{"id":3754,"date":"2026-08-28T15:32:49","date_gmt":"2026-08-28T14:32:49","guid":{"rendered":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/?p=3754"},"modified":"2026-10-02T14:07:38","modified_gmt":"2026-10-02T13:07:38","slug":"prieur-dustan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20","title":{"rendered":"Dustan au seuil du mus\u00e9e : m\u00e9moire homosexuelle et refus d\u2019archive \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990"},"content":{"rendered":"<h3 style=\"text-align: justify;\">par Beno\u00eet Prieur<\/h3>\n<h1 style=\"text-align: justify;\"><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8212; <strong><em>Beno\u00eet Prieur<\/em><\/strong> (<a href=\"https:\/\/benoit-prieur.fr\/\"><em>https:\/\/benoit-prieur.fr\/<\/em><\/a>) <em>m\u00e8ne une double activit\u00e9 \u00e0 la crois\u00e9e des technologies num\u00e9riques et des sciences sociales. Ing\u00e9nieur logiciel et auteur, il publie des ouvrages et des articles consacr\u00e9s au d\u00e9veloppement logiciel, aux humanit\u00e9s num\u00e9riques et aux nouvelles formes de traitement, de repr\u00e9sentation et de transmission des connaissances. Ses travaux abordent \u00e9galement l\u2019informatique quantique et ses usages \u00e9mergents. En sciences sociales, il s\u2019int\u00e9resse particuli\u00e8rement \u00e0 l\u2019\u0153uvre litt\u00e9raire de Guillaume Dustan, qu\u2019il \u00e9tudie dans ses dimensions politiques, sociales et culturelles. <\/em>&#8212;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Guillaume Dustan, n\u00e9 William Baran\u00e8s en 1965 \u00e0 Paris, fut \u00e9l\u00e8ve de l\u2019\u00c9cole nationale d\u2019Administration (promotion 1991 \u00ab Victor Hugo \u00bb), apr\u00e8s avoir suivi des \u00e9tudes \u00e0 Sciences Po et en classes pr\u00e9paratoires litt\u00e9raires. \u00c0 sa sortie de l\u2019ENA, il devient magistrat administratif, d\u2019abord \u00e0 Versailles, puis \u00e0 Paris, et ensuite \u00e0 Papeete. C\u2019est durant cette p\u00e9riode qu\u2019il \u00e9crit <em>Dans ma chambre<\/em>, premier volume d\u2019une trilogie autofictionnelle entam\u00e9e en 1996 aux \u00e9ditions P.O.L sous le pseudonyme de Guillaume Dustan, choisi afin de pr\u00e9server sa fonction publique<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a>. Cette trilogie \u2013 <em>Dans ma chambre<\/em> (1996), <em>Je sors ce soir<\/em> (1997) et <em>Plus fort que moi<\/em> (1998) \u2013 met en sc\u00e8ne son rapport \u00e0 la sexualit\u00e9 homosexuelle, \u00e0 la s\u00e9ropositivit\u00e9, aux pratiques SM et \u00e0 la consommation de drogues. L\u2019\u00e9criture, volontairement plate et r\u00e9p\u00e9titive, revendique une imm\u00e9diatet\u00e9 qui rompt avec les codes litt\u00e9raires traditionnels<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a>. En parall\u00e8le, sous son nom civil, William Baran\u00e8s publie plusieurs essais juridiques avec Marie-Anne Frison-Roche, dont <em>La justice : l\u2019obligation impossible<\/em> (1994) et <em>De l\u2019injuste au juste<\/em> (1997), dans lesquels il amorce une critique des m\u00e9canismes normatifs qu\u2019il poursuivra par des moyens litt\u00e9raires \u00e0 partir de 1996. C\u2019est dans ce double contexte \u2013 reconnaissance litt\u00e9raire croissante et relative int\u00e9gration dans les sociabilit\u00e9s gaies parisiennes \u2013 que Dustan r\u00e9dige <em>Nicolas Pages<\/em>, texte hybride, o\u00f9 s\u2019exp\u00e9rimentent \u00e0 la fois de nouvelles formes d\u2019\u00e9criture et une pens\u00e9e en acte de la culture, du collectif et de la m\u00e9moire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce moment d\u2019\u00e9criture pr\u00e9c\u00e8de la rupture brutale avec une partie du militantisme homosexuel, cons\u00e9cutive \u00e0 la pol\u00e9mique sur le <em>bareback<\/em><a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> et au <em>zap<\/em><a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> d\u2019Act Up-Paris en avril 1999. Cette action \u2013 habituellement dirig\u00e9e contre des institutions \u2013 visait cette fois un individu, lui reprochant ses prises de position m\u00e9diatiques. Elle marque un tournant dans la r\u00e9ception publique de Dustan, qui devient progressivement une figure controvers\u00e9e, marginalis\u00e9e dans les cercles militants comme intellectuels<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>. Il poursuit n\u00e9anmoins son \u0153uvre litt\u00e9raire avec <em>Nicolas Pages<\/em> (1999, prix de Flore), <em>G\u00e9nie divin<\/em> (2001), <em>LXiR<\/em> (2002), <em>Dernier roman<\/em> (2004) et <em>Premier essai<\/em> (2005), tout en dirigeant la collection <em>Le rayon<\/em> aux \u00e9ditions Balland, d\u00e9di\u00e9e aux \u00e9critures dissidentes et minoritaires. Guillaume Dustan meurt en 2005, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 39 ans. Son \u0153uvre a fait l\u2019objet de r\u00e9\u00e9ditions comment\u00e9es aux \u00e9ditions P.O.L, sous la direction de Thomas Clerc, et conna\u00eet depuis les ann\u00e9es 2010 un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat critique, en particulier autour de ses rapports au droit, \u00e0 la m\u00e9moire collective et aux formes de subjectivation politique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un passage dat\u00e9 de mai-juin 1998, extrait de <em>Nicolas Pages<\/em>, Guillaume Dustan esquisse le projet d\u2019un espace culturel communautaire qu\u2019il nomme \u00ab\u00a0Beaubourg gai \u00bb. <em>Nicolas Pages<\/em> est un texte hybride, fragmentaire, mi-roman mi-journal et constitue un laboratoire d\u2019\u00e9criture et de pens\u00e9e dans lequel Dustan explore ses positions politiques, affectives et esth\u00e9tiques. Rejetant l\u2019id\u00e9e d\u2019un mus\u00e9e, qu\u2019il associe \u00e0 une logique mortif\u00e8re de fixation, de classement et de cl\u00f4ture, il y imagine un lieu vivant et populaire, m\u00ealant m\u00e9moire, culture, f\u00eate et hospitalit\u00e9. Cet article se fonde sur ce fragment pr\u00e9cis de <em>Nicolas Pages<\/em>, reproduit en annexe ci-dessous, pour relire la critique de Dustan \u00e0 la lumi\u00e8re des d\u00e9bats contemporains sur la patrimonialisation des m\u00e9moires minoritaires et sur les formes alternatives d\u2019institution culturelle. Il s\u2019agit \u00e0 partir de cette archive litt\u00e9raire d\u2019analyser les conditions d\u2019alors d\u2019une m\u00e9moire non institutionnalis\u00e9e, mobile et vivante. En croisant la r\u00e9flexion de Dustan avec les travaux de Nikki Sullivan, Craig Middleton, Ann Cvetkovich et Michel Foucault, l\u2019article interroge les tensions entre m\u00e9moire, pouvoir et dispositif, et les formes d\u2019agencements culturels capables d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la mus\u00e9ification.