localisation et des reproductions d\u2019iconographies anciennes des b\u00e2timents dont proviennent les \u0153uvres et qui ont, dans leur grande majorit\u00e9, \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits ou largement modifi\u00e9s dans la seconde moiti\u00e9 du XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Les autres dispositifs de m\u00e9diation fonctionnent selon un principe de redondance \u2013 transmettre le m\u00eame contenu de mani\u00e8re diff\u00e9rente \u2013 et d\u2019approfondissement<a href=\"#_ftn41\" name=\"_ftnref41\"><sup>[41]<\/sup><\/a>. Deux multim\u00e9dias sp\u00e9cifiques compl\u00e8tent ces contenus graphiques\u00a0: l\u2019un retrace sous la forme d\u2019une animation sans interactivit\u00e9 mais au ton d\u00e9cal\u00e9 <em>Breizh of thrones<\/em> l\u2019histoire du duch\u00e9 de Bretagne. L\u2019autre, interactif, permet, \u00e0 partir d\u2019une visualisation 3D des salles concern\u00e9es ou d\u2019une carte de Nantes \u00e0 la fin du Moyen \u00c2ge, selon la pr\u00e9f\u00e9rence de l\u2019utilisateur\u00b7trice, d\u2019acc\u00e9der \u00e0 des informations compl\u00e9mentaires sur les \u00e9difices dont proviennent les \u00e9l\u00e9ments expos\u00e9s (vues anciennes suppl\u00e9mentaires avec d\u00e9tails comment\u00e9s, notice explicative d\u00e9velopp\u00e9e) et les vestiges expos\u00e9s eux-m\u00eames (contenus compl\u00e9mentaires sur l\u2019iconographie et le style). La richesse et la profondeur des contenus de ce dernier dispositif le rapprochent d\u2019une base de donn\u00e9es, mais son interface rend sa consultation ais\u00e9e et agr\u00e9able et ne donne pas l\u2019impression de consulter ce type d\u2019outil. Une station exp\u00e9rimentale est aussi propos\u00e9e (Fig. 3). Elle positionne l\u2019utilisateur\u00b7trice en ma\u00eetre\u00b7sse d\u2019\u0153uvre : elle permet de construire deux types de vo\u00fbtement et de comprendre ainsi la fonction structurelle des chapiteaux romans et poutres sabli\u00e8res de la fin du Moyen \u00c2ge pr\u00e9sent\u00e9s dans la m\u00eame salle.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3449\" aria-describedby=\"caption-attachment-3449\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3449\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig3-scaled.jpg?resize=840%2C560&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"560\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig3-scaled.jpg?w=2560&amp;ssl=1 2560w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig3-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig3-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3449\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 3 : Station exp\u00e9rimentale Deviens b\u00e2tisseur ! \u00a9 H. Neveu-D\u00e9rotrie \/ Mus\u00e9e Dobr\u00e9e &#8211; D\u00e9partement de Loire-Atlantique ; \u00a9 Tactile Studio<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les collections m\u00e9di\u00e9vales dans le nouveau parcours permanent du mus\u00e9e Dobr\u00e9e<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le parcours permanent du mus\u00e9e Dobr\u00e9e se d\u00e9ploie sur l\u2019ensemble des quatre niveaux de la \u00ab maison romane \u00bb de Thomas Dobr\u00e9e : rez-de-parvis (anciennes caves), rez-de-jardin (rez-de-chauss\u00e9e, au niveau de l\u2019entr\u00e9e des visiteurs), premier \u00e9tage, deuxi\u00e8me \u00e9tage (combles) (Fig. 4).<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-3450 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4a-2-scaled.jpg?resize=840%2C594&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"594\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4a-2-scaled.jpg?w=2560&amp;ssl=1 2560w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4a-2-scaled.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4a-2-scaled.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4a-2-scaled.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4a-2-scaled.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4a-2-scaled.jpg?resize=2048%2C1448&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4a-2-scaled.jpg?resize=1200%2C848&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4a-2-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><\/p>\n<figure id=\"attachment_3451\" aria-describedby=\"caption-attachment-3451\" style=\"width: 2560px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-3451 size-full\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4b-2-scaled.jpg?resize=840%2C594&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"594\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4b-2-scaled.jpg?w=2560&amp;ssl=1 2560w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4b-2-scaled.jpg?resize=300%2C212&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4b-2-scaled.jpg?resize=1024%2C724&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4b-2-scaled.jpg?resize=768%2C543&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4b-2-scaled.jpg?resize=1536%2C1086&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4b-2-scaled.jpg?resize=2048%2C1448&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4b-2-scaled.jpg?resize=1200%2C848&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig4b-2-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3451\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 