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le recours au terme <em>gai<\/em>, francis\u00e9 et alors courant dans les milieux militants et festifs, t\u00e9moigne d\u2019une conception binaire, majoritairement masculine, de la communaut\u00e9 homosexuelle, telle qu\u2019elle se manifeste dans les sociabilit\u00e9s parisiennes de la fin du si\u00e8cle. Loin des cat\u00e9gorisations LGBTQIA+ aujourd\u2019hui mobilis\u00e9es dans les politiques m\u00e9morielles ou culturelles, cette proposition s\u2019inscrit dans un moment socio-historique pr\u00e9cis, celui de la post-crise du sida, de la pr\u00e9-globalisation des identit\u00e9s, et marqu\u00e9 par des tensions entre int\u00e9gration, marginalit\u00e9 et dissidence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Contre le mus\u00e9e : une critique pr\u00e9coce de la forme close<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le mus\u00e9e comme figure de la mort<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l\u2019extrait de <em>Nicolas Pages<\/em> propos\u00e9 en annexe ci-dessous, Dustan consigne une s\u00e9rie de r\u00e9flexions sur la transmission de la m\u00e9moire homosexuelle, \u00e0 un moment charni\u00e8re o\u00f9 les formes de visibilit\u00e9 communautaire issues des ann\u00e9es sida commencent \u00e0 se reconfigurer. Il imagine d\u2019abord une revue, puis un m\u00e9morial, avant d\u2019envisager \u2013 puis de rejeter avec force \u2013 l\u2019id\u00e9e d\u2019un mus\u00e9e : \u00ab Un mus\u00e9e, c\u2019\u00e9tait la mort. Il fallait un truc vivant, un centre culturel, Beaubourg gai \u00bb. Cette formule lapidaire condense une critique radicale de l\u2019institution mus\u00e9ale, per\u00e7ue non comme un lieu de m\u00e9moire, mais comme un instrument de cl\u00f4ture, de s\u00e9lection et de neutralisation. Le mus\u00e9e y devient le symbole d\u2019un r\u00e9gime de conservation mortif\u00e8re, dans lequel la m\u00e9moire minoritaire, pour \u00eatre reconnue, doit \u00eatre fix\u00e9e, authentifi\u00e9e, class\u00e9e \u2013 et, ce faisant, d\u00e9pouill\u00e9e de son pouvoir de contestation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce rejet de la forme mus\u00e9ale pr\u00e9c\u00e8de et anticipe des critiques formul\u00e9es plus tardivement par les \u00e9tudes mus\u00e9ales critiques, notamment par Nikki Sullivan et Craig Middleton, qui, dans <em>Queering the Museum<\/em> (2020), identifient \u00ab la difficult\u00e9 de figer le pass\u00e9 queer dans des formes institutionnelles<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a>\u00a0\u00bb : c\u2019est-\u00e0-dire le danger que fait peser l\u2019int\u00e9gration mus\u00e9ale sur des m\u00e9moires dissidentes, \u00e0 travers des processus d\u2019institutionnalisation qui d\u00e9politisent, d\u00e9sactivent ou esth\u00e9tisent leur charge critique<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><sup>[7]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dustan ne formule pas cette critique sous une forme th\u00e9orique, mais l\u2019exprime de mani\u00e8re intuitive et litt\u00e9raire en appelant \u00e0 un lieu vivant, mobile, ancr\u00e9 dans les pratiques plut\u00f4t que dans les vitrines. \u00c0 l\u2019archivage, il pr\u00e9f\u00e8re la f\u00eate ; \u00e0 la conservation, l\u2019usage ; \u00e0 la monumentalit\u00e9, le quotidien. L\u2019opposition n\u2019est pas seulement spatiale ou architecturale, mais ontologique : il s\u2019agit de refuser un dispositif fond\u00e9 sur l\u2019autorit\u00e9 classificatoire pour proposer une m\u00e9moire v\u00e9cue, partag\u00e9e, sans m\u00e9diation institutionnelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La critique de Dustan rejoint ici une ligne th\u00e9orique plus large, qui interroge les rapports entre pouvoir, m\u00e9moire et dispositif. Michel Foucault, dans <em>L\u2019arch\u00e9ologie du savoir<\/em> (1969), avait d\u00e9j\u00e0 soulign\u00e9 que l\u2019archive ne d\u00e9signe pas seulement la collection des documents mais \u00ab le syst\u00e8me g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019\u00e9non\u00e7abilit\u00e9 \u00bb d\u2019une \u00e9poque, c\u2019est-\u00e0-dire ce qui rend certaines m\u00e9moires audibles, d\u2019autres inaudibles<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><sup>[8]<\/sup><\/a>. En contestant le mus\u00e9e comme dispositif de l\u00e9gitimation, Dustan conteste donc aussi une forme d\u2019\u00e9nonciation autoris\u00e9e du pass\u00e9. Ce refus de la cl\u00f4ture mus\u00e9ale peut d\u00e8s lors se lire comme une tentative de maintenir ouverte une m\u00e9moire active, situ\u00e9e, en lien avec des formes de vie et non avec des formes de patrimonialisation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, ce passage t\u00e9moigne aussi d\u2019une vigilance \u00e0 l\u2019\u00e9gard du processus par lequel une minorit\u00e9 culturelle ou sexuelle devient \u00ab\u00a0objet d\u2019exposition\u00a0\u00bb sous couvert de reconnaissance. En ce sens, Dustan r\u00e9siste \u00e0 l\u2019injonction contemporaine \u00e0 la visibilit\u00e9 mus\u00e9ale, dont les effets paradoxaux ont \u00e9t\u00e9 soulign\u00e9s par plusieurs travaux r\u00e9cents<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><sup>[9]<\/sup><\/a>. Il ne s\u2019agit pas pour lui d\u2019exclure la m\u00e9moire homosexuelle des dispositifs culturels, mais d\u2019inventer un autre type d\u2019institution\u00a0: non pas un mus\u00e9e de l\u2019homosexualit\u00e9, mais une culture homosexuelle instituante, vivante, en tension avec la logique d\u2019ach\u00e8vement propre \u00e0 l\u2019institution mus\u00e9ale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Une m\u00e9moire vivante contre la cl\u00f4ture institutionnelle<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Patrik Steorn en 2010 parle d\u2019un \u00ab\u202foxymore structurel\u202f\u00bb lorsque le mus\u00e9e pr\u00e9tend devenir un espace <em>queer<\/em> : l\u2019institution, fond\u00e9e sur la permanence, la classification et la canonisation, entre structurellement en contradiction avec des formes de m\u00e9moire communautaire souvent discontinues, anonymes, non normatives<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><sup>[10]<\/sup><\/a>. Ces m\u00e9moires ne s\u2019inscrivent pas dans des narrations lin\u00e9aires ou des corpus stabilis\u00e9s, mais circulent \u00e0 travers des r\u00e9cits fragmentaires, des affects partag\u00e9s, des performances \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, ou des traces pr\u00e9caires \u2013 autant de formes difficilement assimilables \u00e0 la logique de l\u2019exposition. Cette tension traverse la r\u00e9flexion de Dustan, qui ne th\u00e9orise pas une mus\u00e9ologie alternative mais la rejette d\u2019embl\u00e9e comme inad\u00e9quate \u00e0 la m\u00e9moire homosexuelle telle qu\u2019il la con\u00e7oit : vivante, conflictuelle, situ\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Refuser le mus\u00e9e, pour Dustan, c\u2019est refuser de figer la m\u00e9moire dans des objets, des dates, des cat\u00e9gories. C\u2019est maintenir ouverte la possibilit\u00e9 d\u2019une m\u00e9moire v\u00e9cue, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019une m\u00e9moire en acte, prise dans les usages, les pratiques sociales, les formes de sociabilit\u00e9. C\u2019est aussi affirmer un droit au pr\u00e9sent : la m\u00e9moire homosexuelle ne se transmet pas principalement \u00e0 travers des artefacts ou des dispositifs patrimoniaux, mais par la reconfiguration permanente d\u2019espaces collectifs, d\u2019affects partag\u00e9s, de r\u00e9cits incarn\u00e9s. L\u2019archive, ici, n\u2019est pas ce qu\u2019on conserve, mais ce qu\u2019on active \u2013 ce qu\u2019on fait circuler. Dans cette perspective, le mod\u00e8le propos\u00e9 par Ann Cvetkovich dans <em>An Archive of Feelings<\/em> (2003) \u2013 celui d\u2019une archive sensible, informelle, ancr\u00e9e dans le trauma, les r\u00e9cits personnels et les expressions culturelles ordinaires<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><sup>[11]<\/sup><\/a> \u2013 entre en r\u00e9sonance directe avec la proposition dustanienne\u202f: faire de la m\u00e9moire un usage affectif, collectif, et non un objet monumental.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce refus de la cl\u00f4ture s\u2019\u00e9tend aussi au langage. Dans l\u2019extrait de <em>Nicolas Pages<\/em> (en annexe ci-dessous), Dustan pr\u00e9cise que l\u2019usage du terme \u00ab\u202fgaie\u202f\u00bb, accord\u00e9 au f\u00e9minin, permettait selon lui d\u2019 \u00ab\u202f\u00e9viter \u201cet lesbienne\u201d\u202f\u00bb et de \u00ab\u202ftraduire <em>queer<\/em>, sans le concept d\u2019anormal, que je n\u2019aimais pas\u202f\u00bb. Ce rejet du mot <em>queer<\/em>, pourtant disponible dans les sociabilit\u00e9s auxquelles il participe, manifeste une distance critique \u00e0 l\u2019\u00e9gard de toute cat\u00e9gorisation qui naturaliserait l\u2019\u00e9cart. Il ne s\u2019agit pas de refuser la dissidence, mais de refuser qu\u2019elle soit codifi\u00e9e, nomm\u00e9e, r\u00e9ifi\u00e9e. En ce sens, Dustan adopte une position originale\u202f: s\u2019il r\u00e9cuse les termes de l\u2019institution, il se m\u00e9fie tout autant de la contre-institutionnalisation des identit\u00e9s sexuelles, y compris dans leurs formes suppos\u00e9ment radicales. Le refus du mot <em>queer<\/em> ne s\u2019oppose donc pas \u00e0 une pens\u00e9e de la marge, mais \u00e0 l\u2019assignation \u00e0 une alt\u00e9rit\u00e9 essentialis\u00e9e \u2013 ce que Didier Eribon, \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, identifie comme une tension entre subjectivation politique et enfermement identitaire<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><sup>[12]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce double rejet \u2013 des cat\u00e9gories mus\u00e9ales comme des cat\u00e9gories identitaires fig\u00e9es \u2013 ouvre la voie \u00e0 une conception fluide, processuelle et collective de la m\u00e9moire homosexuelle. Elle ne repose ni sur des objets \u00e0 conserver, ni sur des mots \u00e0 revendiquer, mais sur des formes de vie \u00e0 inventer, sur des espaces \u00e0 habiter. En cela, le projet de Dustan n\u2019est pas simplement critique\u202f; il est instituant. Il ne se contente pas de rejeter les institutions existantes : il propose les bases d\u2019une contre-institution souple, pr\u00e9caire, joyeuse, faite d\u2019usages partag\u00e9s, de ressources accessibles, d\u2019hospitalit\u00e9 collective. Une maison, plut\u00f4t qu\u2019un mus\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La maison gaie : espace communautaire, archive vivante<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Espaces situ\u00e9s, affects partag\u00e9s : pour une m\u00e9moire en usage<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l\u2019extrait de <em>Nicolas Pages<\/em>, le projet de \u00ab Maison de la culture gaie \u00bb se construit progressivement par t\u00e2tonnements : revue, m\u00e9morial, mus\u00e9e, centre culturel\u2026 jusqu\u2019\u00e0 ce que se cristallise la formule d\u2019un \u00ab Beaubourg gai \u00bb, fond\u00e9e sur la mixit\u00e9 des fonctions (exposition, f\u00eate, documentation, aide, cr\u00e9ation) et l\u2019ancrage local dans le Marais. Ce lieu imaginaire r\u00e9pond \u00e0 plusieurs exigences : territoriale (le quartier comme inscription mat\u00e9rielle d\u2019une m\u00e9moire collective), sociale (un espace de <em>care<\/em> et d\u2019accessibilit\u00e9 pour les plus pr\u00e9caires), et culturelle (un dispositif de circulation du savoir, de la parole et du d\u00e9sir).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce projet ne rel\u00e8ve pas d\u2019une utopie abstraite, mais d\u2019une r\u00e9ponse politique \u00e0 la fragmentation des espaces communautaires \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990, dans un contexte de recomposition post-sida et de d\u00e9but de normalisation marchande des identit\u00e9s gaies<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><sup>[13]<\/sup><\/a>. La Maison gaie ne se veut pas sanctuaire, mais lieu de vie. Elle rompt avec les logiques de conservation pour privil\u00e9gier des formes de transmission incarn\u00e9es, situ\u00e9es, partag\u00e9es. Ce geste rejoint \u00e9galement la conception pr\u00e9c\u00e9demment \u00e9voqu\u00e9e, celle d\u00e9velopp\u00e9e par Ann Cvetkovich dans <em>An Archive of Feelings<\/em><a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\"><sup>[14]<\/sup><\/a>. Chez Dustan comme chez Cvetkovich, l\u2019archive est moins un d\u00e9p\u00f4t qu\u2019un usage\u00a0; elle ne vise pas la p\u00e9rennit\u00e9 mais la r\u00e9activation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette archive v\u00e9cue, sensible, trouve un \u00e9cho dans la d\u00e9finition que Jacques Derrida propose dans <em>Mal d\u2019archive<\/em>, o\u00f9 l\u2019archive n\u2019est pas ce qui est simplement conserv\u00e9, mais ce qui structure le rapport au futur, ce qui institue l\u2019avenir \u00e0 travers un pouvoir de nomination et de consignation<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\"><sup>[15]<\/sup><\/a>. En r\u00e9sistant \u00e0 la consignation mus\u00e9ale, Dustan propose une archive d\u00e9sarchiv\u00e9e, d\u00e9hi\u00e9rarchis\u00e9e, en perp\u00e9tuelle reconfiguration. Il d\u00e9place la question de la m\u00e9moire de l\u2019objet vers l\u2019interaction, de la trace vers l\u2019usage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce d\u00e9placement s\u2019op\u00e8re aussi par les dispositifs concrets qu\u2019il imagine : une bo\u00eete associative, une biblioth\u00e8que, une salle de spectacle, un bar pas cher. On y lit un refus de la verticalit\u00e9 culturelle au profit d\u2019une copr\u00e9sence horizontale des pratiques, des publics et des savoirs. La Maison gaie n\u2019est pas un temple de la m\u00e9moire, mais un espace d\u2019activation o\u00f9 les r\u00e9cits circulent librement, o\u00f9 les archives sont incorpor\u00e9es dans des gestes, des lectures, des pratiques festives ou solidaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette logique de r\u00e9incorporation fait \u00e9cho aux travaux de Jos\u00e9 Esteban Mu\u00f1oz sur la performance queer comme modalit\u00e9 de r\u00e9activation de la m\u00e9moire minoritaire. Dans <em>Disidentifications<\/em>, Mu\u00f1oz montre que les archives queer ne sont pas toujours lisibles dans les termes de la reconnaissance officielle, mais qu\u2019elles se transmettent par des gestes, des attitudes, des styles de vie, qui performent une h\u00e9ritabilit\u00e9 non h\u00e9g\u00e9monique<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\"><sup>[16]<\/sup><\/a>. La Maison gaie, dans cette perspective, serait un espace de performances sociales, affectives et politiques, o\u00f9 la m\u00e9moire s\u2019actualise sans se monumentaliser.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, cette inscription dans le territoire du Marais rel\u00e8ve d\u2019une logique de reterritorialisation affective. L\u00e0 o\u00f9 la g\u00e9ographie urbaine contemporaine tend soit \u00e0 exclure les subjectivit\u00e9s pr\u00e9caires, soit \u00e0 mus\u00e9ifier les quartiers historiquement minoritaires, par les m\u00e9canismes conjoints de gentrification, de marchandisation et de patrimonialisation de l\u2019h\u00e9ritage communautaire, Dustan propose une r\u00e9appropriation des lieux fond\u00e9e sur l\u2019usage, la proximit\u00e9 et l\u2019intensit\u00e9 relationnelle. La Maison gaie se dessine ainsi comme un contre-espace, comme un lieu de circulation, de frottement et de conflictualit\u00e9 assum\u00e9e. Cette proposition s\u2019inscrit pleinement dans ce que Sarah Schulman analyse comme une \u00ab gentrification des esprits \u00bb, entendue non seulement comme un ph\u00e9nom\u00e8ne urbain et \u00e9conomique, mais comme un processus psychique, culturel et politique. Schulman montre en effet comment la gentrification produit une homog\u00e9n\u00e9isation des affects, une neutralisation du conflit et une perte de m\u00e9moire des formes de vie minoritaires, en particulier dans les espaces queer post-sida<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\"><sup>[17]<\/sup><\/a>. La Maison gaie serait un contre-espace, une h\u00e9t\u00e9rotopie au sens foucaldien<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\"><sup>[18]<\/sup><\/a>, un lieu o\u00f9 la m\u00e9moire ne s\u2019expose pas, mais se partage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Refuser les assignations : lexique, identit\u00e9 et contre-institution<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce mod\u00e8le alternatif ne se limite pas \u00e0 l\u2019espace. Il s\u2019\u00e9tend au langage. Le choix du terme \u00ab\u00a0gaie\u00a0\u00bb, accord\u00e9 au f\u00e9minin, marque une prise de distance avec le lexique import\u00e9 (\u00ab gay \u00bb) comme avec les cat\u00e9gorisations queer, jug\u00e9es inad\u00e9quates. Cette m\u00e9fiance \u00e0 l\u2019\u00e9gard du mot queer consiste en premier lieu en une critique de son essentialisation. Il anticipe les r\u00e9flexions de Didier Eribon sur la tension entre subjectivation politique et enfermement identitaire : comment affirmer une diff\u00e9rence sans se voir assign\u00e9 \u00e0 une alt\u00e9rit\u00e9 stable, d\u00e9finie de l\u2019ext\u00e9rieur ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, la Maison de la culture gaie appara\u00eet ainsi comme une tentative de reformuler le commun \u00e0 partir de la diss\u00e9mination, du conflit, de la pluralit\u00e9. Contre la mus\u00e9ification des identit\u00e9s sexuelles, elle propose une culture instituante, en devenir, un lieu habit\u00e9 par des formes de vie dissidentes, par des usages collectifs du corps, de la m\u00e9moire et de l\u2019espace.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En refusant les formes classiques d\u2019institution, mais aussi les contre-institutions fig\u00e9es, Dustan ouvre une troisi\u00e8me voie : une m\u00e9moire sans monument, une archive sans vitrines, un commun sans norme. Son projet de Maison n\u2019est ni un sanctuaire de la culture gaie, ni un mus\u00e9e de la souffrance, mais un lieu de circulation, de ressources et d\u2019invention. Il s\u2019agit de maintenir l\u2019histoire vivante, disponible, conflictuelle, transmissible hors des cadres autoris\u00e9s. Une m\u00e9moire en usage, pour des subjectivit\u00e9s en mouvement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le fragment de <em>Nicolas Pages<\/em> consacr\u00e9 au \u00ab Beaubourg gai \u00bb constitue une critique structur\u00e9e des formes institutionnelles de patrimonialisation des m\u00e9moires minoritaires. En r\u00e9cusant le mus\u00e9e comme dispositif de fixation et de l\u00e9gitimation, Guillaume Dustan propose une conception alternative de la m\u00e9moire : mobile, situ\u00e9e, fond\u00e9e sur l\u2019usage, les relations et la transmission vivante. Son projet de Maison de la culture gaie ne vise pas l\u2019exclusion, mais la reformulation d\u2019un espace culturel non normatif, ouvert \u00e0 la conflictualit\u00e9 et \u00e0 l\u2019instabilit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce refus de la forme mus\u00e9ale s\u2019articule \u00e0 une critique des cat\u00e9gories identitaires fig\u00e9es. En rejetant le terme <em>queer<\/em>, Dustan interroge les conditions m\u00eames de l\u2019\u00e9nonciation politique et culturelle. Il ne s\u2019agit pas d\u2019affirmer une diff\u00e9rence fig\u00e9e, mais de pr\u00e9server un commun en devenir, \u00e0 distance des dispositifs d\u2019assignation et des cadres de reconnaissance stabilis\u00e9s.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: justify;\">________<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Annexe : extrait du chapitre 26, <em>Nicolas Pages<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Guillaume Dustan, <em>Nicolas Pages<\/em>, dans <em>\u0152uvres II, <\/em>\u00c9ditions P.O.L, 2019. ISBN 978-2-8180-5214-3, p. 307.