4. (a et b) : Plan des deux premiers niveaux de la maison Dobr\u00e9e, mus\u00e9e Dobr\u00e9e \u00a9 Chevalvert<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est con\u00e7u de fa\u00e7on \u00e0 pouvoir \u00eatre abord\u00e9 de diff\u00e9rentes mani\u00e8res :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; de mani\u00e8re s\u00e9quenc\u00e9e, chaque niveau constituant un plateau permettant une entr\u00e9e th\u00e9matico-chronologique dans les collections\u00a0et pouvant \u00eatre visit\u00e9 en tant que tel<a href=\"#_ftn42\" name=\"_ftnref42\"><sup>[42]<\/sup><\/a>\u00a0;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; de mani\u00e8re lin\u00e9aire du rez-de-parvis aux combles, en offrant aux visiteurs un fil rouge chronologique, de la Pr\u00e9histoire au XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La scansion chronologique est volontairement peu pr\u00e9cise afin de mettre en valeur les \u00e9volutions longues et les transitions, ainsi que leurs \u00e9ventuels d\u00e9calages g\u00e9ographiques<a href=\"#_ftn43\" name=\"_ftnref43\"><sup>[43]<\/sup><\/a>\u00a0;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; de mani\u00e8re historique, en privil\u00e9giant deux modes d\u2019appr\u00e9hension des objets\u00a0: d\u2019une part leur contexte (commanditaire, cr\u00e9ateur, destinataire, mode de fabrication) et leur(s) usage(s) originels, d\u2019autre part leur histoire r\u00e9cente et leur changement de statut comme objets de collection(s)\u00a0;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; de mani\u00e8re transversale, en s\u2019appuyant sur des techniques qui peuvent \u00eatre suivies de leur apparition jusqu\u2019au XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle\u00a0: c\u00e9ramique, travail du m\u00e9tal, verrerie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les collections m\u00e9di\u00e9vales se d\u00e9ploient \u00e0 cheval sur les deux premiers niveaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur le premier plateau, les collections m\u00e9di\u00e9vales occupent les deux derni\u00e8res salles et sont pr\u00e9sent\u00e9es en parfaite continuit\u00e9 avec les sections chronologiques pr\u00e9c\u00e9dentes, allant du Pal\u00e9olithique \u00e0 l\u2019\u00e9poque romaine. Une attention particuli\u00e8re est d\u2019ailleurs port\u00e9e \u00e0 la transition entre l\u2019\u00e9poque romaine et le premier Moyen \u00c2ge, gr\u00e2ce \u00e0 deux ensembles d\u2019\u0153uvres li\u00e9s pour l\u2019un aux crises du III<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et, pour l\u2019autre, \u00e0 l\u2019implantation du christianisme \u00e0 travers les vestiges les plus anciens de la cath\u00e9drale de Nantes. La sc\u00e9nographie mat\u00e9rialise cette transition en profitant de l\u2019existence de deux passages lat\u00e9raux de part et d\u2019autre du passage principal pour installer des socles longs donnant l\u2019impression d\u2019une continuit\u00e9 d\u2019une salle \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La salle d\u00e9di\u00e9e aux temps m\u00e9rovingiens (Fig. 5) met surtout en valeur les \u00e9l\u00e9ments issus de l\u2019action de la SAHNLA<a href=\"#_ftn44\" name=\"_ftnref44\"><sup>[44]<\/sup><\/a> : sarcophages, mobilier fun\u00e9raire et restes de d\u00e9cors issus de fouilles anciennes et quelques \u00e9l\u00e9ments de parure trouv\u00e9s dans l\u2019est de la France et provenant d\u2019\u00e9changes avec des membres d\u2019autres soci\u00e9t\u00e9s savantes.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3452\" aria-describedby=\"caption-attachment-3452\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3452\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig5.jpg?resize=840%2C560&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"560\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig5-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig5-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig5-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig5-scaled.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig5-scaled.jpg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig5-scaled.jpg?resize=1200%2C800&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig5-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig5-scaled.jpg?w=2520&amp;ssl=1 2520w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3452\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 5 : Vue de la salle 10 depuis l\u2019entr\u00e9e ouest \u00a9 L. Preud\u2019homme \/ Mus\u00e9e Dobr\u00e9e &#8211; D\u00e9partement de Loire-Atlantique ; \u00a9 Ateliers Adeline Rispal<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">La salle suivante, plus petite, \u00e9voque par quelques \u0153uvres, objets et pi\u00e8ces d\u2019armement, l\u2019occupation viking de l\u2019estuaire de la Loire \u00e0 l\u2019\u00e9poque carolingienne (Fig. 6). La pr\u00e9sentation moins dense t\u00e9moigne du peu de traces mat\u00e9rielles laiss\u00e9es par cette pr\u00e9sence viking, qui a n\u00e9anmoins marqu\u00e9 longuement les m\u00e9moires m\u00e9di\u00e9vales<a href=\"#_ftn45\" name=\"_ftnref45\"><sup>[45]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3453\" aria-describedby=\"caption-attachment-3453\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3453\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig6.jpg?resize=840%2C560&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"560\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig6-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig6-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig6-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig6-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig6-scaled.jpg?w=2520&amp;ssl=1 2520w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3453\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 6 : Vue partielle de la salle 11 \u00a9 L. Preud\u2019homme \/ Mus\u00e9e Dobr\u00e9e &#8211; D\u00e9partement de Loire-Atlantique \u00a9 Ateliers Adeline Rispal<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les deux premi\u00e8res salles du deuxi\u00e8me plateau, au rez-de-chauss\u00e9e, pr\u00e9sentent les traces architecturales et d\u00e9coratives de la Nantes m\u00e9di\u00e9vale, issues de b\u00e2timents civils pour la premi\u00e8re salle et d\u2019\u00e9difices religieux pour la seconde. Nous les avons d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9es plus haut. Bien d\u00e9fini dans le programme mus\u00e9ographique, le passage des collections territoriales (<em>Les temps m\u00e9rovingiens, Des vikings \u00e0 Nantes,\u00a0Traces architecturales nantaises<\/em>) aux collections de collectionneurs (<em>Les arts du Moyen \u00c2ge<\/em>) est donc finalement att\u00e9nu\u00e9 par le renforcement, en cours de projet, de la logique de plateaux aux d\u00e9pens de la lin\u00e9arit\u00e9 du parcours d\u2019un niveau \u00e0 l\u2019autre. Entre le premier et le deuxi\u00e8me plateau, le changement physique de niveau se double d\u2019une v\u00e9ritable diff\u00e9rence d\u2019ambiance, marqu\u00e9e par la typologie m\u00eame des salles (anciennes caves pour le premier plateau, pi\u00e8ces de r\u00e9ception pour le deuxi\u00e8me) et des choix sc\u00e9nographiques de mat\u00e9riaux et de couleurs bien distincts d\u2019un plateau \u00e0 l\u2019autre. L\u2019unit\u00e9 reste en revanche assur\u00e9e par les mobiliers et par la charte graphique, identiques \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019ensemble du parcours permanent. Le soclage des collections constitue une autre constante\u00a0: au-del\u00e0 des exigences de s\u00e9curisation et de conservation pr\u00e9ventive, sa conception repose, quelle que soit la nature de l\u2019\u0153uvre concern\u00e9e, sur deux principes. D\u2019une part, une coh\u00e9rence avec la fonction originelle de l\u2019objet, en particulier pour les \u00e9l\u00e9ments architecturaux\u00a0: cela a donn\u00e9 lieu \u00e0 quelques prouesses techniques<a href=\"#_ftn46\" name=\"_ftnref46\"><sup>[46]<\/sup><\/a>, comme dans le cas d\u2019un arc roman provenant de la cath\u00e9drale, plac\u00e9 entre les salles 12 et 13 (Fig. 7), et qui ne devait pas \u00eatre rema\u00e7onn\u00e9 ; les chapiteaux, les modillons, les poutres sabli\u00e8res sont pour leur part syst\u00e9matiquement plac\u00e9s en hauteur. D\u2019autre part, un principe de valorisation et d\u2019esth\u00e9tisation a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 privil\u00e9gi\u00e9, notamment pour les \u0153uvres en vitrine : elles ont \u00e9t\u00e9 socl\u00e9es en interne et ont souvent fait l\u2019objet d\u2019une v\u00e9ritable sc\u00e9nographie \u00e0 \u00e9chelle r\u00e9duite, gr\u00e2ce \u00e0 la technicit\u00e9 et \u00e0 l\u2019inventivit\u00e9 des \u00e9quipes du mus\u00e9e.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3454\" aria-describedby=\"caption-attachment-3454\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3454\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig7.jpg?resize=840%2C560&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"560\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig7-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig7-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig7-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig7-scaled.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig7-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig7-scaled.jpg?w=2520&amp;ssl=1 2520w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3454\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 7 : Passage entre la salle 12 et la salle 13 \u00a9 L. Preud\u2019homme \/ Mus\u00e9e Dobr\u00e9e &#8211; D\u00e9partement de Loire-Atlantique \u00a9 Ateliers Adeline Rispal<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">La salle suivante (Fig. 8) est celle o\u00f9 s\u2019op\u00e8re justement le passage entre collections du territoire et collections de collectionneurs, autour du cardiotaphe d\u2019Anne de Bretagne. Celui-ci constitue bien un vestige de Nantes \u00e0 la fin du Moyen \u00c2ge : il provient du couvent des carmes<a href=\"#_ftn47\" name=\"_ftnref47\"><sup>[47]<\/sup><\/a> dont les sculptures, rares vestiges conserv\u00e9s du monument, sont pr\u00e9sent\u00e9es contre le mur nord de la salle\u00a0; n\u00e9anmoins, par sa qualit\u00e9 exceptionnelle et son caract\u00e8re unique, il est \u00e9galement en lien avec les deux vitrines plac\u00e9es dans la partie sud de la salle et consacr\u00e9es plus largement aux arts du m\u00e9tal du second Moyen \u00c2ge<a href=\"#_ftn48\" name=\"_ftnref48\"><sup>[48]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-large wp-image-3455\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8a.jpg?resize=840%2C560&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"560\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8a-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8a-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8a-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8a-scaled.