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(mai-juin 1998)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un premier temps, je m\u2019\u00e9tais dit que ce serait bien de faire une revue. On en a discut\u00e9 avec Jacky Fougeray<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\"><sup>[19]<\/sup><\/a>. Mais je n\u2019\u00e9tais pas satisfait. Une revue vendue \u00e0 mille exemplaires (le point d\u2019\u00e9quilibre), c\u2019\u00e9tait bien, oui, mais pas suffisant. Il fallait garder les trucs. Il fallait un mus\u00e9e. Je sais, je ne suis pas le seul \u00e0 avoir eu l\u2019id\u00e9e. C\u2019est toujours comme \u00e7a que \u00e7a se passe avec les id\u00e9es, tout le monde les a en m\u00eame temps, on s\u2019en tape. Ce qui compte c\u2019est de s\u2019y mettre tous ensemble pour les r\u00e9aliser. Comme je n\u2019\u00e9tais pas d\u2019humeur, j\u2019ai commenc\u00e9 par penser \u00e0 un m\u00e9morial du martyr homosexuel. Je voulais juste montrer. Montrer comment mes semblables ont \u00e9t\u00e9 battus, tortur\u00e9s, immol\u00e9s. Comme ils le sont encore aujourd\u2019hui. Pas suffisant, mais n\u00e9cessaire. L\u2019id\u00e9e s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e au fil des jours. Un mus\u00e9e, c\u2019\u00e9tait la mort. Il fallait un truc vivant, un centre culturel, Beaubourg<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\"><sup>[20]<\/sup><\/a> gai. Un mus\u00e9e des expositions temporaires, une salle de spectacles, une biblioth\u00e8que, une vid\u00e9oth\u00e8que, un bar-resto-coffee-shop. Je voulais absolument qu\u2019il y ait une bo\u00eete, une bo\u00eete associative pas ch\u00e8re, pour les jeunes qui n\u2019ont pas acc\u00e8s au ghetto<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\"><sup>[21]<\/sup><\/a>, le Marais c\u2019est beaucoup trop cher, attention si \u00e7a continue, nous les vieilles, on va se retrouver toutes seules\u2026 Il fallait faire un truc genre Tr\u00fct \u00e0 Amsterdam<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\"><sup>[22]<\/sup><\/a>, le dimanche soir jusqu\u2019\u00e0 pas tard, et la bi\u00e8re \u00e0 dix balles<a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\"><sup>[23]<\/sup><\/a>. J\u2019ai propos\u00e9 \u00e0 J-X<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\"><sup>[24]<\/sup><\/a> de faire la d\u00e9co des caves du futur immeuble du Centre, dans le Marais bien s\u00fbr, si c\u2019\u00e9tait ailleurs \u00e7a serait toujours vide et puis il fallait imp\u00e9rativement se regrouper dans un m\u00eame lieu, j\u2019avais compris \u00e7a en septembre quand on avait manifest\u00e9 \u2013 \u00ab On est chez nous ! \u00bb \u2013 et effectivement on l\u2019\u00e9tait, \u00e0 cause des quelques dizaines d\u2019endroits qu\u2019on y avait et des quelques centaines ou milliers de mecs et de nanas qui y habitaient. Logique territoriale. Je me suis dit qu\u2019il fallait appeler \u00e7a <em>Maison<\/em>. Un centre on en avait d\u00e9j\u00e0 un, le Centre gai et lesbien<a href=\"#_ftn25\" name=\"_ftnref25\"><sup>[25]<\/sup><\/a>, et je ne voulais pas lui faire de concurrence. \u00c0 chacun son boulot : eux, le travail communautaire, les workshops, l\u2019aide directe aux gens, les dortoirs pour petits banlieusards venus faire la f\u00eate \u00e0 Paris pour leur \u00e9viter d\u2019aller se faire troncher chez n\u2019importe qui. \u00c0 nous la culture. Maison de la culture gaie. Pas gay, gaie. On est fran\u00e7ais tout de m\u00eame. Et puis dire gaie, accord\u00e9 comme \u00e7a, permettait d\u2019\u00e9viter \u00ab et lesbienne \u00bb. On traduisait \u00ab queer \u00bb, sans le concept d\u2019anormal, que je n\u2019aimais pas. Pour le fonctionnement, il faudrait demander des subventions \u00e0 l\u2019\u00c9tat, \u00e0 la r\u00e9gion, \u00e0 la ville, faire du fund-raising dans le milieu, aupr\u00e8s des entreprises, mobiliser la communaut\u00e9, faire les dix francs de la Maison gaie dans les bars\u2026 Que des trucs sympas.<\/p>\n<figure id=\"attachment_3861\" aria-describedby=\"caption-attachment-3861\" style=\"width: 840px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-large wp-image-3861\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1.jpg?resize=840%2C635&#038;ssl=1\" alt=\"\" width=\"840\" height=\"635\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1-scaled.jpg?resize=1024%2C774&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1-scaled.jpg?resize=300%2C227&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1-scaled.jpg?resize=768%2C580&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1-scaled.jpg?resize=1536%2C1160&amp;ssl=1 1536w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1-scaled.jpg?resize=2048%2C1547&amp;ssl=1 2048w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1-scaled.jpg?resize=1200%2C906&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1-scaled.jpg?w=1680&amp;ssl=1 1680w, https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1-scaled.jpg?w=2520&amp;ssl=1 2520w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-3861\" class=\"wp-caption-text\">Epitaphe Guillaume Dustan, Cimeti\u00e8re du Montparnasse, septembre 2018, Photographie : Beno\u00eet Prieur.<\/figcaption><\/figure>\n<h1>________<\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Notes<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">* Toutes les URL ont \u00e9t\u00e9 consult\u00e9es en mai 2026.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> Enault R., <em>Dustan Superstar<\/em>, Paris, Robert Laffont, 2018.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> Eribon D., Lerch A. (dir.), <em>Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes<\/em>, Paris, Larousse, 2003.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> Le <em>bareback<\/em> d\u00e9signe la pratique de rapports sexuels anaux sans pr\u00e9servatif entre hommes, souvent en connaissance du risque de transmission du VIH. Cette pratique, apparue dans les ann\u00e9es 1990, a suscit\u00e9 des controverses autour du rapport au risque, \u00e0 la pr\u00e9vention et aux normes sexuelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> Le <em>zap<\/em> est une action militante br\u00e8ve et percutante, popularis\u00e9e par Act Up dans les ann\u00e9es 1990, qui reprend les codes de l\u2019<em>happening<\/em> pour produire un choc m\u00e9diatique. Il vise \u00e0 d\u00e9noncer publiquement l\u2019inaction, la stigmatisation ou les logiques marchandes jug\u00e9es criminelles, par des gestes symboliques forts. Dans le film <em>120 battements par minute<\/em>, un zap montre des militants d\u2019Act Up jetant de fausses poches de sang dans les locaux d\u2019un laboratoire pharmaceutique accus\u00e9 de retarder la mise sur le march\u00e9 de traitements, incarnant la rage face \u00e0 l\u2019abandon des malades.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\"><sup>[5]<\/sup><\/a> Broqua C., <em>Agir pour ne pas mourir ! Act Up, les homosexuels et le sida<\/em>, Paris, Presses de Sciences Po, 2005, p.\u202f310-380, \u00e9galement en ligne\u00a0: <a href=\"https:\/\/shs.cairn.info\/agir-pour-ne-pas-mourir--9782724609813?lang=fr\">https:\/\/shs.cairn.info\/agir-pour-ne-pas-mourir&#8211;9782724609813?lang=fr<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\"><sup>[6]<\/sup><\/a> Middleton C., Sullivan N., <em>Queering the Museum<\/em>, Londres ; New York, Routledge, 2020, p. 2. Les auteurs y identifient \u00ab the problem of fixing the queer past in institutional forms \u00bb, qu\u2019ils analysent comme une tension inh\u00e9rente \u00e0 la mus\u00e9alisation des histoires LGBTQIA+.