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8a-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8a-scaled.jpg?w=2520&amp;ssl=1 2520w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><\/p>\n<figure id=\"attachment_3456\" aria-describedby=\"caption-attachment-3456\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3456\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8b.jpg?resize=840%2C560&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"560\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8b-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8b-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8b-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8b-scaled.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8b-scaled.jpg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8b-scaled.jpg?resize=1200%2C800&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8b-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig8b-scaled.jpg?w=2520&amp;ssl=1 2520w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3456\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 8 (a et b) : Vues de la salle 14 \u00a9 L. Preud\u2019homme \/ Mus\u00e9e Dobr\u00e9e &#8211; D\u00e9partement de Loire-Atlantique \u00a9 Ateliers Adeline Rispal<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, les choix sc\u00e9nographiques n\u2019ont pas port\u00e9 sur la mat\u00e9rialisation du r\u00f4le de pivot envisag\u00e9 pour le cardiotaphe : il reste d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment invisible au visiteur \u00e0 son entr\u00e9e dans la salle, et la continuit\u00e9 de la cimaise nord avec la salle pr\u00e9c\u00e9dente consacr\u00e9e aux \u00e9difices religieux nantais n\u2019est gu\u00e8re perceptible. La sc\u00e9nographie s\u2019est concentr\u00e9e sur l\u2019objectif de donner \u00e0 la salle un caract\u00e8re impressionnant : elle magnifie la pr\u00e9ciosit\u00e9 et la virtuosit\u00e9 des \u0153uvres pr\u00e9sent\u00e9es par un \u00e9clairage dramatis\u00e9 et la couleur profonde choisie pour les murs. Celle-ci est \u00e9galement pr\u00e9sente pour la derni\u00e8re salle de la section m\u00e9di\u00e9vale, avec laquelle elle cr\u00e9e la continuit\u00e9 demand\u00e9e au programme mus\u00e9ographique. Cette derni\u00e8re salle (Fig. 9) est en effet d\u00e9di\u00e9e aux autres formes artistiques de la fin du Moyen \u00c2ge repr\u00e9sent\u00e9es dans la collection du mus\u00e9e Dobr\u00e9e : sculptures essentiellement (pierre, alb\u00e2tre, ivoire), peinture et vitrail.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3457\" aria-describedby=\"caption-attachment-3457\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3457\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig9.jpg?resize=840%2C560&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"560\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig9-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig9-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig9-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig9-scaled.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig9-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig9-scaled.jpg?w=2520&amp;ssl=1 2520w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3457\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 9 : Vue de la salle 15 \u00a9 L. Preud\u2019homme \/ Mus\u00e9e Dobr\u00e9e &#8211; D\u00e9partement de Loire-Atlantique\u00a0 \u00a0\u00a9 Ateliers Adeline Rispal<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une table sensorielle (Fig. 10) accueille une reproduction partielle de la stauroth\u00e8que mosane du mus\u00e9e<a href=\"#_ftn49\" name=\"_ftnref49\"><sup>[49]<\/sup><\/a> (\u00e2me de bois et plaque m\u00e9tallique \u00e9maill\u00e9e) et la copie en r\u00e9sine d\u2019un panneau du retable en alb\u00e2tre<a href=\"#_ftn50\" name=\"_ftnref50\"><sup>[50]<\/sup><\/a> et compl\u00e8te cette approche tactile par une \u00e9vocation sonore du contexte de production de ces \u0153uvres \u2013 ateliers et commanditaires.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3458\" aria-describedby=\"caption-attachment-3458\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3458\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig10.jpg?resize=840%2C560&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"560\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig10-scaled.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig10-scaled.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig10-scaled.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig10-scaled.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig10-scaled.jpg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig10-scaled.jpg?resize=1200%2C800&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig10-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/fig10-scaled.jpg?w=2520&amp;ssl=1 2520w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3458\" class=\"wp-caption-text\">Fig. 10 : Table sensorielle Les arts du Moyen \u00c2ge \u00a9 H. Neveu-D\u00e9rotrie \/ Mus\u00e9e Dobr\u00e9e &#8211; D\u00e9partement de Loire-Atlantique \u00a9 Tactile Studio<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, la configuration int\u00e9rieure de la \u00ab maison romane \u00bb entra\u00eene une circulation en boucle sur chaque plateau. Une co-visibilit\u00e9 partielle est maintenue entre le parcours aller et le parcours retour des visiteurs. Ainsi, ils peuvent d\u00e9couvrir, quelques salles plus loin, l\u2019arri\u00e8re de certaines sculptures ou les faces externes d\u2019un triptyque pr\u00e9sent\u00e9 ouvert. La nouvelle pr\u00e9sentation des collections m\u00e9di\u00e9vales du mus\u00e9e Dobr\u00e9e est fond\u00e9e, comme l\u2019ensemble du parcours permanent, sur la volont\u00e9 de favoriser et de faciliter la rencontre des publics contemporains avec les \u0153uvres, et sur la mise en avant de l\u2019histoire des collections et de l\u2019atmosph\u00e8re de la \u00ab maison romane \u00bb. Des choix notables et sp\u00e9cifiques en d\u00e9coulent en termes de sc\u00e9nographie et de mus\u00e9ographie : la fr\u00e9quence et la vari\u00e9t\u00e9 des dispositifs de m\u00e9diation en sus des textes et cartels, une mus\u00e9ographie non lin\u00e9aire chronologiquement sur l\u2019ensemble des cinq salles concern\u00e9es, la pr\u00e9sence r\u00e9guli\u00e8re d\u2019assises confortables et donc relativement imposantes, la mise en couleur des murs, la recherche d\u2019un effet d\u2019ensemble. \u00c0 quelques compromis pr\u00e8s, in\u00e9vitables pour un projet de cette ampleur, cela ne s\u2019est pas fait aux d\u00e9pens de l\u2019accrochage et la valorisation esth\u00e9tique des \u0153uvres \u2013 cette derni\u00e8re en a m\u00eame souvent \u00e9t\u00e9 renforc\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout parti-pris mus\u00e9ographique affirm\u00e9 pose la question de sa durabilit\u00e9 et de sa capacit\u00e9 \u00e0 s\u2019adapter, afin de rester pertinent aupr\u00e8s de publics en constante et rapide \u00e9volution. Les principes r\u00e9gissant celui du mus\u00e9e Dobr\u00e9e, pens\u00e9s en lien tr\u00e8s fort avec l\u2019identit\u00e9 de l\u2019institution et les valeurs de sa tutelle publique d\u00e9partementale, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment d\u00e9finis en tenant compte de cet enjeu \u00e0 moyen terme. Nul doute qu\u2019ils continueront d\u2019encadrer les am\u00e9liorations et ajustements que conna\u00eetra certainement le parcours permanent dans les prochaines ann\u00e9es.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Notes<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> La \u00ab maison romane \u00bb est ainsi nomm\u00e9e par Thomas Dobr\u00e9e fils. C\u2019est un projet qu\u2019il commande initialement \u00e0 Viollet-Le-Duc en 1863 puis qu\u2019il modifie lui-m\u00eame, peu convaincu par l\u2019esquisse gothique de l\u2019architecte. Le b\u00e2timent est d\u2019abord destin\u00e9 \u00e0 accueillir la demeure du collectionneur. Il ne verra pas la fin du chantier. Son legs au D\u00e9partement en 1894 en fait un mus\u00e9e, qui ouvre ses portes en 1899.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a><a name=\"ancre1\"><\/a> Elle est d\u2019abord simplement d\u00e9sign\u00e9e comme \u00ab Soci\u00e9t\u00e9 arch\u00e9ologique \u00bb : la mention \u00ab historique \u00bb n\u2019appara\u00eet que dans les ann\u00e9es 1920. Devenue Soci\u00e9t\u00e9 arch\u00e9ologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique (SAHNLA), elle existe toujours aujourd\u2019hui. Son si\u00e8ge social est au mus\u00e9e Dobr\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> Thomas Dobr\u00e9e fils (1810-1895) est l\u2019unique descendant d\u2019une riche famille d\u2019armateurs install\u00e9e \u00e0 Nantes au XVIII<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle. Il d\u00e9laisse peu \u00e0 peu les affaires familiales d\u2019armement de navires pour consacrer sa fortune \u00e0 la constitution d\u2019une riche collection et \u00e0 la construction d\u2019une demeure pour l\u2019accueillir et abriter ses appartements.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> Ce constat s\u2019entend \u00e0 l\u2019exception de la peinture de manuscrits, plus largement repr\u00e9sent\u00e9e au sein de la biblioth\u00e8que patrimoniale du mus\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\"><sup>[5]<\/sup><\/a> La politique d\u2019enrichissement des collections men\u00e9e par les conservateurs du mus\u00e9e depuis la seconde moiti\u00e9 du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle s\u2019est attach\u00e9e \u00e0 renforcer et d\u00e9velopper ses points forts et non \u00e0 combler les manques ou \u00e0 ouvrir de nouveaux pans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\"><sup>[6]<\/sup><\/a> Des maisons nantaises \u00e0 pan de bois (maison des Enfants nantais, maison Babin, maison Mellet) sont d\u00e9truites, alors que l\u2019\u00e9glise Saint-Nicolas est reconstruite dans un style n\u00e9o-gothique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\"><sup>[7]<\/sup><\/a> Ces fouilles sont notamment men\u00e9es dans les anciennes basiliques fun\u00e9raires et abbayes m\u00e9rovingiennes du territoire\u00a0: Saint-Similien (1894), Saint-Donatien (1872), Saint-Martin-de-Vertou (1876).