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\"><sup>[7]<\/sup><\/a> Voir \u00e9galement Tyburczy J., <em>Sex Museums: The Politics and Performance of Display<\/em>, Chicago, University of Chicago Press, 2016. L\u2019autrice y analyse comment les mus\u00e9es, en exposant la sexualit\u00e9, tendent \u00e0 en neutraliser le potentiel critique \u00e0 travers des processus d\u2019institutionnalisation, d\u2019esth\u00e9tisation ou de d\u00e9sactivation politique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\"><sup>[8]<\/sup><\/a> Foucault M., <em>L\u2019arch\u00e9ologie du savoir<\/em>, Paris, Gallimard, 1969, chap. IV \u00ab\u202fL\u2019\u00e9nonc\u00e9 et l\u2019archive\u202f\u00bb, p.\u00a0172.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\"><sup>[9]<\/sup><\/a> Dodd J., Janes R. R., Sandell R. (dir.), <em>Museum Activism<\/em>, Londres ; New York, Routledge, 2019. L\u2019ouvrage interroge les tensions entre visibilit\u00e9, reconnaissance institutionnelle et d\u00e9politisation des causes minoritaires dans les pratiques mus\u00e9ales dites engag\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\"><sup>[10]<\/sup><\/a> Steorn P., \u00ab\u202fDu <em>queer<\/em> au mus\u00e9e\u202f: r\u00e9flexions m\u00e9thodologiques sur la mani\u00e8re d\u2019inclure le <em>queer<\/em> dans les collections mus\u00e9ales\u202f\u00bb, <em>Culture &amp; Mus\u00e9es<\/em>, n\u00b0\u202f30, 2017 (trad. de l\u2019article paru en 2010 dans <em>Lambda Nordica<\/em>), p.\u202f31-49, citation en p.\u202f31, \u00e9galement en ligne : <a href=\"http:\/\/journals.openedition.org\/culturemusees\/1169\">http:\/\/journals.openedition.org\/culturemusees\/1169<\/a> : le mus\u00e9e, fond\u00e9 sur \u00ab\u202fla permanence, la classification et la canonisation\u202f\u00bb, appara\u00eet comme un \u00ab\u202foxymore structurel\u202f\u00bb d\u00e8s lors qu\u2019il se revendique queer, se heurtant \u00e0 des formes de m\u00e9moire communautaire souvent \u00ab\u202fdiscontinues, anonymes, non normatives\u202f\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\"><sup>[11]<\/sup><\/a> Cvetkovich A., <em>An Archive of Feelings: Trauma, Sexuality, and Lesbian Public Cultures<\/em>, Durham ; Londres, Duke University Press, 2003, p. 2-3.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\"><sup>[12]<\/sup><\/a> Eribon D., <em>R\u00e9flexions sur la question gay<\/em>, Paris, Fayard, 1999. L\u2019auteur y analyse notamment la tension entre affirmation politique des identit\u00e9s sexuelles et risque d\u2019enfermement dans des cat\u00e9gories fig\u00e9es, au chapitre\u202fVII, \u00ab\u202fPolitisation et essentialisation de l\u2019identit\u00e9 homosexuelle\u202f\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\"><sup>[13]<\/sup><\/a> Cvetkovich A., <em>An Archive of Feelings: Trauma, Sexuality, and Lesbian Public Cultures<\/em>, Durham ; Londres, Duke University Press, 2003, p. 7-8.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\"><sup>[14]<\/sup><\/a> <em>Ibid<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\"><sup>[15]<\/sup><\/a> Derrida J., <em>Mal d\u2019archive. Une impression freudienne<\/em>, Paris, Galil\u00e9e, 1995, p.\u202f18\u201119.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\"><sup>[16]<\/sup><\/a> Mu\u00f1oz J. E., <em>Disidentifications: Queers of Color and the Performance of Politics<\/em>, Minneapolis ; Londres, University of Minnesota Press, 1999, p.\u202f6-9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\"><sup>[17]<\/sup><\/a> Schulman S., <em>La gentrification des esprits<\/em>, Paris, \u00c9d. B42, 2018, p. 23-27 \u00e0 propos de la gentrification comme processus mental, et p. 58-64 \u00e0 propos de la m\u00e9moire du sida et de la disparition des imaginaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\"><sup>[18]<\/sup><\/a> Foucault M., \u00ab Des espaces autres \u00bb, <em>Architecture \/ Mouvement \/ Continuit\u00e9<\/em>, n\u00b0\u202f5, octobre 1984, p.\u202f46-49.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\"><sup>[19]<\/sup><\/a> Jacky Fougeray est un acteur central de la presse homosexuelle fran\u00e7aise contemporaine. Ancien r\u00e9dacteur en chef de <em>Gai Pied<\/em> jusqu\u2019\u00e0 sa disparition en 1992, il fonde en 1998 le mensuel <em>Illico<\/em>, publication gratuite largement diffus\u00e9e dans les lieux gays et lesbiens. \u00c0 travers cette initiative, il contribue \u00e0 la reconfiguration du paysage m\u00e9diatique LGBT en France, dans un contexte marqu\u00e9 par les d\u00e9bats sur le PACS et la mont\u00e9e des mobilisations associatives.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\"><sup>[20]<\/sup><\/a> Beaubourg d\u00e9signe le Centre Georges-Pompidou, ouvert en 1977 dans le Marais \u00e0 Paris. D\u00e9di\u00e9 \u00e0 l\u2019art moderne et contemporain, il regroupe mus\u00e9e, biblioth\u00e8que et centre de cr\u00e9ation. Pens\u00e9 comme un lieu de culture vivant, il favorise la circulation entre les disciplines, l\u2019ouverture aux publics et le dialogue avec la culture populaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\"><sup>[21]<\/sup><\/a> Le \u00ab\u00a0ghetto\u00a0\u00bb d\u00e9signe ici le Marais, quartier central de Paris devenu un haut lieu de sociabilit\u00e9 homosexuelle \u00e0 partir des ann\u00e9es 1980.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\"><sup>[22]<\/sup><\/a> <a href=\"http:\/\/(https:\/\/commons.wikimedia.org\/wiki\/File:Trut-amsterdam.jpg\">Tr\u00fct<\/a> est une bo\u00eete de nuit autog\u00e9r\u00e9e et embl\u00e9matique de la sc\u00e8ne LGBT alternative \u00e0 Amsterdam, ouverte en 1981, connue pour son ambiance militante, antifasciste et non commerciale (\u00e0 propos des 40 ans du lieu, voir <a href=\"https:\/\/www.at5.nl\/artikelen\/235537\/queerclub-de-trut-bestaat-40-jaar-telefoonnummer-regel-je-met-pen-en-papier\">https:\/\/www.at5.nl\/artikelen\/235537\/queerclub-de-trut-bestaat-40-jaar-telefoonnummer-regel-je-met-pen-en-papier<\/a>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\"><sup>[23]<\/sup><\/a> En 1998, en francs fran\u00e7ais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\"><sup>[24]<\/sup><\/a> Possiblement l\u2019artiste Jean-Xavier Renaud, sans certitude.