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voir Broucke C., \u00ab\u00a0Le paysage religieux \u00e0 Nantes et dans l\u2019estuaire de la Loire \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des vikings, \u00e0 travers les collections du mus\u00e9e Dobr\u00e9e\u00a0\u00bb, <em>Les temps carolingiens<\/em>, Nantes, Grand Patrimoine de Loire-Atlantique, 2021, p.\u00a032-43.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\"><sup>[8]<\/sup><\/a> Inv. 872.14.1 et 2<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\"><sup>[9]<\/sup><\/a> Ils sont trop nombreux dans la collection Parenteau, qui \u00e9tait v\u00e9ritablement passionn\u00e9 pour ce type d\u2019objets, pour les citer tous. On peut d\u00e9tailler ceux choisis pour le nouveau parcours permanent du mus\u00e9e : deux pendentifs-reliquaires (Inv. 882.1. 509 et 510), deux bagues reliquaires (Inv. 882.1.489 et 490), les bijoux du tr\u00e9sor de Pontch\u00e2teau (Inv. 882.1.507 ; 519 \u00e0 527) et du tr\u00e9sor de la rue des Balances d\u2019or \u00e0 Poitiers (Inv. 882.1.505 et 506\u00a0;\u00a0516 \u00e0 518)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\"><sup>[10]<\/sup><\/a> Inv.882.1.542<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\"><sup>[11]<\/sup><\/a> Inv. 882.1.86 (ostensoir) et 87 (calice)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\"><sup>[12]<\/sup><\/a> <em>Thomas Dobr\u00e9e, 1810-1895, un homme un mus\u00e9e, <\/em>cat. exp., Nantes, Mus\u00e9e Dobr\u00e9e, 1997.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\"><sup>[13]<\/sup><\/a> <em>Tr\u00e9sors enlumin\u00e9s<\/em>, cat. exp., Angers, Mus\u00e9e des Beaux-Arts, 2013, p. 25.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\"><sup>[14]<\/sup><\/a> Inv. 896.1.3807<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\"><sup>[15]<\/sup><\/a> Inv.896.1.1<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\"><sup>[16]<\/sup><\/a> Inv. 896.1.23<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\"><sup>[17]<\/sup><\/a> Inv. 896.1.22<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\"><sup>[18]<\/sup><\/a> Inv.896.1.26<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\"><sup>[19]<\/sup><\/a> <em>Thomas Dobr\u00e9e, 1810-1895, un homme un mus\u00e9e, <\/em>cat. exp., Nantes, Mus\u00e9e Dobr\u00e9e, 1997, p. 272\u00a0: Dobr\u00e9e \u00e9crit dans une lettre dat\u00e9e sans plus de pr\u00e9cision de 1861 et conserv\u00e9e dans les archives du mus\u00e9e : \u00ab\u00a0Que de choses \u00e0 chercher, \u00e0 acheter pour enrichir ce logis et le rendre pr\u00e9cieux en livres, meubles et antiquit\u00e9s. La ch\u00e2sse de saint Calmine <em>(sic)<\/em> et les reliques de notre Duchesse Anne en sont cependant un beau commencement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\"><sup>[20]<\/sup><\/a> Acte notari\u00e9 du 8 ao\u00fbt 1894 dont une copie est conserv\u00e9e dans les archives du mus\u00e9e. L\u2019objet de la donation est clairement affirm\u00e9\u00a0: \u00ab\u00a0cr\u00e9er un Mus\u00e9e \u00e0 Nantes et assurer ainsi la conservation perp\u00e9tuelle dans un d\u00e9p\u00f4t public des collections de tableaux, gravures, livres, manuscrits, monnaies et autres objets qu\u2019il a r\u00e9unis, et dont il se propose de doter incessamment le D\u00e9partement pour en faire la base principale de ce Mus\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\"><sup>[21]<\/sup><\/a> Cette installation \u00e9tait alors temporaire, les collections arch\u00e9ologiques devant \u00e0 terme rejoindre le manoir de la Touche, dont les travaux n\u2019\u00e9taient pas encore achev\u00e9s \u00e0 ce moment-l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\"><sup>[22]<\/sup><\/a> Ce legs repr\u00e9sente 1681 num\u00e9ros d\u2019inventaire. Ils vont de la Pr\u00e9histoire au XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et comportent \u00e9galement quelques pi\u00e8ces d\u2019art et d\u2019armement extra-europ\u00e9ens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\"><sup>[23]<\/sup><\/a> Broucke C., \u00ab\u00a0On Paul Thoby, the Mus\u00e9e Dobr\u00e9e and Medieval Ivories\u00a0\u00bb, Yvard C. (\u00e9d.), <em>Gothic Ivories Sculpture: Content and Context<\/em>, Londres, The Courtauld Institute of Art, 2017, p. 125-142.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\"><sup>[24]<\/sup><\/a> Une statue de saint Georges de la fin du XV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle (Inv. 953.1.1), achet\u00e9e en vente publique\u00a0; une statue de saint \u00c9loi de la fin du XV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle (Inv. 953.7.1), une monstrance (Inv. 953.7.2) et un diptyque en ivoire du XIV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle (Inv. 953.7.3), tous trois acquis aupr\u00e8s de la galerie parisienne Brimo de Larrousilhe ; des <em>Heures \u00e0 l\u2019usage de Rome<\/em> (Inv. 954.2.1), manuscrit enlumin\u00e9 de la fin du XV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle acquis aupr\u00e8s\u00a0d\u2019une particuli\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref25\" name=\"_ftn25\"><sup>[25]<\/sup><\/a> On peut mentionner, de mani\u00e8re non exhaustive : <em>Saint Christophe<\/em>, atelier de J\u00e9r\u00f4me Bosch (Inv. 978.9.1)\u00a0; deux hanaps bretons de la fin du XV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle (Inv. 993.2.1 et 996.2.1)\u00a0; des fragments d\u2019un graduel aux armes de Louis XII et Anne de Bretagne (994.3.1\u00a0; 2013.7.1\u00a0; 2018.3.1\u00a0; 2020.3.1)\u00a0; un crucifix orf\u00e9vr\u00e9 roman (2019.5.1).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref26\" name=\"_ftn26\"><sup>[26]<\/sup><\/a> Le Projet Scientifique et Culturel du mus\u00e9e est consultable ici\u00a0: <a href=\"https:\/\/www.musee-dobree.fr\/44\/musee-et-collections\/projet-scientifique-et-culturel\/dobree_6824#:~:text=Le%20mus%C3%A9e%20Dobr%C3%A9e%20est%20un,un%20esprit%20des%20lieux%20unique\">https:\/\/www.musee-dobree.fr\/44\/musee-et-collections\/projet-scientifique-et-culturel\/dobree_6824#:~:text=Le%20mus%C3%A9e%20Dobr%C3%A9e%20est%20un,un%20esprit%20des%20lieux%20unique<\/a> (consult\u00e9 en juillet 2025).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref27\" name=\"_ftn27\"><sup>[27]<\/sup><\/a> Un pr\u00e9c\u00e9dent projet avait \u00e9t\u00e9 men\u00e9 entre 2005 et 2011, sur la base d\u2019un PSC r\u00e9dig\u00e9 en 2009 (non valid\u00e9 par l\u2019\u00c9tat). Ce projet est annul\u00e9 en 2014 \u00e0 la suite d\u2019une action en justice. Il faisait du mus\u00e9e Dobr\u00e9e un mus\u00e9e d\u2019arch\u00e9ologie territorial et laissait en r\u00e9serves, pour \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9es lors d\u2019expositions temporaires, toutes les collections post\u00e9rieures \u00e0 Anne de Bretagne et ne provenant pas du grand Ouest de la France.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref28\" name=\"_ftn28\"><sup>[28]<\/sup><\/a> Cette r\u00e9flexion sur la comp\u00e9tence de curiosit\u00e9 et son apprentissage au sein des mus\u00e9es est largement bas\u00e9e sur\u00a0le travail de Thomas Nicolas\u00a0: Thomas N., <em>The Return of Curiosity. What Museums are Good for in the 21<sup>st<\/sup> Century<\/em>, Londres, Reaktion Books, 2016.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref29\" name=\"_ftn29\"><sup>[29]<\/sup><\/a> Cela prend les formes, au-del\u00e0 des salles du troisi\u00e8me plateau sp\u00e9cifiquement d\u00e9di\u00e9es au collectionnisme, d\u2019une mention syst\u00e9matique concernant la provenance et l\u2019histoire r\u00e9cente des collections sur chaque panneau de salle, de cartels biographiques de collectionneurs tout au long du parcours et d\u2019un parcours audio <em>Collectionneurs<\/em>\u00a0dans le compagnon de visite, sorte de visio-guide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref30\" name=\"_ftn30\"><sup>[30]<\/sup><\/a> Le pr\u00e9c\u00e9dent projet des ann\u00e9es 2000 les s\u00e9parait effectivement en deux groupes d\u2019autant plus distincts que l\u2019un d\u2019entre eux \u00e9tait laiss\u00e9 en r\u00e9serves.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref31\" name=\"_ftn31\"><sup>[31]<\/sup><\/a> Raoul de Rochebrune l\u00e8gue en 1930 sa collection de <em>militaria<\/em> (plus de 1000 pi\u00e8ces allant de l\u2019Antiquit\u00e9 romaine au XIX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et comportant \u00e9galement des armes \u00e9trang\u00e8res) au mus\u00e9e Dobr\u00e9e. Il stipule des conditions de pr\u00e9sentation tr\u00e8s pr\u00e9cises et exigeantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref32\" name=\"_ftn32\"><sup>[32]<\/sup><\/a> La sc\u00e9nographie du nouveau parcours permanent a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue par les Ateliers Adeline Rispal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref33\" name=\"_ftn33\"><sup>[33]<\/sup><\/a> Destin\u00e9es prioritairement aux familles et aux publics jeunes et encourageant le dialogue interg\u00e9n\u00e9rationnel, les stations exp\u00e9rimentales sont bas\u00e9es sur la manipulation et l\u2019assemblage et invitent le visiteur \u00e0 se mettre dans la peau d\u2019un artisan, d\u2019un artiste, d\u2019un commanditaire ou d\u2019un professionnel du patrimoine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref34\" name=\"_ftn34\"><sup>[34]<\/sup><\/a> Destin\u00e9es aux publics malvoyants et non-voyants, les tables sensorielles proposent de croiser approche tactile d\u2019une copie r\u00e9aliste d\u2019objet et sc\u00e9narisation audio contextualisant la fabrication ou l\u2019utilisation de l\u2019objet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref35\" name=\"_ftn35\"><sup>[35]<\/sup><\/a> Tr\u00e8s peu interactif, un multim\u00e9dia technique permet de d\u00e9crypter une technique (par exemple, l\u2019\u00e9mail champlev\u00e9) \u00e0 travers la fabrication d\u2019un objet ou d\u2019une partie d\u2019un objet pr\u00e9sent\u00e9 dans la m\u00eame salle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref36\" name=\"_ftn36\"><sup>[36]<\/sup><\/a> Interactifs ou non, les multim\u00e9dias sp\u00e9cifiques sont des dispositifs d\u2019approfondissement qui permettent d\u2019acc\u00e9der \u00e0 des contenus compl\u00e9mentaires difficiles \u00e0 transmettre efficacement sous une autre forme. Ils exploitent les possibilit\u00e9s uniques et sp\u00e9cifiques \u00e0 l\u2019outil multim\u00e9dia.