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref25\" name=\"_ftn25\"><sup>[25]<\/sup><\/a> Le Centre gai et lesbien de Paris est inaugur\u00e9 en 1993 au 3 rue Keller, dans le 11<sup>e<\/sup> arrondissement. Il na\u00eet dans un contexte marqu\u00e9 par la crise du sida, qui frappe durement la communaut\u00e9 homosexuelle, encore marginalis\u00e9e et peu soutenue institutionnellement\u00a0(<a href=\"https:\/\/directphoto.smugmug.com\/Centre-LGBT-Paris-20-Ans\">https:\/\/directphoto.smugmug.com\/Centre-LGBT-Paris-20-Ans<\/a>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><div class=\"wpcp\">Pour citer cet article : Beno\u00eet Prieur, \"Dustan au seuil du mus\u00e9e : m\u00e9moire homosexuelle et refus d\u2019archive \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990\", <em>exPosition<\/em>, 28 ao\u00fbt 2026, <a href=\"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20\">https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20<\/a>. Consult\u00e9 le 22 octobre 2026.<\/div><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>par Beno\u00eet Prieur &#8212; Beno\u00eet Prieur (https:\/\/benoit-prieur.fr\/) m\u00e8ne une double activit\u00e9 \u00e0 la crois\u00e9e des technologies num\u00e9riques et des sciences sociales. Ing\u00e9nieur logiciel et auteur, il publie des ouvrages et des articles consacr\u00e9s au d\u00e9veloppement logiciel, aux humanit\u00e9s num\u00e9riques et aux nouvelles formes de traitement, de repr\u00e9sentation et de transmission des connaissances. Ses travaux abordent &hellip; <a href=\"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Dustan au seuil du mus\u00e9e : m\u00e9moire homosexuelle et refus d\u2019archive \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":85,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":false,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[490],"tags":[550,547,546,541,554,552,548,551,543,545,542,544,549,553],"class_list":["post-3754","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-articles12","tag-annees-1990","tag-beaubourg-gai","tag-culture-gaie","tag-guillaume-dustan","tag-institutions-culturelles","tag-litterature-contemporaine","tag-maison-de-la-culture-gaie","tag-marais","tag-memoire-homosexuelle","tag-museification","tag-nicolas-pages","tag-patrimonialisation-des-memoires-minoritaires","tag-sida","tag-subjectivites-homosexuelles"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v28.6 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Dustan au seuil du mus\u00e9e : m\u00e9moire homosexuelle et refus d\u2019archive \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 - exPosition<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"par Beno\u00eet Prieur. Dans un passage de Nicolas Pages, Guillaume Dustan esquisse le projet d\u2019un espace culturel communautaire qu\u2019il nomme \u00ab Beaubourg gai \u00bb.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Dustan au seuil du mus\u00e9e : m\u00e9moire homosexuelle et refus d\u2019archive \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 - exPosition\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"par Beno\u00eet Prieur. Dans un passage de Nicolas Pages, Guillaume Dustan esquisse le projet d\u2019un espace culturel communautaire qu\u2019il nomme \u00ab Beaubourg gai \u00bb.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/ \" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"exPosition\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2026-08-28T14:32:49+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-10-02T13:07:38+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1-1024x774.jpg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Beno\u00eet Prieur\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"Beno\u00eet Prieur\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"22 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/articles12\\\/prieur-dustan\\\/%20#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/articles12\\\/prieur-dustan\\\/%20\"},\"author\":{\"name\":\"Beno\u00eet Prieur\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/e20d411eb42824f2bdff890e20a3df1a\"},\"headline\":\"Dustan au seuil du mus\u00e9e : m\u00e9moire homosexuelle et refus d\u2019archive \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990\",\"datePublished\":\"2026-08-28T14:32:49+00:00\",\"dateModified\":\"2026-10-02T13:07:38+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/articles12\\\/prieur-dustan\\\/%20\"},\"wordCount\":4607,\"commentCount\":0,\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/#organization\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/articles12\\\/prieur-dustan\\\/%20#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/09\\\/Fig.-1-1-1024x774.jpg\",\"keywords\":[\"ann\u00e9es 1990\",\"Beaubourg gai\",\"culture gaie\",\"Guillaume Dustan\",\"institutions culturelles\",\"litt\u00e9rature contemporaine\",\"Maison de la culture gaie\",\"Marais\",\"m\u00e9moire homosexuelle\",\"mus\u00e9ification\",\"Nicolas Pages\",\"patrimonialisation des m\u00e9moires minoritaires\",\"sida\",\"subjectivit\u00e9s homosexuelles\"],\"articleSection\":[\"N\u00b0 12\\\/2026\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/articles12\\\/prieur-dustan\\\/%20#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/articles12\\\/prieur-dustan\\\/%20\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/articles12\\\/prieur-dustan\\\/%20\",\"name\":\"Dustan au seuil du mus\u00e9e : m\u00e9moire homosexuelle et refus d\u2019archive \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 - exPosition\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/articles12\\\/prieur-dustan\\\/%20#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/articles12\\\/prieur-dustan\\\/%20#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/09\\\/Fig.-1-1-1024x774.jpg\",\"datePublished\":\"2026-08-28T14:32:49+00:00\",\"dateModified\":\"2026-10-02T13:07:38+00:00\",\"description\":\"par Beno\u00eet Prieur. Dans un passage de Nicolas Pages, Guillaume Dustan esquisse le projet d\u2019un espace culturel communautaire qu\u2019il nomme \u00ab Beaubourg gai \u00bb.\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/articles12\\\/prieur-dustan\\\/%20#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/articles12\\\/prieur-dustan\\\/%20\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/articles12\\\/prieur-dustan\\\/%20#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/i0.wp.com\\\/www.revue-exposition.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/09\\\/Fig.-1-1-scaled.jpg?fit=2560%2C1934&ssl=1\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/i0.wp.com\\\/www.revue-exposition.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/09\\\/Fig.-1-1-scaled.jpg?fit=2560%2C1934&ssl=1\",\"width\":2560,\"height\":1934,\"caption\":\"Epitaphe Guillaume Dustan, Cimeti\u00e8re du Montparnasse, septembre 2018, Photographie : Beno\u00eet Prieur.