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref37\" name=\"_ftn37\"><sup>[37]<\/sup><\/a> Par exemple, les multim\u00e9dias techniques sont tr\u00e8s visuels, comportent peu de textes et proposent un acc\u00e8s en Langue Sign\u00e9e Fran\u00e7aise (LSF).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref38\" name=\"_ftn38\"><sup>[38]<\/sup><\/a> Elle a \u00e9t\u00e9 compl\u00e9t\u00e9e par un comit\u00e9 de relecture compos\u00e9 de la cheffe du service Conservation et de la responsable de la m\u00e9diation, et ponctuellement d\u2019enseignant\u00b7e\u00b7s charg\u00e9\u00b7e\u00b7s de mission au mus\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref39\" name=\"_ftn39\"><sup>[39]<\/sup><\/a> L\u2019institut Ocens est un \u00e9tablissement m\u00e9dicosocial nantais pour des personnes avec d\u00e9ficience sensorielle auditive ou visuelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref40\" name=\"_ftn40\"><sup>[40]<\/sup><\/a> Ces \u00e9l\u00e9ments sont expos\u00e9s dans les salles 12 et 13 du nouveau parcours permanent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref41\" name=\"_ftn41\"><sup>[41]<\/sup><\/a> Les contenus d\u2019approfondissement sont plus d\u00e9taill\u00e9s et riches, mais aussi compl\u00e9mentaires. Le calibrage limit\u00e9 des supports graphiques ne permet pas de les d\u00e9velopper sous cette forme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref42\" name=\"_ftn42\"><sup>[42]<\/sup><\/a> Les quatre plateaux sont ainsi titr\u00e9s\u00a0: <em>Suivre les traces humaines, de 500 000 ans avant notre \u00e8re \u00e0 936<\/em>\u00a0\/ <em>Cr\u00e9er sur commande, de 1100 \u00e0 1780<\/em> \/\u00a0<em>Devenir collectionneur, de 1715 \u00e0 1930<\/em>\u00a0\/ <em>Explorer les ailleurs, de l&rsquo;\u00c9gypte pharaonique \u00e0 l&rsquo;Oc\u00e9anie<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref43\" name=\"_ftn43\"><sup>[43]<\/sup><\/a> Pour les collections m\u00e9di\u00e9vales, on passe ainsi de la section\u00a0<em>Francs, Bretons et Vikings, de 260 \u00e0 936 <\/em>(salles 10 et 11) \u00e0 <em>Le Divin au quotidien, de 1100 \u00e0 1500<\/em>\u00a0(salles 12 \u00e0 15) avant d\u2019aborder <em>Le temps des curiosit\u00e9s, de 1530 \u00e0 1780<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref44\" name=\"_ftn44\"><sup>[44]<\/sup><\/a> Voir <a href=\"#ancre1\">note 2.<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref45\" name=\"_ftn45\"><sup>[45]<\/sup><\/a> Il y a dans cette salle un anachronisme ponctuel mais assum\u00e9, avec la pr\u00e9sentation d\u2019une sculpture du d\u00e9but du XIV<sup>e<\/sup> si\u00e8cle repr\u00e9sentant saint Gohard (Inv.884.7.2), \u00e9v\u00eaque nantais assassin\u00e9 devant son autel lors de la premi\u00e8re attaque viking de Nantes en 843, et par la suite canonis\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref46\" name=\"_ftn46\"><sup>[46]<\/sup><\/a> Les pi\u00e8ces les plus pond\u00e9reuses ont \u00e9t\u00e9 socl\u00e9es par l\u2019entreprise Version Bronze.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref47\" name=\"_ftn47\"><sup>[47]<\/sup><\/a> C\u2019est au couvent des carmes qu\u2019\u00e9taient inhum\u00e9s les parents d\u2019Anne de Bretagne, Fran\u00e7ois II et Marguerite de Foix, sous un tombeau monumental command\u00e9 par Anne \u00e0 Michel Colombe et aujourd\u2019hui conserv\u00e9 \u00e0 la cath\u00e9drale de Nantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref48\" name=\"_ftn48\"><sup>[48]<\/sup><\/a> Trois multim\u00e9dias sont propos\u00e9s. Deux multim\u00e9dias sp\u00e9cifiques permettent de r\u00e9pondre \u00e0 la curiosit\u00e9 des visiteurs concernant le cardiotaphe par des contenus difficilement communicables sous une autre forme\u00a0: un dispositif passif sur l\u2019histoire de l\u2019objet jusqu\u2019\u00e0 nos jours, et un autre, interactif, o\u00f9 l\u2019on peut manipuler une copie 3D et qui fournit des informations sur les techniques mobilis\u00e9es pour sa cr\u00e9ation. Le troisi\u00e8me dispositif est un multim\u00e9dia technique sur l\u2019\u00e9mail champlev\u00e9, \u00e0 partir de la fabrication d\u2019une plaque pr\u00e9sente sur une des \u0153uvres expos\u00e9es dans la salle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref49\" name=\"_ftn49\"><sup>[49]<\/sup><\/a> Inv. 896.1.23.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref50\" name=\"_ftn50\"><sup>[50]<\/sup><\/a> Inv. 896.1.1.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><div class=\"wpcp\">Pour citer cet article : Camille Broucke, \"Entre arch\u00e9ologie et collectionnisme : les collections m\u00e9di\u00e9vales dans le nouveau parcours permanent du mus\u00e9e Dobr\u00e9e \u00e0 Nantes\", <em>exPosition<\/em>, 19 novembre 2025, <a href=\"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles11\/broucke-dobre\/%20\">https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles11\/broucke-dobre\/%20<\/a>. 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