\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/articles12\\\/prieur-dustan\\\/%20#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"N\u00b0 12\\\/2026\",\"item\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/category\\\/articles12\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":3,\"name\":\"Dustan au seuil du mus\u00e9e : m\u00e9moire homosexuelle et refus d\u2019archive \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/\",\"name\":\"exPosition\",\"description\":\"Revue d&#039;analyse des enjeux propres \u00e0 l&#039;exposition des \u0153uvres et objets d&#039;art\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/#organization\",\"name\":\"exPosition\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/i2.wp.com\\\/www.revue-exposition.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2016\\\/06\\\/cropped-logo-rond-noir.jpg?fit=512%2C512\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/i2.wp.com\\\/www.revue-exposition.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2016\\\/06\\\/cropped-logo-rond-noir.jpg?fit=512%2C512\",\"width\":512,\"height\":512,\"caption\":\"exPosition\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/e20d411eb42824f2bdff890e20a3df1a\",\"name\":\"Beno\u00eet Prieur\",\"url\":\"https:\\\/\\\/www.revue-exposition.com\\\/index.php\\\/author\\\/benoit-prieur\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Dustan au seuil du mus\u00e9e : m\u00e9moire homosexuelle et refus d\u2019archive \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 - exPosition","description":"par Beno\u00eet Prieur. Dans un passage de Nicolas Pages, Guillaume Dustan esquisse le projet d\u2019un espace culturel communautaire qu\u2019il nomme \u00ab Beaubourg gai \u00bb.","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/ ","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Dustan au seuil du mus\u00e9e : m\u00e9moire homosexuelle et refus d\u2019archive \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 - exPosition","og_description":"par Beno\u00eet Prieur. Dans un passage de Nicolas Pages, Guillaume Dustan esquisse le projet d\u2019un espace culturel communautaire qu\u2019il nomme \u00ab Beaubourg gai \u00bb.","og_url":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/ ","og_site_name":"exPosition","article_published_time":"2026-08-28T14:32:49+00:00","article_modified_time":"2026-10-02T13:07:38+00:00","og_image":[{"url":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1-1024x774.jpg","type":"","width":"","height":""}],"author":"Beno\u00eet Prieur","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"Beno\u00eet Prieur","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"22 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20"},"author":{"name":"Beno\u00eet Prieur","@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/#\/schema\/person\/e20d411eb42824f2bdff890e20a3df1a"},"headline":"Dustan au seuil du mus\u00e9e : m\u00e9moire homosexuelle et refus d\u2019archive \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990","datePublished":"2026-08-28T14:32:49+00:00","dateModified":"2026-10-02T13:07:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20"},"wordCount":4607,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/#organization"},"image":{"@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1-1024x774.jpg","keywords":["ann\u00e9es 1990","Beaubourg gai","culture gaie","Guillaume Dustan","institutions culturelles","litt\u00e9rature contemporaine","Maison de la culture gaie","Marais","m\u00e9moire homosexuelle","mus\u00e9ification","Nicolas Pages","patrimonialisation des m\u00e9moires minoritaires","sida","subjectivit\u00e9s homosexuelles"],"articleSection":["N\u00b0 12\/2026"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20","url":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20","name":"Dustan au seuil du mus\u00e9e : m\u00e9moire homosexuelle et refus d\u2019archive \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990 - exPosition","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1-1024x774.jpg","datePublished":"2026-08-28T14:32:49+00:00","dateModified":"2026-10-02T13:07:38+00:00","description":"par Beno\u00eet Prieur. Dans un passage de Nicolas Pages, Guillaume Dustan esquisse le projet d\u2019un espace culturel communautaire qu\u2019il nomme \u00ab Beaubourg gai \u00bb.","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20#primaryimage","url":"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1-scaled.jpg?fit=2560%2C1934&ssl=1","contentUrl":"https:\/\/i0.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/Fig.-1-1-scaled.jpg?fit=2560%2C1934&ssl=1","width":2560,"height":1934,"caption":"Epitaphe Guillaume Dustan, Cimeti\u00e8re du Montparnasse, septembre 2018, Photographie : Beno\u00eet Prieur."},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/articles12\/prieur-dustan\/%20#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"N\u00b0 12\/2026","item":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/category\/articles12"},{"@type":"ListItem","position":3,"name":"Dustan au seuil du mus\u00e9e : m\u00e9moire homosexuelle et refus d\u2019archive \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1990"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/#website","url":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/","name":"exPosition","description":"Revue d&#039;analyse des enjeux propres \u00e0 l&#039;exposition des \u0153uvres et objets d&#039;art","publisher":{"@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/#organization","name":"exPosition","url":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/i2.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/cropped-logo-rond-noir.jpg?fit=512%2C512","contentUrl":"https:\/\/i2.wp.com\/www.revue-exposition.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/cropped-logo-rond-noir.jpg?fit=512%2C512","width":512,"height":512,"caption":"exPosition"},"image":{"@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/#\/schema\/logo\/image\/"}},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/#\/schema\/person\/e20d411eb42824f2bdff890e20a3df1a","name":"Beno\u00eet Prieur","url":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/author\/benoit-prieur"}]}},"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p7FaMB-Yy","jetpack_featured_media_url":"","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3754","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/85"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3754"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3754\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3903,"href":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3754\/revisions\/3903"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3754"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3754"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revue-exposition.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3754"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}